Classé impérialement dans les Quatre Trésors - Section des maîtres (zi), cinquième partie
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Shouqin Yanglao Xinshu - Catégorie des auteurs médicaux
Notice critique (tiyao)
Nous soussignés rapportons respectueusement : le Shouqin Yanglao Xinshu en quatre juan doit son premier juan à Chen Zhi 陳直 des Song, sous le titre original de Yanglao Fengqin Shu 養老奉親書 (« Livre pour nourrir les vieux et servir les parents ») ; tout ce qui suit ce deuxième juan est la continuation augmentée de Zou Xuan 鄒鉉 de Taining, sous l’ère Dade des Yuan, réunie à l’ouvrage de Zhi en un seul livre et rebaptisée du titre actuel. Sous l’ère Yuanfeng, Zhi fut préfet (ling 令) de Xinghua dans le Taizhou. Le Wenxian Tongkao mentionne un Fengqin Yanglao Shu 奉親養老書 de Chen Zhi en un juan, alors que le présent exemplaire s’intitule Yanglao Fengqin Shu : les intitulés divergent. Mais ce livre-ci étant une édition du Zhejiang de l’ère Zhizheng, gravée d’après un exemplaire ancien, son titre ne saurait être fautif : c’est le Tongkao qui en a interverti les mots en le recopiant.
Xuan portait le surnom de Binghe 氷壑 (« ravin de glace »), puis celui de Jingzhi Laoren 敬直老人 (« le vieillard respectueux et droit »). Dans le livre, il appelle son arrière-grand-père Nangu 南谷 et son grand-oncle Po’an 樸菴 ; d’après le Fujian Tongzhi, Nangu est le conseiller aux affaires d’État (canzhi zhengshi 參知政事) des Song Zou Yinglong 應龍, et Po’an le commissaire judiciaire (tixing 提刑) du Jiangxi Zou Yingbo 應博 - tous deux célèbres en leur temps. Comme la préface de Zhou Yingzi l’appelle « le préfet (zongguan 總管) seigneur Zou » et rapporte qu’il servit dans la capitale centrale, Xuan fut donc lui aussi fonctionnaire ; seulement, le Tongzhi ne consigne pas sa carrière, qui ne peut être établie en détail.
Le livre de Zhi, de « La régulation alimentaire » aux « Formules d’urgence simples et merveilleuses pour la personne âgée », se divise en quinze chapitres et deux cent trente-trois articles ; les méthodes de régulation et de dispersion du souffle (jiexuan 節宣) y sont des plus complètes. Quand Gao Lian des Ming composa les Huit traités pour respecter la vie (Zunsheng Bajian 尊生八牋), les drogues consignées dans le traité des Soins saisonniers en furent pour l’essentiel tirées de ce livre.
La continuation de Xuan : le juan qui la précède rassemble soixante-douze faits de belles paroles et bonnes actions, anciennes et modernes ; les deux juan suivants traitent du coucher et du lever, des ustensiles et des vêtements, ainsi que de ce qui convient parmi les bouillies et les drogues - de manière plus complète encore - auxquels s’ajoutent en appendice les bonnes formules pour les femmes et les enfants : deux cent cinquante-six articles en tout. Certes, les poèmes de vœux de longévité qui s’enfilent pages après pages y tombent dans la prolixité, et le récit des plaisirs de la vie désœuvrée verse souvent dans une expression précieuse et maniérée (xianze 纖仄), un glanage de broutilles : c’est là que les petits genres de la prose légère (qingyan xiaopin 清言小品) de la fin des Ming ont véritablement pris leur source (lanshang 濫觴). Néanmoins, les formules et drogues citées, pour la plupart curieuses et secrètes, ne laissent pas d’apporter quelque aide aux méthodes d’entretien (yiyang 頤養) des personnes de grand âge ; elles méritent assurément que tout fils de famille y applique son cœur.
Collaté respectueusement et présenté au douzième mois de la quarante-sixième année Qianlong.
Rédacteurs en chef : (vos serviteurs) Ji Yun, Lu Xixiong, Sun Shiyi. Correcteur en chef : (votre serviteur) Lu Feichi.
Préface originale du Shouqin Yanglao Xinshu (Wei Chesun 危徹孫, 1307)
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Ce qui tient au « soin des parents âgés » est consigné dans les livres où les lettrés ont enregistré les rites, et semble complet ; et pourtant, vues de nos générations tardives, il y reste des lacunes. Pourquoi ? À l’époque des Deux Empereurs et des Trois Rois, l’esprit du temps était indifférencié et intact : l’homme né alors avait nature épaisse et pure, si bien qu’il parvenait à pacifier son souffle et son sang au moment où, indécis, ils s’exaltaient, et à garder entière sa force tendineuse à l’approche du déclin de la vieillesse. Le fils qui aimait ses parents s’appuyait sur leur vigueur pour les servir : il rendait paisible leur couche, réglait leurs mets savoureux, réjouissait leurs oreilles, leurs yeux, leur cœur et leur volonté - cela suffisait à les faire vivre paisibles et joyeux, à garder entière leur vie et à allonger leurs ans : ce que les livres des rites enregistrent pouvait être dit complet. Mais dans les générations tardives, la simplicité originelle s’est chaque jour délitée et le souffle originel vrai s’est chaque jour dispersé : les sept affects deviennent un souffle néfaste (li 沴) et les six souffles en profitent ; qui fut fort dans sa jeunesse peut dépérir prématurément, et qui est vieux est voué à la faiblesse (wangruo 尫弱). Les fils pieux et les petits-fils tendres, empressés à leur service, ne peuvent plus, par-delà la couche et le repas qu’ils leur apprêtent et qui les réjouissent, se dispenser de s’inquiéter de la maladie ; or si l’on cherche dans les livres des rites, on n’y trouve rien de plus que « apaiser leurs douleurs et leurs démangeaisons, masser et gratter ». Quant à ce qu’accomplit le médecin Qin Yueren quand il passa par Luo [1], jamais on ne le vit retenu dans leurs registres - peut-on encore parler de complétude ?
Oh la piété ! Le préfet Chen a donc pu compiler ce livre, plus de mille ans plus tard, en détaillant tout particulièrement les formules de traitement médical : en tout, pour les soins des quatre saisons, le traitement par l’aliment et les urgences, deux cent trente-trois articles - voilà qui est complet. Jingzhi, seigneur Xuan, arrière-petit-fils de l’ancien sage de notre pays de Qiao, le grand précepteur duc Wenjing des Zou, poussant sa pensée d’affection pour les vieux et pour les proches, a déroulé et exposé ce livre (chouyi 紬繹) des années durant, et regrettait encore que ses dires ne soient pas complets ; il a donc largement rassemblé, chez les prédécesseurs cultivés, belles paroles et belles actions, faits étranges et récits extraordinaires, ainsi que ce qui convenait, parmi drogues, mets, ustensiles et vêtements, à qui aspire à l’aisance dans sa vieillesse - qu’il a ordonnés en trois juan ; les formules et les propos en sont encore plus précis et détaillés. C’est alors seulement que le livre fut grandement achevé.
J’ai entendu dire : les vieilles familles aux grands arbres amassent les assises de longévité de génération en génération. L’arrière-grand-mère et la grand-tante du seigneur eurent toutes deux plus de quatre-vingt-dix ans, entourées des plus riches soins, et voici le seigneur lui-même parvenu à un âge rare. Fils de cassia et petits-fils d’orchidée emplissent la cour de leurs jeux bariolés (xicai 戲綵) [2] ; montagnes vertes et eaux courantes, couleurs de bambou et parfums de fleurs ; canne au pommeau de tourterelle et coupe au plumage de perroquet ; visage chenu et cheveux sombres : qui le voyait le disait un immortel de ce monde qui ne vieillit pas - car ce livre porte ses effets dans sa famille depuis longtemps. À présent, sans en garder pour soi le fruit éprouvé, il l’a fait graver sur les planches et l’offre à tous, insistant en outre pour enseigner aux hommes la manière de s’entretenir soi-même : car c’est en sachant comment l’on se nourrit soi-même que l’on peut ensuite goûter en paix le nourrissement de ses descendants. Voilà pourquoi, devant son livre de continuation, j’admire profondément le cœur généreux du seigneur. L’homme généreux connaît forcément la longévité : de là, maître à quatre-vingts ans, ministre à quatre-vingt-dix, fixant les lois à cent ans, pour cent générations à venir [&KR1460; caractère non résolu, lecture incertaine [?]] ses plans, prolongés en ceux des huit cents ans des grands officiers de Shang [3] - dès les fils Zeng et Yuan, la maison réjouie en une seule salle : la vérification de ce livre s’étendra jusqu’au jour des mille ans sans s’arrêter. L’Ode dit : « Qu’ils te donnent à jamais ta lignée » et encore « Qu’ils te donnent une vieillesse sans déclin » [4] : permettez-moi de les réciter trois fois pour le seigneur.
À la mi-année de l’année Dade dingwei (1307), préface de Wei Chesun, de la colline occidentale de Qiao.
Préface de Huang Yingzi 黄應紫 (1307)
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« En haut la tendre mère a passé quatre-vingts ans, Devant le perron, enfants et petits-enfants s’appellent en jouant ; Plats savoureux, pris selon l’abondance ou la gêne - Est-il joie plus grande au monde ? »
Poème du seigneur Kangjie (Shao Yong). Mon défunt père, le retiré Yixuan 怡軒居士, servait sa mère âgée de quatre-vingt-trois ans quand il fit écrire ces vers en grands caractères sur le paravent ; Yingzi portait alors les cheveux de l’enfance (chuitiao 垂髫). Parvenu à l’âge mûr, mes livres sous le bras, je suivis en mission itinérante le sous-préfet (tongshou 通守) d’Yichun, Zou Aishan 鄒愛山 ; Aishan aimait sa mère et étendait cette affection jusqu’aux hôtes de l’école : partout où il se rendait, il me faisait accompagner sa mère septuagénaire (qizhi 七袠). En l’année gengwu de Xianchun (1270), logeant dans l’enceinte du district de Shanghang, le préfet de Ting Liu Shenxuan 劉審軒 fit graver le Bianzhi Lu 辨志録 de Lü Donglai ; il me fut donné de le lire, et deux passages y relataient les services du printemps et de l’été pour les parents, avec la note « Yanglao Fengqin Shu » - c’est alors que je connus le nom de ce livre. Deux ans plus tard, en l’année renshen (1272), parvenu à Yichun, je le cherchai partout chez les vieilles familles lettrées de Yuan et de Ji : nulle part on ne l’avait. Par la suite, le sous-préfet (sima 司馬) ayant cessé de voyager, je pensai que ce livre ne pourrait plus être retrouvé. Plus de trente ans s’écoulèrent, et au printemps Dade jisi (1329), le préfet seigneur Zou Binghe me transmit son livre sous cachet : je ne pouvais le quitter des mains, comme si j’avais obtenu les trésors de la perle de Sui et du jade de He ; je ne pouvais le quitter des lèvres, comme si j’écoutais les sons du Shao de Yu ou du Huo des Shang - ma joie était au-delà de toute mesure. Peu après, il me montra encore son livre de continuation, qu’il avait intitulé Shouqin Yanglao Xinshu ; ses belles paroles, belles actions, faits élégants et formules étranges, que le livre précédent n’avait pas, étaient tous présents dans leur éclat - que dire de ma joie !
Le seigneur, de notre Wu Shan 吾杉, s’était transporté au sud de Qiao ; il avait rebâti le vieux domaine du duc Wenjing, vivant dans un pavillon haut et lumineux, avec en outre les agréments de jardins, bassins, kiosques et galeries ; classiques, histoires, peintures et livres, luth et jeu de go, coupes et vers - il fêtait parents et amis au milieu du pot de jade. Ses fils et petits-fils, rangés comme des perles et dressés comme des jades, savaient bien se conformer à sa volonté et réjouir son cœur : vraiment ce qu’on appelle la joie suprême du monde des hommes. Cloître de lac et de montagne, nuages et lune pour maison, plaisants élans des quatre saisons - c’est ce que l’on trouve dans les deux notices de la « Salle aux joies naïves » et de la « Petite retraite au sud de Qiao ».
Que le nouveau livre soit gravé sur planches (qinzi 鋟梓), c’est aussi pour permettre à tous ceux qui nourrissent les vieux et servent leurs parents de partager cette même joie : la bonté d’en faire profiter sa lignée va loin. Quant à moi, si je n’ai pu accomplir de nouveau le vœu du brin d’herbe sous le soleil du printemps [5], je n’oublie pas pour autant la pensée du vêtement chamarré du vieux Lai [2]. Jadis, quand le seigneur était en fonction dans la capitale centrale, il avait rencontré un homme extraordinaire qui lui transmit la doctrine de la sérénité de l’esprit et du nourrissement de la nature - voilà pourquoi le livre de continuation raconte surtout ce par quoi l’homme âgé s’entretient lui-même. La joie de ma volonté, je l’ai sans doute puisée ici toute pleine : que le roc et la caille voyagent de concert (peng yan 鵬鷃), cela veut seulement dire que chacun est en paix à sa place [6].
Au jour du solstice d’hiver de cette même année, respectueusement écrit par Huang Yingzi, nom de courtoisie Defu, de Yuanchuang 玉牎 dans le même district de Taining.
Préface de Zhang Shihong 張士𢎞 (1342)
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Ma famille conservait depuis longtemps un exemplaire du Yanglao Fengqin Shu : ce qu’il disait des formules de traitement alimentaire pour les vieillards, des méthodes pharmaceutiques et des voies du régime de conservation ne laissait rien de côté. Je m’en inspirai pour servir ma mère, la grande dame de la commanderie de Fanyang, née Li ; sa nourriture, sa boisson, son lever et son coucher trouvèrent tous leur juste mesure - elle dépassa quatre-vingts ans en pleine santé : ce livre est donc d’un grand secours aux fils de famille. Mais les années et les mois s’étant accumulés, à force de dérouler et de rouler le volume, ses caractères s’étaient estompés (mohu 糢糊) et ses lamelles déliées. Craignant que les lecteurs à venir n’en obtiennent plus le sens, je songeai à acquérir une bonne édition pour le renouveler et le léguer à la postérité ; je le cherchai des années sans le trouver, et je gardais cela comme une dette au cœur.
Au cinquième mois d’été de Zhizheng xinsi (1341), honoré d’une charge de la cour, je fus nommé parmi les commissaires judiciaires (xianshi 憲使, pour lianfangshi 廉訪使) du Zhedong ; j’en questionnai l’instructeur de l’école préfectorale (junxiang 郡庠) de Wu, Li Zizhen 李子貞, et obtins le Shouqin Yanglao Shu : à voir sa structure en chapitres et sections, elle était encore plus complète et détaillée que mon vieil exemplaire. Ce qui m’avait assombri s’éclaircit d’un coup. Je me dis alors : plutôt que de le trouver avec peine, autant le transmettre largement ; je fis donc graver les planches par des ouvriers au collège préfectoral, afin que tous, en ce monde et à venir, puissent le voir et l’examiner pour accomplir pleinement la voie de servir ses parents.
Au milieu de l’automne de Zhizheng renwu (1342), écrit avec prosternement par Zhang Shihong de Fanyang.
Classé impérialement dans les Quatre Trésors
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Nouveau livre pour faire vivre vieux les parents, juan 1
composé par Chen Zhi 陳直 des Song
Livre pour nourrir les vieux et servir les parents (Yanglao Fengqin Shu 養老奉親書)
Sommaire
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La régulation par la boisson et la nourriture (yinshi tiaozhi 飲食調治)
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Les signes corporels et l’état du pouls (xingzheng maihou 形證脉候)
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Le soutien par la médecine et les remèdes (yiyao fuchi 醫藥扶持)
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Le tempérament et les goûts (xingqi haoshi 性氣好嗜)
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La demeure et la vie quotidienne (yanchu qiju 宴處起居)
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Les limites de la pauvreté et de la richesse (pinfu fenxian 貧富分限) [1]
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Les interdits, précautions et protections (jiejì baohu 戒忌保䕶)
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Préface générale du soin des vieillards selon les quatre saisons (sishi yanglao zongxu 四時養老總序)
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Le soin au temps du printemps (chunshi sheyang 春時攝養)
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Le soin au temps de l’été (xiashi sheyang 夏時攝養)
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Le soin au temps de l’automne (qiushi sheyang 秋時攝養)
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Le soin au temps de l’hiver (dongshi sheyang 冬時攝養)
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Préface du traitement des vieillards par l’aliment (shizhi yanglao xu 食治養老序)
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Formules de traitement par l’aliment pour les divers maux des vieillards (shizhi laoren zhujifang 食治老人諸疾方)
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Formules simples et merveilleuses d’urgence pour les vieillards (jianmiao laoren beijifang 簡妙老人備急方)
Chapitre premier - La régulation par la boisson et la nourriture
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Ce qui dirige le corps, c’est l’esprit (shen 神) ; ce qui nourrit le souffle (qi 氣), c’est l’essence (jing 精) ; ce qui accroît l’essence, c’est le souffle ; ce qui entretient le souffle, c’est la nourriture. La nourriture est le ciel du peuple vivant [2], la base de la vie des hommes. C’est pourquoi, lorsque boisson et nourriture entrent, le souffle des grains (gu qi 榖氣) se remplit ; lorsque le souffle des grains se remplit, souffle et sang l’emportent ; lorsque souffle et sang l’emportent, tendons et forces sont vigoureux. Ainsi la Rate et l’Estomac sont la souche (zong 宗) des cinq viscères : le souffle des quatre autres viscères reçoit tout de la Rate ; c’est pourquoi, aux quatre saisons, tout prend le souffle de l’Estomac pour base. Le « Discours sur la communication du souffle vital avec le ciel » [3] dit : « les saveurs piquante et douce, qui font émaner et disperser, sont yang ; les saveurs acide et amère, qui font jaillir et couler, sont yin ».
Ainsi, dans tout le corps, le jeu du yin et du yang, l’engendrement mutuel des cinq mouvements : rien ne se fait qui ne procède de la boisson et de la nourriture. Chez l’homme jeune, le souffle originel vrai est vigoureux : s’il vient à manquer de mesure dans la faim ou la satiété, ou à manger du cru et du froid, ses fondations étant fortes et pleines, il ne s’en fait pas aisément de mal. Chez l’homme de haut âge, le souffle vrai est usé à sec et les cinq viscères affaiblis et diminués : il ne lui reste que la boisson et la nourriture pour alimenter souffle et sang. Si le cru et le froid sont sans mesure, si la faim et la satiété manquent leur juste point, si l’équilibre est sans règle, chaque dérèglement devient maladie. De toute maladie de l’homme, il n’en est pas qui ne se contracte par les huit perversités : ce qu’on appelle les huit perversités, c’est le vent, le froid, la chaleur, l’humidité, la faim, la satiété, le labeur, le repos. Celui qui est fils d’homme ne peut pas ne pas y prendre garde. S’il y a maladie, il faut d’abord examiner en détail la méthode du médecin par l’aliment (shiyi 食醫) [4], scruter l’état du mal et le traiter par la diétothérapie ; si la diétothérapie n’a pas encore guéri, alors seulement on prescrit les remèdes : ce qui importe, c’est de ne pas blesser ses viscères.
Pour tous les mets et les boissons, le fils doit impérativement les régler de ses propres mains : qu’il ne laisse pas les servantes négliger la nourriture du vieillard. Pour l’essentiel, la nourriture du vieillard convient tiède et chaude, cuite et molle ; on lui interdit le gluant, le dur, le cru, le froid. Chaque jour au matin, il convient de faire d’abord prendre, avec du vin doux, une dose d’un remède qui tonifie harmonieusement l’origine inférieure (xiayuan 下元) ; pour la femme, une dose d’un remède qui tonifie harmonieusement la mer du sang (xuehai 血海) ; ceux qui ne dessèchent ni n’échauffent sont les meilleurs. On fait suivre d’un bol de bouillie de millet aux rognons de porc ou de mouton, pour fixer le tout ; les bouillies aux cinq saveurs, à la ciboule, à l’échalote chinoise, à la longe de caille et autres conviennent toutes. À l’heure chen (sept à neuf heures), on prend une dose de poudre Pingwei au ginseng (renshen pingwei san 人參平胃散) ; puis, dans l’ordre, on fait entrer les mets mous et cuits adaptés aux quatre saisons. Après le repas, on le mène marcher cent ou deux cents pas, afin que le mouvement dissolve et disperse ; à l’heure de se coucher, on fait prendre une dose de pilule au ginseng et à la pinellia qui transforme les glaires et libère le diaphragme (huatan lige renshen banxia wan 化痰利膈人參半夏丸). L’homme de grand âge ne doit pas être rassasié d’un coup : il faut lui donner à manger à de fréquentes reprises, afin que la Rate et l’Estomac transforment aisément et que le souffle des grains demeure constant.
Si on le fait se gorger d’un seul repas, il en résulte souvent une plénitude lésionnelle : chez le vieillard déclinant, intestins et estomac sont vacuits et fragiles, incapables de dissoudre ni de recevoir - d’où la maladie. Celui qui est fils d’homme doit profondément en faire l’expérience : c’est là le grand essentiel pour nourrir les vieillards. Par jour, on ne peut faire prendre que les trois doses de remèdes susdites, sans en consommer davantage ; et s’il n’y a pas de maladie, point n’est besoin de remède non plus : il suffit de régler la boisson et la nourriture, et naturellement tout ira bien.
Chapitre deux - Les signes corporels et l’état du pouls
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Le « Discours sur la vérité originelle des temps anciens » [5] dit : le nombre de la femme est sept, le nombre de l’homme est huit. À sept fois sept, quarante-neuf ans, chez la femme, le vaisseau ren devient vacuit, le vaisseau chong décline, l’essence tiangui 天癸 s’épuise, les voies de la terre cessent de passer ; à huit fois huit, soixante-quatre ans, chez l’homme, les cinq viscères déclinent tous, tendons et os se relâchent et défaillent, l’essence tiangui s’épuise à son tour, le pouls s’affaiblit et le corps se dessèche.
La femme qui a passé le terme des soixante ans, l’homme qui a franchi les soixante-dix, dépassant le nombre ordinaire du ciel, sont des gens de haute longévité. Si le vêtement et la nourriture sont abondants et assurés, si fils et petits-fils les nourrissent diligemment, s’inclinent devant leurs tendres parents et pratiquent les rites filiaux, s’ils savent régler leurs mets et boissons et adapter le froid et le tiède, alors en haut ils s’accordent aux esprits lumineux, en bas ils répondent à la raison des hommes : c’est là la voie qui suit le ciel. Chez les gens de haut âge, le corps amaigri et le souffle affaibli sont dans l’ordre naturel des choses. Pourtant il est des hommes et des femmes ayant passé soixante-dix ans dont le visage est rouge et luisant, le corps et le souffle sains et forts, l’appétit sans baisse, et qui souffrent encore de bien des fermetures et chaleurs : quelle en est la raison ? Or chez les vieillards, l’affaiblissement et l’épuisement (weicui 痿瘁) sont la règle ; ceux qui font le contraire n’ont pas pour autant le vrai yang ni la mer du sang pleins de vigueur. Mais si, à la palpation, le pouls des deux poignets se trouve grand, tendu et fréquent [6], c’est le présage d’une longue vie prolongée pour le vieillard. Quand le souffle vrai du vieillard est déjà déclinant, il peut advenir que le souffle du yang vacuité (xuyang qi 虛陽氣) s’exalte et emplisse la chair : alors les pouls des deux poignets sont grands, boisson et nourriture redoublent, les deux joues restent constamment rouges,
l’esprit est vigoureux et le corps fort : tout cela est l’aide que prête le souffle du yang vacuité. Si surviennent parfois agitation et soif, chaleur du diaphragme, gros intestin (dafu 大腑) fermé et noué, qu’on lui donne simplement, au fil des jours, des décoctions ordinaires pour dissoudre légèrement : en trois ou cinq jours, naturellement, l’équilibre se rétablit. Tant que le souffle du yang vacuité demeure, naturellement boisson et nourriture entrent : c’est le ciel qui lui prête de la vie. Surtout, il ne faut pas, sous prétexte d’une petite chaleur, employer fréquemment des remèdes qui purgent et font couler, ni délier par des remèdes amers et froids qui ouvrent et drainent. Si le souffle du yang vacuité recule et retourne au vrai corps, alors le corps et le souffle s’affaiblissent et s’émacient, les viscères déclinent, les maux du cru et du froid abondent, et il n’y a plus moyen de restaurer. Quant à celui qui n’a jamais eu ce souffle de yang vacuité et qui depuis toujours est épuisé, tout réside dans la mesure des potions : ajouter constamment des toniques tièdes, régler les bouillies (zhanzhou 饘粥) - voilà le soin à donner. C’est la première chose dans l’art de nourrir les vieillards.
Chapitre trois - Le soutien par la médecine et les remèdes
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On voit couramment les gens, pour traiter les maux des personnes de haut âge, les prendre pour des jeunes : ils jettent pêle-mêle les potions, font à tort et à travers l’aiguille et la moxa pour attaquer le mal, cherchant à tout prix la guérison rapide. Sans savoir que chez l’homme de haute longévité, sang et souffle sont déjà déclinants, l’esprit diminué et usé : il est précaire comme une bougie au vent, et les cent maux l’attaquent aisément. Vue et ouïe n’ont plus leur netteté, les gestes des quatre membres n’obéissent plus, le corps est las et épuisé, la tête et les yeux s’obscurcissent et tournent, le souffle du vent circule mal, les maux anciens se déclarent par intervalles, tantôt fermeture tantôt écoulement, tantôt froid tantôt chaud : voilà l’état ordinaire du vieillard.
Si, au lieu de traiter en s’y conformant, on emploie d’office l’aiguille et les remèdes en recherchant à tout prix la guérison, bien souvent on provoque par là même un danger imprévu. Or les remèdes qui attaquent le mal font vomir, transpirer, résoudre ou drainer. L’homme vieux et déclinant n’est pas comme le jeune au souffle vrai fort et plein, qui, même sudé, vomi, purgé, drainé, n’en arrive pas au péril. Chez l’homme vieux et faible, si on le fait transpirer, le souffle du yang s’épanche ; si on le fait vomir, le souffle de l’Estomac se renverse ; si on le purge, le souffle originel s’échappe : on provoque sur-le-champ l’imprévu. C’est là le grand interdit dans le soin des vieillards. En général, les remèdes du vieillard ne sont qu’une méthode de soutien : on ne peut employer pour le traiter que des remèdes tièdes et neutres qui font couler le souffle, font entrer les mets, tonifient la vacuité et harmonisent le centre. On ne peut lui faire prendre ni remèdes achetés aux étals du marché, ni présents reçus d’autrui, ni remèdes dont on ignore la composition, ni drogues de loup et de tigre : il faut impérativement tout examiner en détail. S’il a dans le corps un mal ancien qui se déclare à l’occasion, on suit l’état du mal et on emploie des potions harmonisantes ; en trois ou cinq jours, naturellement tout rentre dans l’ordre. Ensuite on règle la boisson et la nourriture selon la méthode du médecin par l’aliment, en variant les mets suivant la nature des aliments pour le soigner : c’est ce qu’il y a de meilleur.
Chapitre quatre - Le tempérament et les goûts
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L’homme parvenu à la haute vieillesse (meishou 眉壽) [7] a beau avoir le corps et le souffle déclinants, son cœur reste fort de soi ; mais il ne peut plus suivre en son temps les affaires des hommes ni accomplir ses désirs. Même vivant dans la tiédeur et l’aisance, il éprouve constamment l’insuffisance : d’où les gémissements et les tourments, les obstinations à rebours, les humeurs qui s’irritent ou se réjouissent pour un rien, le tempérament incertain - il est comme un petit enfant. Tout consiste à se conformer à son visage et à accomplir ses désirs : ordonnez sévèrement aux servantes, aux garçons, aux fils et petits-fils de ne pas le contrarier. Si la colère éclate une fois, sang et souffle deviennent vacuits et faibles, le souffle du centre ne circule plus, et sur ce fond, la boisson et la nourriture deviennent maladie : il faut profondément en faire l’expérience. Il faut constamment faire tenir quelqu’un à son service à ses côtés, ne pas le laisser vivre ni dormir seul : car le vieillard solitaire et renfermé se blesse aisément de sentiments ; à peine éprouve-t-il la solitude qu’il engendre tristesse et oppression. Méthode du soin des vieillards : tout homme, par la nature qu’il a eue sa vie durant, a ses choses de prédilection, à la vue desquelles il se réjouit. Tel aime la calligraphie et la peinture, tel le luth et le jeu de go, tel le jeu de hasard, tel les raretés et les merveilles, tel les remèdes,
tel les volatiles, tel les antiquités, tel les rites bouddhistes, tel les fourneaux d’élixir : on ne saurait énumérer tous les penchants des hommes. Mais avec les objets de sa prédilection de toujours, il faut à l’occasion aller en quête, choisir les plus raffinés et les disposer autour de lui, pour que, s’y complaisant, il joue et s’y réjouisse sans cesse. Le vieillard, déclinant et las, n’a pas où mettre son cœur : si on le laisse seulement garder la maison, assis seul, il engendre de lui-même stagnation et ennui. S’il voit les objets qu’il aime, naturellement son cœur se fixe sur les choses : jour après jour il les regarde, s’en occupe, joue avec et s’en fait une joie ; alors même s’il avait fatigue, tourments et mauvais caractère, tout cela diminue de soi-même.
Chapitre cinq - La demeure et la vie quotidienne
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En général, l’homme parvenu à l’année déclinante et tardive a la force du cœur lasse et l’esprit usé et amoindri : de toutes choses il a la paresse d’agir - c’est que son souffle, son sang et la force de ses tendons le veulent ainsi. Tout repose sur les fils et petits-fils qui le nourrissent filialement et s’épuisent à le soigner, afin d’éviter le malheur inopiné. Pour tous ses aller, demeurer, s’asseoir, se coucher, sa demeure et sa vie quotidienne, il faut ingénieusement établir les aménagements qui favorisent divertissement et joie. La chambre où il repose doit être toujours propre et élégante : l’été, ouverte et aérée ; l’hiver, tiède et close. Le lit où il dort n’a pas besoin d’être haut ni large : qu’on en réduise d’un tiers la mesure ordinaire. Bas, il est facile d’y monter et d’en descendre ; étroit, il ne laisse pas entrer le vent vagabond. Les matelas, épais, doivent être mous et plats ; on dresse des paravents sur trois côtés pour le garder du vent froid. Son oreiller se fait de soie double de couleur mûre [8], garni de fleurs de chrysanthème ; fabriqué bas, le sommeil n’offre pas de fente au vent ; fabriqué long, en se retournant on ne s’expose pas au torticolis [9]. Le siège où il s’assied (yi 椅, lire yi 倚) se fait comme une basse banquette de méditation chan : assis, ses pieds pendent jusqu’au sol, et il se lève aisément ; on place des accotoirs à droite et à gauche, et l’on dresse devant lui une petite table.
Car le vieillard, à force de rester assis, s’endort : s’il est entouré de garde-corps, on évite les blessures de bascule et de chute. Ses vêtements n’ont pas besoin d’être amples ni longs : longs, ils font souvent trébucher ; amples, ils ne tiennent pas au corps. Car chez le vieillard, chairs et os sont lâches et froids, le vent et le froid le gagnent aisément ; si un vêtement ajusté épouse le corps et que la chaleur touche la chair, naturellement sang et souffle coulent et les quatre membres sont détendus et libres. Même en plein été, on ne peut le laisser se dénuder : à la nuque et au cou, on emploie constamment une soie double souple de couleur pourpre qui, depuis l’arrière du cou, descend sous la coiffe, épouse la chair, entre dans le col du vêtement et descend jusqu’entre les omoplates, afin de protéger les couli (couli 腠理, les interstices de la chair). Chez la personne de grand âge, les muscles sont maigres et craintifs, les couli ouverts et lâches : si le vent vient léser les interstices, cela devient aussitôt un grand mal. Il faut profondément y prendre garde.
Chapitre six - Pauvreté et richesse, malheur et bonheur
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Le Classique de la piété filiale dit : « du Fils du Ciel jusqu’à l’homme du peuple, si la piété pouvait manquer de constance du début à la fin sans que le malheur en vînt, cela ne s’est jamais vu » [10]. Le fils qui, d’un cœur de pure piété, sert ses parents de toute sa force : il n’est pas de raison qu’il ne puisse le faire du début à la fin ; seules les offrandes de nourriture varient en épaisseur, selon la part de pauvreté ou de richesse. L’homme qui vit dans la richesse et les honneurs, qui s’offre l’épais à lui-même et traite maigrement ses parents : les hommes ne l’enregistrent pas, le ciel ne le tolère pas - bien qu’en richesse et honneurs, il est en vérité pauvre et vil. L’homme qui, bien que pauvre et vil, sait se restreindre pour soi et donner l’abondance à ses parents : les hommes le portent haut, le ciel l’aide et le gratifie - bien qu’en pauvreté et humilité, il est en vérité riche et honoré. « Qui fait le bien reçoit en partage cent bonheurs ; qui fait le mal reçoit en partage cent calamités » [11]. Nulle vertu plus grande que la piété : la piété touche le ciel, et le ciel lui donne le bonheur - c’est pourquoi, même pauvre et vil, l’on est riche et honoré. Nulle faute plus grande que l’impiété : l’impiété touche le ciel, et le ciel lui donne le malheur -
c’est pourquoi, même riche et honoré, l’on est pauvre et vil. La rétribution du bien et du mal est comme l’ombre et l’écho : celui qui est fils d’homme peut-il ne pas y croire ? Or la voie de servir ses parents ne réside d’ailleurs pas dans l’offrande quotidienne des trois bêtes de sacrifice (sansheng 三牲) : il suffit de s’accorder au visage des père et mère et d’épuiser son cœur filial selon ce que l’on possède - c’est là la raison qui suit le ciel. Les familles tièdes et fortunées ne doivent pas négliger les vieux : qu’elles suivent entièrement les méthodes du soin des vieillards et s’y appliquent de toute leur force. Les familles pauvres et indigentes, qui ont le cœur d’appliquer ces méthodes mais non la force de le faire : qu’elles simplement, selon l’abondance ou la gêne de la maison, s’épuisent pour leurs parents et préparent sobrement selon les rites, en sorte que le vieillard sache seulement que l’on s’est donné tout entier pour le servir. Alors on verra le cœur filial toucher et atteindre (gange 感格) les esprits de l’ombre, qui secourent en silence : la carpe qui bondit pour Jiang Shi, les pousses de bambou que firent jaillir les larmes de Meng Zong [12] - rien qui ne soit causé par l’émotion de la piété : ce sont là les preuves lumineuses de la pratique filiale.
De crainte que des fils pieux et des petits-fils obéissants, en gêne et indigence, ne puissent suivre ces méthodes et gardent le cœur insatisfait, j’ai dressé ce discours sur la pauvreté, la richesse, le malheur et le bonheur, pour les mettre au même niveau.
Chapitre sept - Les interdits, précautions et protections
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L’homme n’est qu’une chose parmi les dix mille : il ne peut échapper au nombre du ciel et de la terre. Quand le compte de l’essence tiangui est épuisé, essence et sang se dessèchent, l’esprit et le souffle flottent faibles : il redevient comme un petit enfant, et il ne lui reste que le soin qu’on lui prête pour aider son déclin. Si l’on rencontre feu et eau, soldats et brigands, calamités et terreurs imprévues, il faut d’abord soutenir et conduire le vieillard en un lieu sûr pour s’y abriter ; qu’il n’y ait ni bruit ni presse qui effraient le vénérable : une seule grande frayeur provoque l’obnubilation (maomei 冒昩), et s’ensuivent d’autres maux. Toute funéraille ou calamité : ne pas le laisser aller aux condoléances ; toute maladie grave ou péril : ne pas l’en effrayer ; toute tristesse ou tout souci : ne pas le lui annoncer à l’avance ;
les choses putrides, infectes et avariées : ne pas le laisser les manger ; les aliments gluants, durs ou empoisonnés : ne pas le laisser les consommer ; les logis délabrés, bas et humides : ne pas le laisser y habiter ; les vents soudains et les froids violents : ne pas le laisser s’y exposer ; les chaleurs d’été accablantes : ne pas le laisser s’en trouver saisi ; dans les gestes et les pas : ne pas le laisser se fatiguer ; le repas du soir tard : ne pas le laisser se rassasier ; par brume épaisse et temps sombre : ne pas le laisser jeûner ; les chevaux sellés d’emprunt : ne pas le laisser les monter ; les remèdes douteux et marginaux : ne pas le laisser les prendre ; les maisons abandonnées et les toits penchés : ne pas le laisser y entrer ; les cimetières et les tombeaux : ne pas le laisser y flâner ; les lieux dangereux : ne pas le laisser y marcher ; les torrents de ravine et les eaux profondes : ne pas le laisser les traverser ; les pièces sombres : ne pas le laisser y demeurer seul ; les nouvelles lointaines de malheur : ne pas le laisser les apprendre ; les serviteurs légers et insolents : ne pas les laisser l’approcher ; les besognes nombreuses de la maison : ne pas le laisser s’en charger. Les choses de ce genre sont trop nombreuses pour être toutes citées :
que le fils applique tout son esprit à une profonde réflexion, et prévienne par avance ; tout ce qui est le moins du monde incommode au vieillard doit être interdit, afin de préserver ses longues années. Il convient de le faire flâner et reposer dans les monastères (jinglan 精藍) et d’honorer les rites bouddhistes, afin que son esprit et sa conscience s’orientent et se fixent entièrement dans la voie du bien : c’est là l’art merveilleux de nourrir les vieillards.
Chapitre huit - Préface générale du soin des vieillards selon les quatre saisons
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Le « Discours sur le réglage de l’esprit selon les quatre saisons » [13] dit : le yin, le yang et les quatre saisons sont le fondement du commencement, de la fin, de la mort et de la vie des dix mille choses ; qui s’y oppose engendre les désastres, qui s’y conforme ne connaît pas de maladie grave : voilà ce qu’on appelle obtenir la voie. Le tiède du printemps les fait naître, la chaleur de l’été les fait croître, la fraîcheur de l’automne les fait récolter, le froid de l’hiver les fait réserver ; si le souffle va à rebours de la saison, tout devient maladie et pestilence. C’est la voie constante du ciel : la suivre fait vivre, la contrarier fait tomber malade. Le Classique dit : « Observer la voie du ciel, tenir le cours du ciel - tout est là » [14].
L’homme qui sait tenir la voie du ciel, la raison de donner la vie et de donner la mort, et se règle sur l’opération des quatre saisons : naturellement la maladie ne naît pas et les longues années peuvent être gardées. Or chez les gens aux cheveux jaunis (huangfa 黃髮, les vieillards), le souffle des cinq viscères est vacuit, l’esprit est usé à sec : à la moindre perte de régulation et de dispersion, aussitôt se forme un mal grave (zhai 瘵, la phtisie). Car le vieillard, las et indolent, ne peut se régler de lui-même : c’est aux hommes de le nourrir pour prolonger ses lointaines années. Celui qui est fils d’homme doit profondément observer son froid et son tiède, examiner ses bouillies et ses remèdes, suivre les méthodes du soin des quatre saisons, s’accorder aux souffles en vigueur (wang 王) et au repos (xiu 休) des cinq mouvements ; qu’il serve ses parents avec révérence et respect, en prenant garde de ne jamais relâcher. Voici rassemblées et exposées ci-après les méthodes de remèdes contre les maux, utilisables en toutes saisons pour le vieillard. (Note du texte : ces formules emploient pour la plupart des drogues froides, car elles conviennent aux hommes du Nord ; quiconque emploie des remèdes doit en faire la part des choses.)
Formules utilisables en toutes saisons par les hommes et les femmes
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1. Poudre à l’inule (xuanfu hua san 旋覆花散) - les femmes peuvent l’employer
Indication : chez le vieillard, le vent-chaud qui attaque vers le haut - tête qui tourne, lourdeur oppressée, goût de rester couché, palpitations peureuses (zhengji 怔悸) ; en se levant il veut tomber ; dos crispé, corps roide.
- inule (xuanfu hua 旋覆花) : un demi-liang
- peucédan (qianhu 前胡) : un liang
- ophiopogon (mai men dong 麥門冬) : un liang, sans le cœur
- fruit de vitex (man jing zi 蔓荆子) : un demi-liang
- atractylode blanc (baizhu 白术) : deux fen
- fruit d’orange amère (zhiqiao 枳殻) : deux fen, sans la pulpe, sauté à la farine
- chrysanthème doux (gan ju hua 甘菊花) : trois fen
- pinellia (banxia 半夏) : un demi-liang, bouilli au jus de gingembre
- saposhnikovie (fangfeng 防風) : un demi-liang
- rhubarbe (dahuang 大黄) : (pour les personnes vacuites, gypse shigao 石膏 à la place)
- angélique pubescente (duhuo 獨活) : un demi-liang
- réglisse (gancao 甘草) : un demi-liang
Préparation et posologie : réduire ce qui précède en poudre ; à chaque prise, trois qian dans une tasse moyenne d’eau ; ajouter un demi-fen de gingembre, bouillir ensemble jusqu’aux six dixièmes, jeter le marc, prendre tiède sans heure fixe.
2. Pilule au notoptéryge (qianghuo wan 羌活丸)
Indication : tonifie et fortifie les tendons et les os du vieillard ; traite les douleurs de vent qui se déplacent et s’attachent (zouzhu 走疰), ainsi que le souffle de vent qui attaque en haut et s’attache en bas.
- notoptéryge (qianghuo 羌活)
- achyranthe (niuxi 牛膝) : baignée de vin, séchée au feu doux
- fruit de mélia (chuanlianzi 川練子)
- typhonium blanc (baifuzi 白附子)
- fenouil des navires (boshang huixiang 舶上茴香, la badiane) [15]
- astragale (huangqi 黄耆) : pelé, coupé
- sel bleu (qingyan 青鹽)
- morinda (baji 巴㦸) : sans le cœur
- aconit noir (heifuzi 黒附子) : torréfié jusqu’à craqueler, pelé de sa peau et de son ombilic
- tribulus blanc de Shayuan (shayuan baijili 沙苑白蒺藜)
Préparation et posologie : les drogues ci-dessus en parts égales, piler et tamiser ensemble en poudre ; cuire au vin une pâte de farine pour former des pilules de la taille de graines de firmiana ; à chaque prise dix pilules, à jeun ou au coucher, envoyées avec une décoction salée ; adapter selon l’âge.
3. Poudre au costus et au ginseng (muxiang renshen san 木香人參散) - formule pour les hommes comme pour les femmes
Indication : harmonise le souffle de la Rate et de l’Estomac du vieillard, fait entrer boisson et nourriture, arrête les glaires rebelles, traite la douleur abdominale ; le souffle règle le centre.
- costus (muxiang 木香) : un demi-liang
- ginseng (renshen 人參) : un demi-liang, sans la tête de rhizome
- poria (fuling 茯苓) : un fen, sans l’écorce noire
- atractylode blanc (baizhu) : un demi-liang, légèrement sauté
- muscade (roudoukou 肉豆蔲) : un fen, pelée
- feuille de néflier du Japon (pipaye 枇杷葉) : un fen, sans les poils
- écorce de magnolia (houpo 厚朴) : sans l’écorce grossière, préparée au jus de gingembre
- clou de girofle (dingxiang 丁香) : un demi-liang
- feuille d’agastache (huoxiangye 藿香葉) : un fen
- réglisse : un demi-liang, rôtie
- gingembre séché (ganjiang 乾薑) : un demi-liang, torréfié
- pelure de mandarine vieillie (chenpi 陳皮) : un demi-liang, trempée à l’eau chaude, sans la pulpe
Préparation et posologie : les douze drogues ci-dessus, une fois préparées, pesées, pilées et tamisées en poudre ; à chaque prise deux qian dans une tasse d’eau ; ajouter une tranche de gingembre frais de la taille d’une pièce et deux jujubes, bouillir ensemble jusqu’aux six dixièmes, jeter le marc, prendre tiède. Ce remède convient au vieillard pour un usage constant.
4. Poudre au fruit d’orange amère et au costus (zhiqiao muxiang san 枳殻木香散) - les hommes comme les femmes peuvent employer cette formule
Indication : harmonise le souffle de la Rate et de l’Estomac du vieillard ; traite la poitrine et le diaphragme attachés et oppressés, les douleurs lancinantes du cœur et du ventre, le manque d’appétit.
- costus : un liang
- levain médicinal (shenqu 神麯) : quatre liang, pilé en poudre et sauté
- rhizome de sparganium (jing sanleng 京三稜) : quatre liang, torréfié
- écorce verte de mandarine (qingjupi 青橘皮) : trois liang, sans la pulpe
- réglisse : trois liang, torréfiée
- fruit d’alpinia (yizhi 益智) : trois liang, pelé
- angélique dahurique (baizhi 白芷) : un liang
- cœur de cannelle (guixin 桂心) : trois liang
- zédoaire (ezhu 莪术) : trois liang, torréfiée
- atractylode blanc : deux liang, légèrement sauté
- fruit d’orange amère : sauté à la farine, torréfié
Préparation et posologie : piler et tamiser ces drogues en poudre ; à chaque prise deux qian dans une tasse d’eau ; ajouter un peu de gingembre et de sel, bouillir ensemble jusqu’aux sept dixièmes, prendre chaud avec le marc.
5. Poudre des quatre accords (sishun san 四順散) - les hommes comme les femmes emploient cette formule
Indication : résout chez le vieillard les atteintes du froid des quatre saisons.
- éphédra (mahuang 麻黄) : sans les nœuds
- noyau d’abricot (xingren 杏仁) : pelé
- réglisse : rôtie
- épi de schizonepeta (jingjiesui 荆芥穂)
- (les quatre ci-dessus en parts égales)
Préparation et posologie : piler ensemble en poudre ; à chaque prise un qian, délayé dans une décoction salée, prendre chaud.
6. Poudre à l’astragale (huangqi san 黄耆散) - les hommes comme les femmes peuvent l’employer
Indication : traite chez le vieillard la chaleur accumulée du Cœur et de la Rate, ou qui s’écoule et s’attache (liuzhu 流疰) en douleurs des jambes et des genoux.
- astragale
- pivoine rouge (chishaoyao 赤芍藥)
- écorce de pivoine (mudanpi 牡丹皮)
- angélique dahurique odorante (xiang baizhi 香白芷)
- adénophore (shashen 沙參)
- réglisse : rôtie
- cannelle (rougui 肉桂) : pelée
- buplèvre (chaihu 柴胡) : sans les jeunes pousses
- angélique chinoise (danggui 當歸) : lavée puis rôtie
Préparation et posologie : les drogues ci-dessus en parts égales, piler et tamiser en poudre ; à chaque prise deux qian dans une tasse d’eau avec trois tranches de gingembre, bouillir jusqu’aux cinq dixièmes ; trois prises par jour. Au printemps et en hiver, ajouter à chaque décoction une demi-cuillerée de décoction de trichosanthe étuvée au miel (mizheng gualou jian 蜜蒸瓜蔞煎). Interdire les aliments gluants et les rôtis (zhibo 炙煿).
7. Poudre bouillie à l’écorce de mandarine (jupi zhusan 橘皮煮散)
Indication : augmente le souffle originel, harmonise la Rate et l’Estomac, traite les atteintes du froid. (Note du texte : elle porte aussi le nom de « poudre qui ne s’échange pas contre l’or » (buhuan jin san 不換金散) ; tous les maux du cœur et du ventre s’en traitent également ; hommes
et femmes peuvent l’employer.)
- écorce de mandarine (jupi 橘皮) : sans la pulpe, pesée à un liang employée
- ginseng
- poria
- atractylode blanc : un liang chacun
- costus : un fen
- gingembre séché : torréfié
- cannelle officinale (guangui 官桂) : un demi-liang, pelée et pesée
- noix de bétel (binglang 梹榔) : un liang, employer celles en forme de cœur de poulet
- cardamome des herbes (caodoukou 草豆蔲) : deux pièces, pelées
- pinellia : un fen, sauté au son
- écorce de magnolia : un demi-liang, avec un fen de gingembre, pesée, broyée et sautée à sec
- fruit d’orange amère : un demi-liang, sans la pulpe, sauté au son
- chébule (helile 訶棃勒) : cinq pièces, rôties à point, sans le noyau
- réglisse : un demi-liang, torréfiée
Préparation et posologie : piler et tamiser en poudre ; à chaque prise un gros qian dans une tasse d’eau, avec gingembre et jujube, bouillir ensemble jusqu’aux sept dixièmes, prendre chaud ; qu’elle soit prise avant ou après le repas, elle convient dans les deux cas. Interdictions comme d’ordinaire.
8. Poudre à l’angélique odorante (xiang baizhi san 香白芷散)
Indication : traite chez le vieillard le dérèglement de froid et de chaud des viscères, l’urgence intérieure et la pesanteur postérieure (le ténèsme), la porte de barrage en désaccord (lanmen 䦨門) [16].
(les hommes comme les femmes peuvent l’employer)
- angélique chinoise : trois qian, lavée
- angélique dahurique odorante : trois qian, lavée
- poria : trois qian, pelée
- fruit d’orange amère : trois qian, sauté au son
- costus : un qian
Préparation et posologie : réduire en poudre ; à chaque prise un qian dans une demi-tasse d’eau avec un peu de gingembre frais, bouillir ensemble jusqu’aux quatre dixièmes, prendre tiède.
9. Poudre qui égalise le souffle (yunqi san 勻氣散) - emploi commun
Indication : traite chez le vieillard l’urine et les selles qui ne passent pas.
- gingembre frais : un demi-liang
- ciboule : une tige, racine et feuilles, pilée en bouillie
- sel : une pincée
- haricots fermentés (chi 豉) : trente grains
Préparation et posologie : piler les quatre drogues en bouillie, déposer dans le nombril ; au bout d’un bon moment, l’évacuation vient.
10. Onguent de lombric (dilong gao 地龍膏)
Indication : traite chez le vieillard l’urine qui ne passe pas.
- lombric à collier blanc (baixiang dilong 白項地龍)
- fenouil (huixiang 茴香) : employer la quantité que l’on voit nécessaire
Préparation et posologie : piler en jus, verser dans le nombril ; naturellement, l’urine passe.
11. Poudre des sept sages (qisheng san 七聖散)
Indication : traite chez le vieillard les douleurs des jambes et des genoux qui empêchent de fouler le sol.
- eucommia (duzhong 杜仲)
- dipsaque (xuduan 續㫁)
- dioscorée (bixie 萆薢)
- saposhnikovie
- angélique pubescente
- achyranthe : trempée une nuit dans le vin
- réglisse
- (les sept ci-dessus à un liang chacun)
Préparation et posologie : réduire en poudre ; à chaque prise deux qian, délayées dans le vin.
12. Pilule tiède et blanche (wenbai yuan 温白圓) - emploi commun
Indication : traite tous les maux de la Rate et de l’Estomac du vieillard ; aussi quand la Rate ne peut recevoir : vomissements rebelles, écoulements et dysenteries, et aliments anciens non digérés.
- pinellia : deux liang, lavée à l’eau chaude, trempée au jus de gingembre
- atractylode blanc : un liang, torréfié
- clou de girofle : un fen
Préparation et posologie : réduire en poudre ; avec du jus naturel de gingembre frais et de la farine vannée, former une pâte, pétrir avec la poudre des drogues, faire des pilules de la taille de graines de firmiana ; envoyer dix pilules à jeun avec une décoction forte de gingembre frais ; en cas de douleur du ventre et de vomissements rebelles, les prendre après le repas.
13. Poudre de ligusticum (gaoben san 藁本散)
Indication : traite le sang et le souffle de la femme, le vent des tendons et des os de l’homme, les quatre membres mous et faibles, ainsi que le vent aigu de la frappe subite (cuzu jifeng 卒中急風), et encore le ver blanc d’un pouce (cunbaichong 寸白蟲, le ténia) ; pris régulièrement, il attaque et soigne tout cela ; et si l’on veut produire la transpiration pour résoudre une atteinte du froid, on le fait suivre d’une décoction, comme ci-après. (Note du texte : cette formule fut autrefois présentée par le seigneur Meng 孟相公.)
- ligusticum (gaoben 藁本)
- achyranthe : trempée une nuit dans le vin, séchée au feu doux
- angélique chinoise
- éphédra : sans les nœuds
- (les quatre ci-dessus à un liang chacun)
- notoptéryge
- angélique pubescente
- saposhnikovie
- cannelle : sans l’écorce grossière, pesée
- pivoine (shaoyao 芍藥)
- chrysanthème (juhua 菊花)
- dipsaque
- acanthopanax (wujiapi 五加皮)
- cnidium (xiongqiong 芎藭)
- réglisse
- gastrodia (chijian 赤箭)
- fruit d’orange amère : sauté au son, sans la pulpe
- (les douze ci-dessus à un demi-liang chacun)
- aconit noir : une grosse pièce, préparée à la torréfaction, pelée de peau et d’ombilic
- asaret (xixin 細辛) : un fen, sans les feuilles, pesé
Préparation et posologie : les dix-huit drogues ci-dessus doivent toutes être de bonne qualité de leurs provinces ; les laver à l’eau, les hacher fin, les sécher au feu doux, les piler et tamiser en poudre ; à jeun, envoyer deux qian avec du vin tiède ; si l’on ne boit pas de vin, les envoyer avec une décoction de menthe (bohe 薄苛). Pour provoquer la transpiration et résoudre une atteinte du froid : deux qian dans du vin chaud à la ciboule ; trois à cinq prises de suite, c’est parfait.
14. Poudre de dipsaque (xuduan san 續㫁散)
Indication : traite chez le vieillard le vent-froid, déploie les tendons et les os.
- dipsaque : un liang
- achyranthe : deux liang
- cnidium (xiong 芎, pour chuanxiong 川芎) : un liang
- coing du Japon (mugua 木瓜) : deux liang
Préparation et posologie : réduire en poudre fine ; à jeun, délayer un gros qian dans du vin tiède.
15. Pilule au ginseng et à la pinellia (renshen banxia wan 人參半夏丸)
Indication : fait tomber les glaires, transforme les salives, harmonise la Rate et l’Estomac.
- pinellia : un liang - avec quatre liang de gingembre frais dont on exprime le jus ; laver d’abord la pinellia sept fois à l’eau chaude, la tremper trois jours, puis la bouillir à sec dans le jus dans le chaudron, la tailler en galettes et la sécher au feu doux
- alun blanc (baifan 白礬) : un liang
- ginseng : un liang
- poria : un liang, pelée
Préparation et posologie : réduire en poudre ; la tremper dans l’eau de galettes cuites à la vapeur, puis l’envelopper de papier et la rôtir à couvert jusqu’à cuisson ; former des pilules de la taille de haricots mungo. Chaque jour, à jeun et au coucher de nuit, faire descendre quinze pilules avec une décoction fade de gingembre frais ; pour ouvrir la bouche de l’estomac, les faire descendre avec une décoction de gingembre et de jujubes ; pour la salive de vent, les faire descendre avec une décoction où l’on a fait bouillir ensemble une gousse de gleditsia, trois tranches de gingembre et trois tranches de rave.
16. Pilule au clou de girofle (dingxiang wan 丁香丸) - les hommes comme les femmes peuvent l’employer
Indication : traite chez le vieillard - elle réchauffe la prise des aliments, disperse les aliments, traite toutes les oppressions du souffle, arrête les aigreurs (cuxin 醋心) et le gonflement du ventre, libère la poitrine et le diaphragme, chasse les accumulations et les stagnations.
- grosse prune noire fumée (da wumei 大烏梅) : une pièce - il faut qu’elle porte sa collerette de sépales
- croton (badou 巴豆) : une pièce - la prendre nouvelle et grasse, avec sa peau
- encre parfumée en poudre (xiangmo 香墨) : une louche d’un demi-qian
- clous de girofle choisis (jian dingxiang 揀丁香) : cinq pièces - il faut qu’ils soient nouveaux
- poivre (hujiao 胡椒) : cinq grains - il faut qu’ils soient noirs
- laque séchée en poudre (ganqi 乾漆) : une louche d’un demi-qian, sautée d’abord en poudre
- fleur d’osmanthe en poudre (guihua 桂花) : une louche d’un demi-qian [17]
- (les trois drogues - encre, laque, osmanthe - sont broyées ensemble pour entrer dans la formule)
Préparation et posologie : réduire en poudre, passer au tamis de crin de cheval ; prendre une pâte de farine au vinaigre comme liant, piler au mortier jusqu’à homogénéité, former des pilules de la taille de haricots mungo ; faire descendre cinq à sept pilules avec du vin tiède - le thé convient aussi ; ou y ajouter trois qian de poudre de thé ciré (lacha 蠟茶), c’est encore mieux.
17. Poudre aux herbes parfumées (xiangcao san 香草散)
Indication : traite chez la femme le souffle émacié, l’intestin froid, les selles blanches, la blessure des aliments, les accumulations et stagnations, la constipation de froid, le côlon qui ne forme pas ; elle réchauffe la Rate et le Poumon, vivifie le nourrir, engendre la chair, fait entrer les aliments, bénéficie aux deux vaisseaux chong et ren.
- rubie (lüru 䕡茹)
- platycodon (jiegeng 桔梗)
- angélique dahurique
- angélique chinoise
- sanguisorbe (diyu 地榆)
- pivoine
- noix de bétel (binlang 㯽榔)
- cardamome blanche (baidoukou 白荳蔲)
- (les huit ci-dessus à un demi-liang chacun)
- musc (shexiang 麝香) : un qian
Préparation et posologie : réduire en poudre ; à chaque prise deux qian dans une tasse d’eau avec gingembre et jujube, bouillir ensemble à quelques bouillons, prendre à bouche vide avant le repas ; trois prises par jour.
18. Décoction aromatique au fruit d’orange amère (xiangzhi tang 香枳湯) - les hommes comme les femmes peuvent l’employer
Indication : traite chez le vieillard la fermeture-[&KR2723;] du gros intestin [18], règle le vent, fait couler le souffle.
- fruit d’orange amère : sans la pulpe, sauté au son
- saposhnikovie : un liang
- réglisse : un demi-liang, rôtie
Préparation et posologie : réduire en poudre ; à chaque prise deux qian, délayés dans une eau fraîchement bouillie ; une prise à jeun et une avant le repas.
19. Pilule de Beiting (beiting wan 北亭丸) [19]
Indication : traite chez la femme comme chez l’homme les accumulations anciennes et les vacuités délabrées ; fortifie l’origine, tonifie le sang, consolide l’estomac, réchauffe la rate, arrête les glaires rebelles, disperse boisson et nourriture.
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sal ammoniac de Beiting (beiting 北亭) : deux liang, sans le sable et les gravillons
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asafoetida (awei 阿魏) : un demi-liang, broyée fine avec du [&KR1216;砂] [19] et délayée au vinaigre, sans le sable et les gravillons
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angélique chinoise du Sichuan (chuan danggui 川當歸) : lavée propre, sans les pointes de pousse
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écorce de magnolia : pelée, rôtie au jus de gingembre jusqu’à couleur jaune
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écorce de mandarine vieillie : sans la pulpe, employer la partie rouge
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cannelle officinale : pelée, pesée
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gingembre séché : torréfié
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réglisse : rôtie
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cnidium du Sichuan (chuanxiong 川芎)
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poivre : choisir les beaux grains
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cardamome des sables (suosha 縮砂) : pelée
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gros aconit (da fuzi 大附子) : torréfié, pelé de peau et d’ombilic
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(les onze ci-dessus pesées à quatre liang chacune)
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poria : deux liang
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sel bleu : deux liang, broyé au vinaigre avec le [&KR1216;砂] et l’asafoetida, sans le sable
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atractylode blanc : trempé une nuit à l’eau de rinçage du riz, taillé en tranches, séché au feu doux
-
schisandra (wuweizi 五味子) : un liang et demi, sans le sable
Préparation et posologie : préparer les drogues selon la méthode et les réduire en poudre ; verser le vinaigre du [&KR1216;砂] et de l’asafoetida dans la farine, selon la quantité, et bouillir ensemble en pâte claire ; y mettre les drogues, ajouter du bon miel raffiné, pétrir jusqu’à homogénéité, repiler au mortier mille ou cent coups, former des pilules de la taille d’un jujube sauvage ; à chaque prise une pilule à jeun, à faire descendre à volonté avec décoction salée, thé ou vin, en la mâchant pour la briser. Tous les maux de la femme doivent prendre celle-ci.
20. Pilule du rhinocéros noir (wuxi wan 烏犀丸)
Indication : traite tous les vents du vieillard.
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gastrodia (tianma 天麻) : deux liang
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sanguisorbe : un liang
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scrophulaire (yuanshen 元參) : un liang
-
aconit du Sichuan (chuan wutou 川烏頭) : un liang, préparé à la torréfaction, pelé
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menthe camphre (longnao bohe 龍腦薄荷) : quatre liang
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feuille d’agastache : un liang
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gleditsia (zaojia 皂角) : trois cosses non vermoulues, chauffées au rouge puis trempées dans l’eau
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bornéol (longnao 龍腦) : un peu
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musc : un peu
Préparation et posologie : réduire en poudre, travailler au miel raffiné en pilules de la taille de graines de gleditsia ; à chaque prise une pilule, mâchée et mangée ; pour le petit enfant une demi-pilule ou moins, délayée dans du thé à la menthe ou du vin.
21. Pilule qui fixe le cœur (zhenxin wan 鎮心丸)
Indication : nourrit le souffle du Cœur du vieillard, le rend sans oubli, perçant d’oreille et clair d’œil.
- cinabre (chensha 辰砂) : un liang
- cannelle (gui 桂) : un liang
- polygala (yuanzhi 逺志) : sans le cœur
- ginseng
- (les trois ci-dessus à un liang chacun)
- poria : deux liang
- ophiopogon : sans le cœur
- acore des rochers (shi changpu 石菖蒲)
- rehmannia séchée (gan dihuang 乾地黄)
- (les trois ci-dessus à un liang et demi chacun - toutes les drogues ci-dessus, sauf le cinabre, sont réduites ensemble en poudre homogène)
Préparation et posologie : travailler au miel raffiné en pilules de la taille de graines de firmiana ; à jeun, avaler dix à quinze pilules avec du vin à la menthe ;
réserver un peu de cinabre pour en faire l’enveloppe. Bénéficie au souffle du Cœur, nourrit l’esprit - convient à l’usage constant.
22. Poudre à la feuille de néflier (pipaye san 枇杷葉散) - présentée par Wang Fang ; les hommes comme les femmes peuvent l’employer
Indication : traite chez le vieillard le chaud hôte de la Rate et du Poumon, les glaires stagnantes du foyer supérieur ; rafraîchit le cœur, humidifie le poumon, disperse l’encombrement.
- feuille de néflier du Japon : rôtie, sans les poils
- ginseng
- poria
- atractylode blanc
- notoptéryge
- astragale
- (les six ci-dessus à un liang chacun)
- réglisse : rôtie
- pinellia : lavée à l’eau chaude jusqu’à disparition du glissant, taillée en morceaux, séchée au feu doux
- (les deux ci-dessus à un demi-liang chacun)
Préparation et posologie : réduire en poudre ; à chaque prise deux qian dans une tasse d’eau ; ajouter gingembre frais et menthe, bouillir jusqu’aux sept dixièmes ; après le repas, au coucher, prendre tiède.
23. Poudre au notoptéryge (qianghuo san 羌活散)
Indication : traite chez le vieillard la surdité, la vue troublée [20], les douleurs de la tête, de la nuque, des reins et du dos, et les plaies et dartres de tout le corps - c’est le vent que le viscère du Rein prend pour cible.
- notoptéryge
- fruit d’orange amère : sauté au son, sans la pulpe
- pinellia : trempée sept fois à l’eau chaude
- réglisse : rôtie
- fruit d’arec (dafuzi 大腹子)
- saposhnikovie
- écorce de racine de mûrier (sang baipi 桑白皮)
- (à parts égales)
Préparation et posologie : réduire en poudre grossière ; à chaque prise deux qian dans une tasse d’eau avec du gingembre frais, bouillir jusqu’aux sept dixièmes, prendre tiède ; le matin, à l’heure de midi et au coucher, une prise chaque fois.
24. Pilule des sept sages (qisheng wan 七聖丸) - les hommes comme les femmes peuvent l’employer
Indication : chasse le vent, fait couler le souffle, traite les cent maux du vieillard.
- noix de bétel
- costus
- cnidium du Sichuan
- notoptéryge
- cœur de cannelle
- (les cinq ci-dessus à un liang chacun)
- noyau de prunier nain (yuliren 郁李仁) : un liang, pelé de peau et de pointe, sauté jusqu’à couleur jaune
- rhubarbe : un liang un fen, sautée
Préparation et posologie : réduire en poudre, travailler au miel raffiné en pilules de la taille de graines de firmiana ; sans heure fixe, faire descendre sept pilules avec du vin tiède ; si l’on veut le mouvement et l’écoulement, en ajouter sept autres - la décoction fade de gingembre convient aussi.
Chapitre neuf - Le soin au temps du printemps
中文 Texte original en regard folio KR3e0021_WYG_001-20a
Le printemps appartient au Bois, il gouverne l’éclosion et la naissance : il convient de s’interdire de tuer, d’être fertile en grâce et en bienfaits, afin de nourrir le souffle de vie. Au printemps, le souffle du Foie règne : le Foie appartient au Bois, sa saveur est l’acide ; le Bois peut vaincre la Terre ; la Terre appartient à la Rate, qui gouverne le doux. En cette saison, parmi les saveurs de la boisson et de la nourriture, il convient de diminuer l’acide et d’augmenter le doux, pour nourrir le souffle de la Rate. Chez qui le souffle du Foie est exubérant, il faut en régler et tempérer le souffle pour le rendre favorable [21] : le suivre donne la paix ; le contrarier fait que le petit yang (shaoyang 少陽) ne naît pas et que le souffle du Foie mute au-dedans. Au printemps, le souffle yang commence à monter, les dix mille choses bourgeonnent ; entre le premier et le deuxième mois, il fait tantôt froid tantôt chaud. L’homme de haut âge a le plus souvent de vieux maux :
attaqué par le souffle du printemps, son esprit devient lourd et las, et les anciens maux se mettent en mouvement. De plus, depuis l’hiver, il s’est pressé au brasier, fumigé sa couverture, mangé du rôti, bu du chaud : arrivé au printemps, ce qui s’était accumulé trouve à s’épancher en abondance - d’où chaleur du corps, tête lourde, diaphragme encombré, salives et toux, quatre membres las et fatigués, reins et jambes qui ne portent plus : ce sont là tous les maux que l’hiver a engendrés. Il faut constamment observer les signes du corps : s’ils se relâchent un peu, on craint de blesser les viscères - on choisit alors des remèdes qui harmonisent le souffle, rafraîchissent le diaphragme, transforment les glaires pour dissoudre ; ou bien on choisit seulement, parmi les formules de traitement par l’aliment, des mets et boissons de nature un peu fraîche et drainante, qu’on règle et qu’on fait prendre : naturellement tout circule. S’il n’y a pas d’autre signe de maladie, point n’est besoin de remède. On choisit constamment les jours doux et chauds pour conduire le vénérable parent aux endroits ouverts et spacieux - jardins, pavillons, tours, belvédères - afin qu’il déploie sa pensée en montant regarder au loin, qu’il délie ainsi les stagnations de sa poitrine et donne libre cours au souffle de vie ; de temps en temps on cherche fleurs et arbres à admirer, pour réjouir son cœur ; on ne le laisse ni s’asseoir seul ni dormir seul, de peur qu’il n’engendre tristesse de lui-même. Au printemps, si parents et amis invitent le vieillard et qu’il veuille aller à la joie, qu’on le laisse flâner à son gré - mais on le fait toujours accompagner de proches parents en service ; seul le vin ne doit pas être bu outre mesure. Au printemps, les maisons préparent volontiers des mets froids et des choses de riz : on ne lui en laisse pas donner - comme les boulettes d’eau et les paquets de riz gluant (shuituan 水團 et zong 粽) et autres choses gluantes, froides, grasses ou saugrenues : elles blessent pour la plupart la Rate et l’Estomac et se digèrent difficilement ; elles ne profitent guère au vieillard - il faut impérativement veiller sur lui. Au printemps, quand le temps devient chaud et lourd, on ne doit pas ôter d’un coup les vêtements ouatés : le vieillard a le souffle faible et les os lâches, il craint le vent et le froid, sa chair s’en blesse aisément ; qu’il porte simplement plusieurs vêtements doublés, et qu’aux moments de chaleur on retire une épaisseur après l’autre, peu à peu - ainsi il n’y aura pas de blessure soudaine. Voici maintenant exposées les potions pour le temps du printemps.
Formules pour le temps du printemps
中文 Texte original en regard folio KR3e0021_WYG_001-21a
1. Poudre à l’asaret (xixin san 細辛散) - les hommes comme les femmes peuvent l’employer
Indication : traite chez le vieillard, au printemps, la lourdeur et la fatigue fréquentes ; clarifie l’œil, harmonise la Rate et l’Estomac, chasse le souffle du vent, ôte les glaires et les salives.
- asaret : un liang, sans la terre
- cnidium : deux liang
- réglisse : un demi-liang, rôtie
Préparation et posologie : réduire en poudre ; à chaque prise un gros qian dans une tasse d’eau, bouillir jusqu’aux six dixièmes, siroter chaud ; convient à l’usage constant.
2. Poudre au chrysanthème (juhua san 菊花散)
Indication : traite chez le vieillard, au printemps, le vent du poison de chaleur qui attaque la nuque et le cou, la douleur de tête et l’enflure du visage, ainsi que l’œil [&KR2723;] du poison de vent.
- chrysanthème
- peucédan
- inule
- pivoine
- scrophulaire
- sophore jaune (kushen 苦參)
- saposhnikovie
- (à parts égales)
Préparation et posologie : réduire en poudre ; après le repas, au coucher, délayer trois qian dans du vin tiède ; qui ne boit pas de vin les délayera dans de l’eau de riz.
3. Pilule de la tête claire (xingxing wan 惺惺丸) - emploi commun
Indication : traite chez le vieillard, au printemps, la tête et les yeux incommodés, l’engourdissement comme d’ivresse, la chaleur vigoureuse et la douleur de tête à la manière d’une atteinte du froid.
- platycodon
- asaret
- ginseng
- réglisse
- poria
- racine de trichosanthe (gualougen 瓜蔞根)
- atractylode blanc
- (les sept ci-dessus à un liang chacun)
Préparation et posologie : réduire en poudre, travailler au miel raffiné en pilules de la taille d’une balle ; à chaque prise une pilule, délayée dans de l’eau tiède. Pour la douleur de tête et la douleur des reins, dès que le remède entre en bouche, on a aussitôt la tête claire.
4. Formule à l’efficacité divine (shenxiao fang 神効方) - emploi commun
Indication : traite chez le vieillard, au printemps, les douleurs de tête fréquentes, d’un côté ou des deux.
- inule : un liang, séchée au feu doux
- ver à soie momifié (bai jiangcan 白僵蠶) : un liang, sauté
- gypse : un fen, finement broyé
Préparation et posologie : réduire ce qui précède en poudre ; avec de la ciboule rôtie à point, racine comprise, piler ensemble en pilules de la taille de graines de firmiana ; pour la douleur aiguë, faire descendre deux pilules avec du thé à la ciboule ; pour la douleur chronique, pas plus de deux prises.
5. Potion qui fait tomber les glaires (zhuitan yinzi 墜痰飲子)
Indication : traite chez le vieillard, au printemps, la poitrine et le diaphragme incommodés, ou par moments pleins et oppressés.
- pinellia : en quantité libre, lavée dix fois à l’eau chaude et réduite en poudre
- gingembre frais : un gros morceau
- jujubes : sept pièces
Préparation et posologie : prendre les deux ingrédients [gingembre et jujubes] dans deux tasses d’eau avec deux qian de la poudre, bouillir à feu doux jusqu’aux sept dixièmes ; au moment du coucher, retirer le gingembre, prendre par reprises fréquentes.
6. L’herbe qui prolonge les années (yannian cao 延年草) - emploi commun
Indication : au printemps, le vieillard devrait manger « l’herbe qui prolonge les années » : elle fait entrer les aliments et fait couler le souffle ; l’Office impérial des remèdes (yuyaoyuan 御藥院) la compose et la présente constamment [22].
- écorce verte de mandarine : quatre liang, trempée et lavée, sans la pulpe
- réglisse : deux liang, en poudre fine
- sel : deux liang et demi, sauté
Préparation et posologie : des trois drogues, laver et tremper d’abord l’écorce de mandarine, ôter son eau amère, sécher légèrement au feu doux ; y entrer la réglisse et sécher ensemble au feu doux, puis y entrer le sel ; chaque matin, mâcher trois à cinq morceaux : le souffle stagnant passe, c’est très bon.
7. Poudre à l’astragale (huangqi san 黄耆散)
Indication : traite chez le vieillard, au printemps, l’éclosion des divers maux des yeux ; soigne aussi les plaies de la bouche et du nez.
- astragale
- cnidium du Sichuan
- saposhnikovie
- réglisse
- tribulus blanc (bai jili 白蒺藜) : brièvement sauté, pilé pour ôter les pointes, afin de dégager le poison de feu
- (les cinq ci-dessus à un liang chacun)
- chrysanthème doux : trois fen - ne pas employer le chrysanthème nouveau
Préparation et posologie : laver propre, sécher au soleil, ne plus approcher du feu, piler en poudre ; à chaque prise deux qian - le matin à jeun,
à midi et au coucher, une prise chaque fois ; avaler à sec, ou délayer dans de l’eau de riz. Pour la rougeur soudaine, le poison de vent, les larmes, le trouble, le [&KR2723;], la douleur et la démangeaison des yeux : trois prises seulement, en deux ou trois jours l’effet dure ; pour les voiles des yeux internes et externes, un usage prolongé les fait reculer. Interdire la chambre à coucher, les choses vénéneuses et les aliments du feu. Quiconque souffre des yeux ne doit impérativement ni piquer les vaisseaux de la tête pour tirer du sang, ni prendre gleditsia, pharbitide et remèdes de ce genre pour en tirer le soulagement d’un instant : tous blessent grandement les yeux.
8. Décoction de graine de bardane (shunian tang 黍粘湯) [23]
Indication : traite chez le vieillard, au printemps, la poitrine et le diaphragme incommodés, les glaires encombrantes, le souffle qui s’étouffe, et les divers maux de la gorge.
- graine de bardane (shunianzi 黍粘子) : trois liang, sautée jusqu’à parfum et cuisson
- réglisse : un demi-liang, rôtie
Préparation et posologie : réduire en poudre, piler et tamiser fin ; à chaque prise un qian, après le repas et au coucher, délayée comme d’ordinaire.
Chapitre dix - Le soin au temps de l’été
中文 Texte original en regard folio KR3e0021_WYG_001-24a
L’été appartient au Feu, il gouverne la croissance et le nourrissement. En été, le souffle du Cœur règne : le Cœur gouverne le feu, sa saveur est l’amer ; le feu peut vaincre le métal ; le métal appartient au Poumon, le Poumon gouverne le piquant. Pour les saveurs de la boisson et de la nourriture, en cette saison, il convient de diminuer l’amer et d’augmenter le piquant, pour nourrir le souffle du Poumon. Chez qui le souffle du Cœur est exubérant, qu’on le règle par le souffle he 呵氣 pour le délier [24] : le suivre donne la paix ; le contrarier fait que le grand yang ne croît pas et que le souffle du Cœur se creuse au-dedans. Les mois du plein été sont les plus difficiles à soigner : le souffle yin s’embusque au-dedans, le poison de la chaleur étouffe au-dehors ; les hommes abandonnent leur volonté face au vent et mangent froid à leur caprice - d’où tant de gens atteints d’écoulements soudains. C’est le vieillard qui a le plus besoin de protection. Sous l’avant-toit, dans les passages, par les fentes et les fenêtres brisées, partout où courent les courants d’air, on ne peut prendre le frais : c’est le vent-brigand (zeifeng 賊風) [25], qui frappe l’homme d’un poison soudain. Il faut habiter une salle spacieuse ou une chambre nette, au bord de l’eau, à l’ombre des arbres, en des lieux propres où le frais existe de soi.
Chaque jour, au petit matin, on fait prendre une dose de décoction ou de poudre tiède et neutre qui fait couler le souffle ; la boisson et la nourriture tièdes et molles, sans jamais trop de satiété - les jours étant longs, on les fait reprendre par intervalles. Pour la soif, donner une boisson tiède de millet ou une eau bouillie à la cardamome (doukou shushui 豆蔲熟水) [26] ; le cru, le froid, le gras et l’huileux doivent être singulièrement diminués. Car le souffle du vieillard est faible : en été, le yin est reçu au-dedans ; quand un ventre au yin faible rencontre des aliments froids et gras, ils deviennent pour la plupart écoulement glissant - une fois le souffle droit blessé, la restauration est soudain difficile : il faut impérativement y prendre garde. S’il faut absolument manger des choses comme melons et fruits, qu’on pèse le vide et le plein et qu’on lui en fasse prendre peu. Car quand le vieillard désire un aliment, si on le contrarie sa volonté s’attriste : qu’on le lui donne selon son gré, mais au moment où il le mange, qu’on l’apaise par des paroles expédientes - souvent, ayant connu le goût, il s’arrête ; sans contrarier sa volonté, il n’en résulte naturellement aucun dommage. Si le vieillard a le souffle faible, après le solstice d’été il convient de prendre une trentaine ou vingtaine de doses d’un remède tiède qui tonifie harmonieusement le souffle du Rein sans dessécher ni échauffer, comme la pilule à la cistanche ou la pilule des huit saveurs.
Il convient de l’emmener dans un monastère propre et élégant, de choisir un endroit ouvert et spacieux, et de le réjouir avec les objets qu’il aime. S’il veut dormir, laissez-le à son gré, mais ne le laissez pas dormir longtemps : qu’il repose seulement par moments - un sommeil long obscurcit l’esprit. Faites venir chaque jour des gens d’âge qui s’accordent avec lui pour lui tenir compagnie en propos oisifs et en souvenirs des choses d’autrefois : naturellement joyeux, il oublie le poison de la chaleur. Offrez-lui de temps en temps bouillons fins et thés fameux, et ne rentrez qu’à la fraîcheur du soir. Voici, soigneusement choisies, les potions pour le temps de l’été.
Formules pour le temps de l’été
中文 Texte original en regard folio KR3e0021_WYG_001-25a
1. Poudre à la cardamome (doukou san 豆蔲散)
Indication : traite chez le vieillard, en été, les fréquents départs du souffle de froid, le souffle de la poitrine et du diaphragme qui stagne et s’étouffe, la Rate et l’Estomac en désaccord ; lui redonne pensée de boisson et de nourriture.
- cardamome des herbes : quatre liang, sautée avec quatre liang de gingembre jusqu’à parfum et couleur jaune, employée avec le gingembre
- orge germée (damai niezi 大麥蘖子) : dix liang, sautée jaune
- levain médicinal : quatre liang, sauté jaune
- noyau d’abricot : quatre liang, sans les pointes, sauté à point
- réglisse : quatre liang, rôtie
- gingembre séché : deux liang, préparé à la torréfaction
Préparation et posologie : réduire en poudre ; à chaque prise un qian, délayé comme le thé, pris sans heure fixe.
2. Pilule à la cistanche (congrong wan 蓯蓉丸)
Indication : le vieillard devrait la prendre aux mois d’été ; tonifie harmonieusement l’origine inférieure, clarifie l’œil.
- cistanche (congrong 蓯蓉) : quatre liang
- morinda : deux liang
- chrysanthème : deux liang
- baie de goji (gouqizi 枸把子, pour 枸杞子) : deux liang
Préparation et posologie : réduire en poudre, travailler au miel raffiné en pilules de la taille de graines de firmiana ; à chaque prise, faire descendre vingt pilules avec une décoction salée.
3. Pilule au costus (muxiang wan 木香丸)
Indication : traite chez le vieillard, aux mois d’été, la douleur du ventre qui éclate soudain et les écoulements.
- scorpions entiers séchés, légers et beaux (quanganzie 全乾蝎) : vingt pièces, chacune brisée en deux ou trois tronçons et sautée à feu doux jusqu’à couleur jaune et cuisson
- poivre choisi : trois cents grains, crus
- costus : un fen
Préparation et posologie : piler ensemble en poudre ; former les pilules avec du riz de millet cuit en papillote de papier mouillé, de la taille de haricots mungo ; pour la douleur du ventre, à chaque prise quinze pilules à faire descendre avec une décoction de moelle de jonc (dengxin 燈心), de pelure de mandarine vieillie et de gingembre frais ; pour les selles déréglées et les écoulements, à chaque prise quinze pilules à faire descendre avec une décoction de pelure de mandarine vieillie.
4. Poudre de chébule (kezi san 訶子散)
Indication : traite chez le vieillard, aux mois d’été, le souffle de froid qui naît soudain dans la Rate et l’Estomac, le cœur et le ventre gonflés, pleins, douloureux et oppressés, les écoulements qui ne s’arrêtent pas.
-
peau de chébule (kezipi 訶子皮) : cinq pièces
-
écale d’arec (dafu 大腹) : cinq pièces, pelées
-
réglisse : un demi-liang, rôtie
-
atractylode blanc : un demi-liang, légèrement sauté
-
cardamome des herbes (cao dou[&KR1740;] [27]) : quatorze pièces, enrobées de pâte et chauffées jusqu’à ce que la pâte soit cuite et jaune, employées sans la pâte ni la peau
-
ginseng : un demi-liang, sans la tête de rhizome
Préparation et posologie : réduire en poudre ; à chaque prise deux qian dans une tasse d’eau ; ajouter un peu de gingembre frais et deux jujubes, bouillir ensemble jusqu’aux six dixièmes, jeter le marc, prendre tiède.
5. Formule de long usage (pour les accumulations de froid)
Indication : traite chez le vieillard, aux mois d’été, les accumulations et stagnations du souffle de froid alimentaire, ou les douleurs du cœur et du ventre, etc. ; convient à l’usage constant.
- rhizome de sparganium : trois liang, enveloppé de papier mouillé et mijoté jusqu’à cuisson complète, pilé à part
- zédoaire (peng’ezhu 蓬莪术) : deux liang, même traitement
- lindera (wuyao 烏藥) : deux liang
- fruit d’alpinia : deux liang, pelé
- réglisse : trois liang, rôtie
- écorce de mandarine vieillie : deux liang, préparée comme le lindera - l’écorce de magnolia convient aussi
Préparation et posologie : réduire en poudre ; à chaque prise un qian, délayé dans du sel, sans heure fixe.
6. Pilule des trois sages (sansheng wan 三聖丸)
Indication : le vieillard devrait la prendre aux mois d’été ; chasse le souffle du vent-froid, fait entrer les aliments, harmonise l’estomac, ôte les glaires et les stagnations, les froidures et douleurs des reins et des genoux.
- clématite (weilingxian 葳靈仙) : lavée propre, sans la terre, triée, séchée au feu doux, pesée à cinq liang
- gingembre séché : deux liang, préparé à la torréfaction
- aconit : deux liang, préparé à la torréfaction, pelé de peau et d’ombilic, pesé
Préparation et posologie : réduire en poudre, faire les pilules avec de la chair de jujube bouillie, de la taille de graines de firmiana ; à chaque prise quinze à vingt pilules, à faire descendre avec une décoction tiède de gingembre.
7. Pilule au fruit de mûrier à papier (chushi wan 楮實丸)
Indication : le vieillard devrait la prendre aux mois d’été ; elle tonifie harmonieusement, fixe le visage, fortifie les tendons et les os, bénéficie aux viscères de l’origine, traite les froids accumulés, les vacuités et les épuisements, tous les maux du souffle ; elle réchauffe l’estomac, fait entrer le vin et la nourriture ; prise longtemps, elle rend l’homme léger et sain - c’est une formule à l’efficacité divine.
- fruit de mûrier à papier (chushi 楮實) : une demi-livre, légèrement pilé pour ôter la peau blanche et la membrane, trié propre, très légèrement sauté
- bois velu de cerf (lurong 鹿茸) : quatre liang - le velu en forme d’aubergine est le meilleur, le grade suivant convient aussi [28] ; rôti sur une jarre de terre propre jusqu’à couleur jaune ; s’il n’y en a pas, des raclures de bois de cerf en tenant lieu sont merveilleuses aussi
- gros aconit : quatre liang, torréfié, pelé de peau et d’ombilic, débarrassé du poison de feu
- achyranthe de la préfecture de Huai (huaizhou niuxi 懐州牛膝) : quatre liang, sans la tête, trempée deux nuits dans le vin, séchée au feu doux
- morinda pourpre (zi baji 紫巴㦸) : quatre liang, lavée, sans le cœur
- dendrobium en épingle d’or (jinchai shihu 金釵石斛) : quatre liang, sans les racines, trié propre, finement taillé
- gingembre séché du Sichuan : deux liang, préparé à la torréfaction, hâtivement rincé dans l’eau fraîche
- cannelle : deux liang, sans l’écorce grossière
Préparation et posologie : réduire les huit drogues en poudre ; le fruit de mûrier à papier, lui, est broyé à part au mortier de sable pendant deux jours jusqu’à consistance de bouillie fine, puis on y entre tour à tour la poudre des drogues précédentes, en broyant et mêlant jusqu’à finesse homogène ; on y met de la chair de jujube bouillie, on broie et mêle jusqu’à consistance, puis on le passe dans le mortier de fer pour deux mille coups de pilon, et l’on forme des pilules de la taille de graines de firmiana ; à chaque prise trente pilules, à faire descendre avec du vin tiède. Interdire le bœuf et le jus de haricots fermentés.
8. Décoction des quatre accords (sishun tang 四順湯)
Indication : traite les cent maux du vieillard, à prendre en usage constant.
- levain médicinal : quatre liang, avec quatre liang de gingembre frais pelé, fait en une galette, séché au feu doux
- réglisse : un liang et demi, rôtie jaune
- cardamome des herbes : un liang et demi, d’abord torréfiée à point, pelée, finement taillée
- orge germée : deux liang, sautée jusqu’à parfum et cuisson
Préparation et posologie : réduire en poudre ; un qian délayé dans du sel.
9. Pilule aux cinq [grains de galle] (wubei wan 五倍丸) - pour la vieille femme
Indication : pour la femme âgée, aux mois d’été ; tonifie harmonieusement la mer du sang, vivifie le sang, chasse le vent.
- noix de galle (wubeizi 五焙子, pour 五倍子) [29] : deux liang
- cnidium du Sichuan : deux liang, finement coupé
- chrysanthème : deux liang
- épi de schizonepeta : deux liang
- inule : deux liang
Préparation et posologie : réduire en poudre, travailler au miel en pilules de la taille de graines de firmiana ; chaque jour à jeun à la cinquième veille, et le soir après le repas, faire descendre quinze pilules
avec une décoction salée ou du vin. Au bout d’une demi-lune, on se sent peu à peu apaisée, les quatre membres prennent force, les yeux s’éclairent, boisson et nourriture entrent, et la mer du sang est grandement fortifiée [30] - on peut alors en prendre trois prises par jour ; si un grand bien-être apparaît, une seule prise par jour vaut encore mieux.
10. Pilule qui règle le centre (lizhong wan 理中丸)
Indication : traite chez le vieillard la Rate et l’Estomac faibles, le manque d’appétit, les vomissements, les écoulements et le désordre de choléra.
- ginseng
- réglisse
- gingembre séché
- atractylode blanc
- (à parts égales)
Préparation et posologie : réduire en poudre, travailler au miel raffiné en pilules de la taille de graines de firmiana ; à chaque prise quinze pilules, prises avant le repas.
11. Poudre de rouge de mandarine (juhong san 橘紅散)
Indication : aux mois d’été, disperse les aliments, harmonise le souffle.
- écorce de mandarine vieillie : une livre et demie, trempée et lavée cinq à sept fois, essuyée au linge propre, puis mêlée au jus naturel de cinq liang de gingembre frais jusqu’à homogénéité, laissée à macérer une nuit, séchée au feu doux
- (pesée à une livre)
- muscade : un demi-liang
- réglisse : cinq liang
Préparation et posologie : couper d’abord la réglisse en tronçons d’un pouce, la sauter avec cinq liang de sel blanc jusqu’à ce que le sel devienne rouge et la réglisse rougeâtre ; réduire ensemble en poudre, délayer comme le thé.
12. Pilule des huit immortels (baxian wan 八仙丸)
Indication : aux mois d’été, aplanit l’estomac, tonifie les viscères de l’origine vacuits et faibles du vieillard, le souffle des entrailles qui ne coule pas ; fortifie les tendons et les os, embellit le visage, raffermit l’essence et la moelle.
- alisma (zexie 澤㵼) : trois liang
- poria : deux liang, sans l’écorce grossière
- écorce de pivoine (mudan 牡丹, pour 牡丹皮) : trois liang
- cannelle officinale : deux liang
- aconit : trois liang, torréfié, pelé de peau et d’ombilic
- rehmannia fraîche-séchée (sheng gan dihuang 生乾地黄) : huit liang, lavée et essuyée, pilée
- cornouiller (shanzhuyu 山茱萸) : quatre liang
- igname séchée (gan shuyao 乾薯藥, pour 薯蕷) : quatre liang, légèrement sautée-rôtie
Préparation et posologie : une fois les drogues préparées, les sécher toutes au feu doux - seule la cannelle n’est pas séchée ; réduire en poudre, travailler au miel raffiné en pilules de la taille de graines de firmiana ; chaque jour à jeun, faire descendre trente pilules avec du vin tiède ou une décoction salée.
Chapitre onze - Le soin au temps de l’automne
中文 Texte original en regard folio KR3e0021_WYG_001-29b
L’automne appartient au Métal, il gouverne la rigueur et la mise à mort. En automne, le souffle du Poumon règne : le Poumon appartient au métal, sa saveur est le piquant ; le métal peut vaincre le bois ; le bois appartient au Foie, le Foie gouverne l’acide. En cette saison, pour les saveurs de la boisson et de la nourriture, il convient de diminuer le piquant et d’augmenter l’acide, pour nourrir le souffle du Foie. Chez qui le souffle du Poumon est exubérant, qu’on le règle par le souffle si 呬氣 pour le drainer [24] : le suivre donne la paix ; le contrarier fait que le grand yin ne rentre pas et que le souffle du Poumon se dessèche et s’enfle. En automne, vents mornes et pluies tristes, herbes et arbres jaunissent et tombent. L’homme de haut âge a beau être vieux et faible de corps, son cœur reste fort ; en automne, la pensée des parents et amis d’autrefois le meut aisément à la blessure des sentiments. Après le dernier mois
de l’automne, les eaux refroidissent et les herbes se flétrissent : les vieux maux se déclarent volontiers. C’est alors que le fils doit le plus servir et assister, matin et soir éprouver ce qu’il ressent, regarder en détail tous ses gestes. Si le visage est sans joie, il faut aussitôt par mille moyens l’attirer et l’entretenir, pour que, son cœur employé, il oublie ses pensées d’automne. Les cinq grains nouvellement rentrés ne conviennent pas à sa nourriture : ils remuent aisément les vieux maux des hommes. Si l’on sait quels vieux maux se déclarent volontiers à la fin de l’automne - glaires et salives, essoufflements et toux, vents et vertiges, engourdissements et fixations, fermetures et écoulements, lassitudes, ou frissons et chaleurs qui vont et viennent - qu’on compte sur le mal qui doit se déclarer, et qu’avant sa déclaration on choisisse un remède neutre répondant au mal, qu’on le lui fasse prendre par avance pour arrêter sa déclaration. Voici maintenant exposées les potions pour le temps de l’automne.
Formules pour le temps de l’automne
中文 Texte original en regard folio KR3e0021_WYG_001-30b
1. Élixir des sept trésors (qibao dan 七寳丹)
Indication : traite tous les écoulements-dysenteries du vieillard ; pour un mal ancien que tous les remèdes n’ont pu guérir, ce remède guérit sans faute ; et si le vieillard a l’estomac retourné et la rate qui s’écoule en glissant [31], c’est celui-ci qu’il faut lui donner de préférence.
- aconit : torréfié
- angélique chinoise
- écorce de mandarine vieillie
- gingembre séché
- (les quatre ci-dessus à un liang chacun)
- evodia (wuzhuyu 呉茱萸)
- écorce de magnolia : rôtie au jus de gingembre
- poivre du Sud (nanjiao 南椒)
- (les trois ci-dessus à un demi-liang chacun)
- soufre des navires (boshang liuhuang 舶上硫黄) : un liang
Préparation et posologie : tailler finement les sept drogues, les sécher à feu doux, les piler et tamiser en poudre, les mêler à la poudre de soufre jusqu’à homogénéité ; bouillir ensemble du vinaigre de riz, en faire deux parts ; prendre une demi-livre de farine blanche, la mêler à consistance, la partager aussi en deux parts, en enrober les drogues à la manière des galettes au four, les mijoter à feu civil et martial jusqu’à ce que la pâte soit cuite ; ôter la pâte, piler au mortier trois cents coups, former des pilules de la taille de graines de firmiana.
Pour toutes les sortes d’écoulements-dysenteries : faire descendre vingt pilules avec de l’eau de riz, à jeun et à midi ; pour les douleurs du souffle et les aliments anciens non digérés : faire descendre vingt pilules avec une décoction de gingembre et de sel, à jeun et à midi ; pour les douleurs du souffle et les vieux froids : aucune interdiction. Cette formule est comme un dieu, comme un sage : son efficacité n’a pas d’égale.
2. Pilule qui retient la rate (shepi wan 攝脾丸)
Indication : traite chez le vieillard, à l’entrée de l’automne, les viscères vacuits et froids, l’écoulement glissant qui ne se fixe pas.
- costus
- chébule : torréfiée, sans le noyau
- écorce de magnolia : rôtie au jus de gingembre frais
- noix de galle (wubeizi 五倍子)
- atractylode blanc
- (à parts égales)
Préparation et posologie : réduire en poudre ; faire les pilules avec du riz de millet cuit en papillote, de la taille de graines de firmiana ; à chaque prise dix pilules, à faire descendre avec de l’eau de riz.
3. Pilule à la clématite (weilingxian wan 葳靈仙丸)
Indication : traite chez le vieillard, en automne, le poumon encombré et stagnant, les salives et toux qui reviennent par intervalles, les glaires stagnantes du conduit de l’estomac qui bouchent et oppressent sans relâche.
- menthe séchée : en poudre, un liang
- gleditsia : une livre - les grosses non vermoulues, trempées et lavées à l’eau de rivière, sans l’écorce noire ; dans un vase d’argent ou de pierre, les pétrir molles à l’eau de rivière, en ôter le marc, les filtrer à la soie et les fondre en onguent
- clématite : lavée, triée, sans la terre, séchée au feu doux et réduite en poudre, quatre liang
Préparation et posologie : entrer ce qui précède dans l’onguent, pétrir en pilules de la taille de graines de firmiana ; à chaque prise trente pilules au coucher, avalées avec une décoction de gingembre frais.
4. Pilule Gao-Qing, de transmission divine (shenshou gaoqing wan 神授髙青丸)
Indication : traite chez le vieillard l’écoulement du viscère de la Rate, le souffle du centre en désaccord, l’esprit las et épuisé, le manque d’appétit.
- galangal (gaoliangjiang 髙良薑)
- costus vert (qing muxiang 青木香) [32]
- (un liang chacun)
Préparation et posologie : réduire les deux drogues en poudre, faire les pilules avec de la chair de jujube bouillie, de la taille de graines de firmiana ; faire descendre quinze à vingt pilules avec une décoction de gingembre séché.
5. Élixir qui sauve et secourt (baojiu dan 保救丹)
Indication : traite chez le vieillard les toux qui se déclarent volontiers après l’automne, toutes les toux des années passées, ainsi que les toux de consomption et les glaires encombrantes.
- gecko tokay (gejie 蛤蚧) : une pièce - pour un mal de l’homme, prendre le tronçon d’avant les reins du mâle ; pour un mal de la femme, prendre le tronçon d’arrière les reins de la femelle
- gleditsia non vermoulue : deux cosses, enduites de beurre fondu et rôties, sans l’écorce noire ni les graines
- rehmannia séchée : un fen, étuvée jusqu’à consistance de maltose
- schisandra : un fen
- noyau d’abricot : un fen, pelé de peau et de pointe, trempé dans l’urine d’enfant le temps d’une période de fu [33], puis sauté au miel jusqu’à couleur jaune
- pinellia : un fen, bouillie trois fois sept fois dans l’eau de grains fermentés (jiangshui 漿水)
- clou de girofle : un peu
- (pour les doses, voir le texte)
Préparation et posologie : réduire en poudre, travailler au miel raffiné en pilules de la taille de graines de firmiana ; chaque jour avant le repas, une prise de cinq pilules, à faire descendre avec une décoction de gingembre.
6. Décoction de gingembre frais (shengjiang tang 生薑湯)
Indication : traite chez le vieillard le diaphragme stagnant, les maux du poumon, les glaires et la toux.
- noyau d’abricot : quatre liang, pelé de peau et de pointe
- gingembre frais : six liang, pelé, finement taillé en travers
- réglisse : trois fen
- noyau de pêche (taoren 桃仁) : un demi-liang, pelé de peau et de pointe
- fleurs de sel (yanhua 鹽花) : trois liang
Préparation et posologie : envelopper ensemble, dans du papier mouillé, les noyaux d’abricot, les noyaux de pêche et le gingembre, les mijoter, puis les broyer très fin dans le mortier de sable ; y entrer la réglisse et le sel, broyer encore, garder dans un vase propre ; prendre délayé dans l’eau chaude.
7. Poudre qui consolide la rate (jianpi san 健脾散)
Indication : traite toutes les sortes d’écoulements du ventre qui ne s’arrêtent pas, ainsi que les vieux écoulements des gens de haut âge.
- aconit du Sichuan : trois fen, torréfié, pelé de peau et d’ombilic
- écorce de magnolia : pelée, préparée au jus de gingembre
- réglisse : rôtie
- gingembre séché : torréfié
- (les trois ci-dessus à un liang chacun)
Préparation et posologie : réduire en poudre ; à chaque prise un qian dans trois ge d’eau avec deux tranches de gingembre frais, bouillir jusqu’à deux ge, prendre chaud ; deux prises de suite, et cela s’arrête sur-le-champ.
Chapitre douze - Le soin au temps de l’hiver
中文 Texte original en regard folio KR3e0021_WYG_001-33a
L’hiver appartient à l’Eau, il gouverne le resserrement et la réserve. En hiver, le souffle du Rein prospère, il appartient à l’eau, sa saveur est le salé ; l’eau vainc le feu ; le feu appartient au Cœur, le Cœur gouverne l’amer. En cette saison, pour les saveurs de la boisson et de la nourriture, il convient de diminuer le salé et d’augmenter l’amer, pour nourrir le souffle du Cœur.
Chez qui le souffle du Rein est exubérant, qu’on le règle par le souffle chui 吹氣 pour l’aplanir [24] : le suivre donne la paix ; le contrarier fait que le petit yin ne se réserve pas et que l’eau du Rein coule seule. Les trois mois de l’hiver sont le temps où il faut le plus demeurer en chambre close, chauffer couvertures et vêtements, régler la boisson et la nourriture, adapter le froid et le tiède. Aux jours de grand froid, offrir de temps en temps une coupe de vin d’igname ou de vin de viande (shanyao jiu 山藥酒, rou jiu 肉酒) [34], pour soutenir l’affaiblissement et repousser le souffle de froid. Il ne faut pas sortir à la légère pour affronter le vent froid : chez le vieillard, sang et souffle sont vacuits et craintifs, le souffle du vrai yang est rare ; s’il reçoit la perversité du froid, elle devient aussitôt maladie - le plus souvent toux, vomissements rebelles, engourdissements et vertiges. En hiver, il convient surtout de manger peu des choses grillées au brasier qui dessèchent. Aux mois d’hiver, le souffle yang est au-dedans et le souffle yin au-dehors : dans les étangs et les marais, la glace est dure comme la pierre, la terre se fend de longues craquelures, le froid monte d’en bas - il en va de même pour l’homme. C’est pourquoi, au fort de l’hiver, les hommes souffrent volontiers de maux du souffle du diaphragme plein et pressé, et les vieillards de maux de chaud en haut et de froid en bas.
Comme le souffle yang est au-dedans aux mois d’hiver, le yang vacuité attaque vers le haut ; si l’on mange des choses rôties et grillées, desséchantes et chaudes, de là viennent pour la plupart les encombrements et étouffements, les glaires et toux, les maux des yeux. Il ne convient pas non plus de se baigner : quand le souffle yang est contenu au-dedans, si l’eau chaude le presse il faut qu’il suë à grandes sueurs ; chez l’homme de haut âge, le souffle yang s’épanche, chairs et os deviennent lâches et minces, le corps s’en blesse et s’en remue aisément, et l’on contracte volontiers les maux du dehors. Il faut seulement dormir tôt et se lever tard pour éviter la puissance du givre ; au matin, boire un peu de vin doux, puis prendre la bouillie ; au coucher, prendre une dose d’un remède légèrement rafraîchissant qui libère le diaphragme et transforme les glaires. Voici maintenant exposées les potions pour le temps de l’hiver.
Formules pour le temps de l’hiver
中文 Texte original en regard folio KR3e0021_WYG_001-34a
1. [Formule à l’]écorce de mandarine vieillie (chen jupi fang 陳橘皮方)
Indication : traite chez le vieillard le vent-sécheresse du gros intestin, la fermeture du souffle. (Note du texte : le commissaire Huo et le remède impérial Feng ont fixé ensemble cette formule.)
- écorce de mandarine vieillie : un liang, sans la pulpe
- noix de bétel : un demi-liang, finement coupée
- costus : un fen
- notoptéryge : un demi-liang, sans la tête de rhizome
- saposhnikovie : un demi-liang, sans la tête de rhizome
- peau verte de mandarine (qingpizi 青皮子) : un demi-liang, sans la pulpe
- fruit d’orange amère : un demi-liang, sauté à la farine, sans la pulpe
- gleditsia non vermoulue : deux cosses, sans l’écorce noire, rôties au beurre fondu jusqu’à couleur jaune
- noyau de prunier nain : un liang, pelé de peau et de pointe, sauté jaune
- pharbitide (qianniu 牽牛) : légèrement sautée, pilée fine et tamisée, deux liang de poudre retenue
Préparation et posologie : réduire en poudre ; broyer et mêler ensemble le noyau de prunier nain et la pharbitide ; travailler au miel raffiné en pilules de la taille de graines de firmiana ; à chaque prise vingt pilules, avant le repas, à faire descendre avec une décoction de gingembre ; s’il n’y a pas d’écoulement, augmenter peu à peu jusqu’à trente pilules - la mesure est l’écoulement.
2. Pilule à la pharbitide (qianniu wan 牽牛丸)
Indication : chez le vieillard qui a de la chaleur, l’encombrement incommode, le gros intestin se ferme et se noue parfois, et les poisons de chaleur engendrent des plaies ; elle chasse le vent et fait couler le souffle.
- pharbitide : deux liang, étuvée dans le cuiseur de riz
- akebia (mutong 木通) : un liang
- mandarine verte (qingju 青橘) : un liang, sans la pulpe
- écorce de racine de mûrier : un liang
- pivoine rouge : un liang
- costus : un demi-liang
Préparation et posologie : réduire en poudre, travailler au miel raffiné en pilules de la taille de graines de firmiana ; à chaque prise quinze à vingt pilules - l’homme les fait descendre avec du vin ; la femme, pour le sang et le souffle, les fait descendre avec une décoction de vinaigre.
3. Formule qui résout la fermeture-chaleur du vieillard (jie laoren remi fang 解老人熱秘方)
- gros aconit : une pièce, brûlé en gardant sa nature, broyé en poudre
Préparation et posologie : à chaque prise un qian, délayé dans du vin chaud.
Chapitre treize - Préface du traitement des vieillards par l’aliment
中文 Texte original en regard folio KR3e0021_WYG_001-35b
Les sages d’autrefois ont établi les drogues et les pierres pour traiter les cent maladies, parce que les cinq viscères prennent racine dans les cinq mouvements, et que les cinq mouvements ont pour principe l’engendrement et le vaincissement mutuels ; parce que le souffle nourricier et le souffle défensif prennent racine dans le yin et le yang, et que le yin et le yang ont pour principe l’accord et l’opposition. C’est pourquoi les dix mille êtres naissent tous en recevant du yin-yang et des cinq mouvements : ils ont les cinq couleurs, les cinq saveurs, le froid et le chaud, le bon et le poison. L’homme en prend la nature - couleur, saveur, chaleur, bonté et poison - la rapporte aux cinq mouvements, et en dispose pour faire des drogues qui traitent les cent maladies : pour le souffle qui suit les cinq mouvements, on fait drogue des êtres qui s’engendrent mutuellement pour le nourrir ; pour le souffle qui les contrarie, on fait drogue des êtres qui se vainquent mutuellement pour l’attaquer. Tantôt l’on draine la mère pour soulager le fils, tantôt l’on fortifie le fils pour tonifier la mère [35] : voilà l’art merveilleux d’employer les drogues. Le Classique dit : « le ciel et la terre sont les voleurs des dix mille êtres, l’homme est le voleur des dix mille êtres » [36] - et que l’homme vole les dix mille êtres, c’est le procédé de la nourriture.
Les êtres des eaux et des terres qui servent de boisson et de nourriture ne sont pas moins d’un millier d’espèces ; et leurs natures - cinq couleurs, cinq saveurs, froid et chaud, tonification et drainage - sont pareillement reçues du yin-yang et des cinq mouvements : en rien elles ne diffèrent des drogues. Dans l’ensemble, la règle d’emploi des drogues est : traiter le chaud par le froid, le froid par le chaud ; le plein, on le draine, le vide, on le tonifie - voilà le grand essentiel de l’emploi des drogues. Si l’homme connaît les natures des aliments et les emploie en les ajustant, c’est deux fois meilleur que les drogues. Or la nature des vieillards est de dédaigner les drogues et d’aimer les aliments : traiter la maladie par les aliments l’emporte sur l’usage des drogues. De plus, dans les maladies des vieillards, on se garde du vomissement et du lâchement : c’est par les aliments surtout qu’il convient de les traiter. Chaque fois qu’un vieillard a un mal, il convient de le traiter d’abord par les aliments ; si le traitement par l’aliment ne guérit pas, alors on lui prescrit les drogues - voilà la grande règle du soin des vieillards. C’est pourquoi qui traite bien la maladie ne vaut pas qui se garde bien du mal ; qui traite bien par les drogues ne vaut pas qui traite bien par les aliments. J’ai donc, à partir du Miroir du cœur des médecins des aliments (Shiyi xinjing 食醫心鏡), de la Matière médicale diététique (Shiliao bencao 食療本草), de la Règle essentielle de l’interprétation des aliments (Quanshi yaofa 詮食要法), des préparations des diverses écoles, ainsi que des procédés de traitement par l’aliment des Formules du bienfait sacré du Grand Repos (Taiping shenghui fang 太平聖恵方), réuni et classé les formules de traitement des vieillards par l’aliment, en ouvrant à chacune sa rubrique, pour traiter les cent maladies ; elles sont énumérées ci-dessous [37]. Que les fils y prêtent attention.
Chapitre quatorze - Formules traitant par l’aliment les divers maux des vieillards
中文 Texte original en regard folio KR3e0021_WYG_001-36b
Sommaire des dix-sept sections :
- formules traitant par l’aliment les vieillards, pour fortifier le souffle (益氣)
- formules traitant par l’aliment les yeux (眼目)
- formules traitant par l’aliment la surdité et les bourdonnements d’oreille (耳聾耳鳴)
- formules traitant par l’aliment les cinq fatigues et les sept blessures (五勞七傷)
- formules traitant par l’aliment les vacuités et les maigreurs (虚損羸瘦)
- formules traitant par l’aliment le souffle de Rate-Estomac faible (脾胃氣弱)
- formules traitant par l’aliment les écoulements-dysenteries (㵼痢)
- formules traitant par l’aliment la soif et la chaleur (渴熱)
- formules traitant par l’aliment les souffles d’eau (水氣)
- formules traitant par l’aliment les essoufflements et toux (喘𠻳)
- formules traitant par l’aliment le souffle du pied (脚氣)
- formules traitant par l’aliment les douleurs des reins et des pieds (腰脚疼痛)
- formules traitant par l’aliment les diverses mictions difficiles (諸淋)
- formules traitant par l’aliment les étouffements (噎塞)
- formules traitant par l’aliment les souffles de froid (冷氣)
- formules traitant par l’aliment les diverses hémorroïdes (諸痔)
- formules traitant par l’aliment les divers vents (諸風)
Section 1 - Formules traitant par l’aliment les vieillards, pour fortifier le souffle
中文 Texte original en regard folio KR3e0021_WYG_001-37a
Apparat : 8entrées de la nomenclature
- 牛乳方niuru fangFormule du lait de vacheToxicité : non mentionnee fiche comparative · lait-de-vache
- 法製猪肚方fazhi zhudu fangEstomac de porc préparé selon la règleToxicité : non mentionnee fiche comparative · estomac-de-porc
- 老人益氣牛乳方niuru fangFormule du lait de vache fortifiant le vieillardToxicité : non mentionnee fiche comparative · lait-de-vache
- 藥水飲牛取乳服食方yaoshui yin niu qu ru fangFormule pour abreuver la vache d'eau médicamenteuse et en prendre le laitToxicité : non mentionnee fiche comparative · formule-pour-abreuver-la-vache-d-eau-medicamenteuse-et-en-prendre-le-lait
Précaution : stalactite (zhongru 鍾乳) : une livre, de qualité supérieure, finement broyée ginseng : trois liang, sans la tête de rhizome réglisse : cinq liang, rôtie rougeâtre, coupée rehmannia séchée : trois liang astragale : deux liang, coupée eucommia (duzhong 杜仲) : trois liang, sans l'écorce ridée cistanche charnue (rou congrong 肉蓯蓉) : six liang poria blanc : cinq liang ophiopogon (maimendong 麥門冬) : quatre liang, sans le cœur igname (shuyu 薯蕷) : six liang dendrobium : deux liang, sans les racines, coupé Préparation et posologie : réduire les drogues en poudre ; dans trois dou d'eau, faire d'abord cuire sept sheng de millet en bouillie, la mettre dans un bassin, y prendre un liang de la poudre et remuer jusqu'à homogénéité, mêler un peu d'eau froide, et la donner à boire à une vache assoiffée jusqu'à satiété si ce n'est pas assez, lui en donner davantage ; abreuver une fois par jour ; quand la vache a soif, ne pas lui donner d'eau claire
- 枸把煎方gouqi jian fangDécoction de gojiToxicité : non mentionnee fiche comparative · lyciet-goji
- 法煮羊頭方fa zhu yangtou fangTête de mouton bouillie selon la règleToxicité : non mentionnee fiche comparative · t-te-de-mouton
Précaution : tête et pieds de mouton blanc : une garniture tête et pieds à flamber au feu de paille jusqu'à couleur jaune, puis gratter la cendre poivre : un demi liang poivre long (biba 萆苃) : un demi liang gingembre séché : un demi liang blanc de ciboule : un demi sheng, coupé fèves fermentées (chi 豉) : une demi livre Préparation et posologie : faire d'abord bouillir la tête et les pieds dans l'eau à demi cuits, y mettre les drogues et les cuire encore jusqu'à parfaite fonte ; ôter les os ; à jeun, manger à satiété selon l'appétit ; une garniture par jour, cesser au bout de sept garnitures ; interdire sept jours le cru, le froid, le vinaigre glissant, les cinq piquants, l'ancien, le pourri, le porc, la volaille
- 煎猪肪方jian zhufang fangDécoction de graisse de porcToxicité : non mentionnee fiche comparative · graisse-de-porc
- 油麵餺飥方you mian botuo fangNouilles plates à l'huileToxicité : non mentionnee fiche comparative · nouilles-plates-a-l-huile
1. Formule du lait de vache (niuru fang 牛乳方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard ; tonifie le vide et fortifie le souffle.
- lait de vache : cinq sheng
- poivre long en poudre (biba mo 蓽茇末) : un liang
Préparation et posologie : dans un vase d’argent, mêler trois sheng d’eau au lait et faire bouillir jusqu’à trois sheng ; verser ensuite dans une boîte de porcelaine ; avant chaque repas, en réchauffer une petite tasse et la prendre.
2. Estomac de porc préparé selon la règle (fazhi zhudu fang 法製猪肚方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard ; tonifie le vide, la maigreur et le manque de force.
- estomac de cochon châtré (fenzhu du 獖猪肚) : une pièce, lavée comme pour la nourriture
- ginseng : un demi-liang, sans la tête de rhizome
- gingembre séché : deux qian, préparé à la torréfaction et coupé
- poivre : deux qian - ôter les yeux et les grains non ouverts, sauter légèrement pour ôter l’humidité
- blanc de ciboule : sept tiges, sans les barbes, coupées
- riz gluant : trois ge
Préparation et posologie : piler les drogues en poudre, les mêler au riz jusqu’à bon accord, les mettre dans l’estomac de porc, le coudre sans laisser fuir le souffle, puis le cuire dans cinq sheng d’eau au récipient à petit feu jusqu’à parfaite fonte ; prendre à jeun, laisser tiédir ; puis boire une tasse moyenne de vin réchauffé.
3. Formule du lait de vache fortifiant le vieillard (niuru fang 老人益氣牛乳方)
Le lait de vache convient par excellence au vieillard : il tonifie harmonieusement les vaisseaux de sang, fortifie le cœur, fait croître les chairs, rend le corps de l’homme sain et robuste, humecte et rend lisse, éclaire visage et regard, réjouit la volonté qui ne se flétrit pas. C’est pourquoi le fils doit le lui fournir sans cesse pour nourriture ordinaire - soit en galettes de lait (rubing 乳餅), soit en lait rompu (duanru 㫁乳) [38] - et toujours en faire à sa volonté, à satiété : cette chose l’emporte de beaucoup sur la viande.
4. Formule pour abreuver la vache d’eau médicamenteuse et en prendre le lait (yaoshui yin niu qu ru fang 藥水飲牛取乳服食方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard dans le soin de la vieillesse.
-
stalactite (zhongru 鍾乳) : une livre, de qualité supérieure, finement broyée
-
ginseng : trois liang, sans la tête de rhizome
-
réglisse : cinq liang, rôtie rougeâtre, coupée
-
rehmannia séchée : trois liang
-
astragale : deux liang, coupée
-
eucommia (duzhong 杜仲) : trois liang, sans l’écorce ridée
-
cistanche charnue (rou congrong 肉蓯蓉) : six liang
-
poria blanc : cinq liang
-
ophiopogon (maimendong 麥門冬)
-
: quatre liang, sans le cœur
-
igname (shuyu 薯蕷) : six liang
-
dendrobium : deux liang, sans les racines, coupé
Préparation et posologie : réduire les drogues en poudre ; dans trois dou d’eau, faire d’abord cuire sept sheng de millet en bouillie, la mettre dans un bassin, y prendre un liang de la poudre et remuer jusqu’à homogénéité, mêler un peu d’eau froide, et la donner à boire à une vache assoiffée jusqu’à satiété - si ce n’est pas assez, lui en donner davantage ; abreuver une fois par jour ; quand la vache a soif, ne pas lui donner d’eau claire. Au matin, prendre le lait de la vache et le prendre, cru ou cuit, à volonté. La vache doit être âgée de plus de trois ans et de moins de sept ans, d’une couleur jaune pure de préférence, les autres couleurs étant inférieures. Laisser le veau boire régulièrement de son lait : si le veau refuse d’en boire, c’est que ce lait agite le souffle et ne peut être pris. Interdire l’ail, le porc, le poisson, le cru, le froid, l’ancien et le pourri. La vache laitière doit être tenue dans la propreté, lavée et brossée, abreuvée et nourrie selon la règle, et soigneusement surveillée.
5. Décoction de goji (gouqi jian fang 枸把煎方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard que de fréquentes maladies graves ont rendu vide et maigre sans pouvoir reprendre force ; il convient de prendre ce qui suit.
- racine de goji fraîche (sheng gouqi gen 生枸把根) : un dou, finement coupée, bouillie dans cinq dou d’eau jusqu’à un dou et demi et clarifiée
- os de l’épine d’un mouton blanc : une pièce [39], pilé en morceaux
Préparation et posologie : mettre les drogues à bouillir à petit feu jusqu’à cinq sheng, en jeter le marc, les recueillir dans une boîte de porcelaine ; à chaque prise, un ge avec une petite tasse de vin réchauffé ensemble ; prendre tiède avant chaque repas.
6. Tête de mouton bouillie selon la règle (fa zhu yangtou fang 法煮羊頭方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard ; tonifie les cinq fatigues, les sept blessures, les vacuités.
- tête et pieds de mouton blanc : une garniture - tête et pieds à flamber au feu de paille jusqu’à couleur jaune, puis gratter la cendre
- poivre : un demi-liang
- poivre long (biba 萆苃) : un demi-liang
- gingembre séché : un demi-liang
- blanc de ciboule : un demi-sheng, coupé
- fèves fermentées (chi 豉) : une demi-livre
Préparation et posologie : faire d’abord bouillir la tête et les pieds dans l’eau à demi cuits, y mettre les drogues et les cuire encore jusqu’à parfaite fonte ; ôter les os ; à jeun,
manger à satiété selon l’appétit ; une garniture par jour, cesser au bout de sept garnitures ; interdire sept jours le cru, le froid, le vinaigre-glissant, les cinq piquants, l’ancien, le pourri, le porc, la volaille.
7. Décoction de graisse de porc (jian zhufang fang 煎猪肪方)
Indication : traite le vieillard en grand vide, maigre et harassé à l’extrême ; il convient de la prendre.
- graisse de porc (zhufang 猪肪) : une demi-livre, qu’elle ne s’immerge pas dans l’eau [40]
Préparation et posologie : mettre avec une tige de blanc de ciboule à fondre dans le poêlon jusqu’à ce que la ciboule jaunisse, et cesser ; attendre qu’elle soit aussi tiède que le corps ; à jeun, en prendre à plusieurs reprises jusqu’à épuisement ; se couvrir chaud et rester couché jusqu’après l’heure de l’après-midi, puis prendre une bouillie blanche pour ajuster ; trois jours après, il convient de prendre la soupe au foie de mouton.
Soupe au foie de mouton (yanggan geng fang 羊肝羮方) :
- foie de mouton : une pièce, sans les tendons ni les membranes, finement coupé
- chair de l’épine de mouton (yangji [&KR1569;] rou 羊脊&KR1569;肉) : deux filets, finement coupés [41]
- poudre de levain (qumo 麴末) : un demi-liang
- racine de goji : cinq livres, coupée, bouillie dans un dou et demi d’eau jusqu’à quatre sheng, le marc jeté
Préparation et posologie : avec le jus de goji, cuire le foie et le reste jusqu’à parfaite fonte, y ajouter une petite tasse de sauce de fèves fermentées et sept tiges de blanc de ciboule coupées, harmoniser aux cinq saveurs en soupe ; manger à jeun ; les trois jours suivants, garder la même prudence que ci-dessus.
8. Nouilles plates à l’huile (you mian botuo fang 油麵餺飥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard ; tonifie les fatigues de vide.
- huile de sésame crue (sheng huma you 生胡麻油) : une livre
- eau claire de rinçage de riz jing de Zhejiang (zhejingmi ganqing 浙粳米泔清) : une livre [42]
Préparation et posologie : mettre les deux ingrédients à cuire à petit feu jusqu’à ce que l’eau de rinçage soit tout évaporée, et cesser ; mettre en réserve ; en prendre
avec deux ge d’eau salée pour pétrir la farine en nouilles plates (botuo 餺飥) [43], les cuire jusqu’à cuisson, y mettre les cinq saveurs et les manger.
Section 2 - Formules traitant par l’aliment les yeux
中文 Texte original en regard folio KR3e0021_WYG_001-40b
Apparat : 11entrées de la nomenclature
- 猪肝羮方zhugan geng fangSoupe au foie de porc qui tonifie le foieToxicité : non mentionnee fiche comparative · soupe-au-foie-de-porc-qui-tonifie-le-foie
- Variante - foie de mouton noir (qing yanggan fang)Toxicité : non mentionnee fiche comparative · foie-de-chevre-verte
- 葱子方congzi fangVariante - graines de cibouleToxicité : non mentionnee fiche comparative · variante-graines-de-ciboule
- 馬齒實拌葱䜴粥方machishi ban cong chi zhou fangBouillie de graines de pourpier mêlée de ciboule et de fèves fermentéesToxicité : non mentionnee fiche comparative · bouillie-de-graines-de-pourpier-melee-de-ciboule-et-de-feves-fermentees
- 烏雞肝粥方wuji gan zhou fangBouillie au foie de poule noireToxicité : non mentionnee fiche comparative · bouillie-au-foie-de-poule-noire
- 蒼耳粥方cang'er zhou fangBouillie de lampourdeToxicité : non mentionnee fiche comparative · lampourde
- 梔子仁粥方zhiziren zhou fangBouillie au grain de gardéniaToxicité : non mentionnee fiche comparative · bouillie-au-grain-de-gardenia
- 雞頭實粥方jitoushi zhou fangBouillie aux grains d'euryaleToxicité : non mentionnee fiche comparative · euryale-litt-t-te-de-poulet
- 蔓菁粥方manjing zhou fangBouillie de navet qui tonifie le centreToxicité : non mentionnee fiche comparative · navet
- 蓮實粥方lianshi zhou fangBouillie aux graines de lotusToxicité : non mentionnee fiche comparative · graine-de-lotus
- 竹葉粥方zhuye zhou fangBouillie aux feuilles de bambouToxicité : non mentionnee fiche comparative · bouillie-aux-feuilles-de-bambou
1. Soupe au foie de porc qui tonifie le foie (zhugan geng fang 猪肝羮方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard dont le viscère du Foie est vide et faible, qui regarde au loin sans force.
- foie de porc : une pièce, finement coupé, sans les tendons ni les membranes
- blanc de ciboule : une poignée, sans les barbes, coupée
- œufs de poule : deux pièces
Préparation et posologie : cuire en soupe dans le jus de fèves fermentées ; sur le point d’être prête, casser les œufs et les jeter dedans ; manger.
2. Variante - foie de mouton noir (qing yanggan fang)
- foie de mouton au poil noir : une pièce, finement coupé, cuit dans l’eau et égoutté
Préparation et posologie : manger harmonisé de sel, de sauce et de vinaigre ; effet immédiat.
3. Variante - graines de ciboule (congzi fang 葱子方)
- graines de ciboule : un demi-sheng, sautées à point
Préparation et posologie : réduire en poudre ; à chaque prise une cuillerée dans deux grandes tasses d’eau, bouillir jusqu’à une tasse, jeter le marc, y mettre du riz et cuire en bouillie ; manger.
4. Bouillie de graines de pourpier mêlée de ciboule et de fèves fermentées (machishi ban cong chi zhou fang 馬齒實拌葱䜴粥方)
Indication : traite par l’aliment chez le vieillard la voile verdâtre et blanchâtre de l’œil (qingbai yi 青白翳) ; clarifie l’œil, écarte le souffle pervers, facilite le gros intestin, chasse le froid et le chaud.
- graines de pourpier (machishi 馬齒實) : un sheng
Préparation et posologie : réduire en poudre ; à chaque prise une cuillerée ; cuire une bouillie de ciboule et de fèves fermentées, les mêler en remuant et manger ; l’herbe de pourpier elle-même, en soupe ou en bouillie,
est également très bonne pour clarifier l’œil.
5. Bouillie au foie de poule noire (wuji gan zhou fang 烏雞肝粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard dont le viscère du Foie est vent-vide, aux yeux obscurcis.
- foie de poule noire : une pièce, finement coupé
Préparation et posologie : mêler de fèves fermentées au riz et cuire en soupe-bouillie ; manger.
6. Bouillie de lampourde (cang’er zhou fang 蒼耳粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard aux yeux sombres qui n’éclairent pas.
Préparation et posologie : piler les fruits de lampourde (cang’erzi 蒼耳子) jusqu’à bouillie, les exprimer au linge et les filtrer avec un sheng d’eau pour en prendre le jus, le mêler au riz et cuire en bouillie ; manger ; ou l’employer en poudre bouillie, ce qui vaut également.
7. Bouillie au grain de gardénia (zhiziren zhou fang 梔子仁粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard aux yeux que la chaleur enflammée rend rouges, rugueux et douloureux.
- grain de gardénia (zhiziren 梔子仁) : un liang
Préparation et posologie : réduire en poudre, partager en quatre prises ; pour chaque prise, cuire une bouillie avec trois ge de riz et, sur le point d’être prête, y mettre une part de poudre de gardénia, remuer jusqu’à homogénéité et manger.
8. Bouillie aux grains d’euryale (jitoushi zhou fang 雞頭實粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard ; fortifie l’essence et le souffle, affermit la volonté, aiguise oreilles et yeux.
- grains tête-de-poulet (jitoushi 雞頭實, = qianshi 芡實, euryale) : trois ge
Préparation et posologie : cuire jusqu’à cuisson, ôter les coques, broyer en pâte ; mettre un ge de riz jing et cuire en bouillie ; manger à jeun.
9. Bouillie de navet qui tonifie le centre (manjing zhou fang 蔓菁粥方)
Indication : traite le vieillard ; tonifie le centre, clarifie l’œil, facilite l’urine.
- graines de navet (manjingzi 蔓菁子) : deux ge
- riz jing : trois ge
Préparation et posologie : les piler, les mettre dans deux grandes tasses d’eau, les exprimer et filtrer pour en prendre le jus, y mettre le riz et cuire en bouillie ; manger à jeun.
10. Bouillie aux graines de lotus (lianshi zhou fang 蓮實粥方)
Indication : traite le vieillard ; fortifie oreilles et yeux et rend l’esprit clair, tonifie le centre, affermit la volonté.
- graines de lotus : un demi-liang, pelées, finement coupées
- riz gluant : trois ge
Préparation et posologie : cuire d’abord les graines de lotus dans l’eau jusqu’à cuisson, puis mettre le riz gluant et faire la bouillie ; sur le point d’être prête, y mettre les graines de lotus, remuer jusqu’à homogénéité et manger chaud.
11. Bouillie aux feuilles de bambou (zhuye zhou fang 竹葉粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard ayant vent et chaleur au diaphragme, tête et yeux rouges et douloureux, yeux rouges et voilés [44].
- feuilles de bambou : cinquante pièces, lavées propre
- gypse (shigao 石膏) : trois liang
- sucre de sable (shatang 沙糖) : un liang
- riz jing de Zhejiang : trois ge
Préparation et posologie : bouillir dans trois grandes tasses d’eau les deux ingrédients - gypse et feuilles de bambou - jusqu’à deux tasses, jeter le marc, clarifier, en employer
le liquide pour cuire la bouillie ; à cuisson, y mettre le sucre et manger.
Section 3 - Formules traitant par l’aliment la surdité et les bourdonnements d’oreille
中文 Texte original en regard folio KR3e0021_WYG_001-43a
Apparat : 5entrées de la nomenclature
- 磁石猪腎羮方cishi zhuzhen geng fangSoupe de rognons de porc à la magnétiteToxicité : non mentionnee fiche comparative · soupe-de-rognons-de-porc-a-la-magnetite
- 鹿腎粥方lushen zhou fangBouillie aux rognons de cerfToxicité : non mentionnee fiche comparative · rognons-de-cerf
- 烏雞膏粥方wuji gao zhou fangBouillie à la graisse de poule noireToxicité : non mentionnee fiche comparative · bouillie-a-la-graisse-de-poule-noire
- 鯉魚腦髓粥方liyu naosui zhou fangBouillie à la cervelle de carpeToxicité : non mentionnee fiche comparative · bouillie-a-la-cervelle-de-carpe
- 猪腎粥方zhushen zhou fangBouillie aux rognons de porcToxicité : non mentionnee fiche comparative · bouillie-aux-rognons-de-porc
1. Soupe de rognons de porc à la magnétite (cishi zhuzhen geng fang 磁石猪腎羮方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard souffrant de surdité de longue date ; nourrit les viscères du Rein, affermit le souffle des os.
- magnétite (cishi 磁石) : une livre, pilée en morceaux, lavée à l’eau, sans le rouge, enveloppée de soie
- rognons de porc : une paire, sans la graisse ni les membranes, finement coupés
Préparation et posologie : bouillir la magnétite dans cinq sheng d’eau jusqu’à deux sheng, retirer la magnétite, y jeter les rognons et les accorder ; les accommoder en soupe de ciboule, fèves fermentées, gingembre et poivre ; manger à jeun ; en bouillie ou avec du vin, cela convient aussi ; la magnétite se conserve et se réutilise selon la même méthode.
2. Bouillie aux rognons de cerf (lushen zhou fang 鹿腎粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard dont le souffle du Rein est vide et blessé, à la surdité.
- rognons de cerf : une paire, sans la graisse ni les membranes, coupés
- riz jing : trois ge
Préparation et posologie : mêler dans le jus de fèves fermentées et cuire en bouillie, y mettre les cinq saveurs et accorder selon la règle ; manger à jeun ; en soupe ou en vin, cela convient aussi.
3. Bouillie à la graisse de poule noire (wuji gao zhou fang 烏雞膏粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard dont le souffle des cinq viscères est encombré, à la surdité.
- graisse de poule noire (wuji zhi 烏雞脂) : un liang
- riz jing : trois ge
Préparation et posologie : mêler et cuire en bouillie, y mettre les cinq saveurs et accorder ; manger à jeun ; la graisse de poule noire mêlée à du vin et bue, cela vaut également.
4. Bouillie à la cervelle de carpe (liyu naosui zhou fang 鯉魚腦髓粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard dont la surdité ne guérit pas.
- cervelle-moelle de carpe : deux liang
- riz jing : trois ge
Préparation et posologie : cuire en bouillie, accorder aux cinq saveurs, manger à jeun.
5. Bouillie aux rognons de porc (zhushen zhou fang 猪腎粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard dont le souffle des viscères du Rein est épuisé, à la surdité.
- rognons de porc : un liang, sans les membranes, finement coupés
- blanc de ciboule : deux tiges, sans les barbes, coupées
- ginseng : un fen, sans la tête de rhizome
- saposhnikovie : un fen, sans la tête de rhizome
- riz jing : deux ge
- bulbes de xie (xiebai 薤白) : sans les tiges ni les barbes
Préparation et posologie : mettre dans la marmite, avec l’eau, les drogues en poudre, le riz, les ciboules et les bulbes de xie ; faire cuire et, sur le point d’être prête, écarter le centre de la bouillie, y verser les rognons sans remuer, laisser cuire à petit feu encore un bon moment, y mettre les cinq saveurs, prendre à jeun.
Section 4 - Formules traitant par l’aliment les cinq fatigues et les sept blessures
中文 Texte original en regard folio KR3e0021_WYG_001-44b
Apparat : 3entrées de la nomenclature
- 雌雞粥方ciji zhou fangBouillie à la pouleToxicité : non mentionnee fiche comparative · bouillie-a-la-poule
- 羊腎蓯蓉羮方yangshen congrong geng fangSoupe aux rognons de mouton et à la cistancheToxicité : non mentionnee fiche comparative · soupe-aux-rognons-de-mouton-et-a-la-cistanche
- 鹿腎粥方lushen zhou fangBouillie aux rognons de cerfToxicité : non mentionnee fiche comparative · rognons-de-cerf
1. Galettes qui réchauffent les reins et fortifient la voie du yang (nuanyao zhuangyangdao bingzi fang 暖腰壯陽道餅子方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard aux cinq fatigues et sept blessures, au froid et au vide du foyer inférieur, aux fuites d’essence dans l’urine ; il convient de les manger.
- aconit : un liang, préparé à la torréfaction, pelé de peau et ombilic
- levain divin (shenmianqu 神麵麴) : trois liang
- gingembre séché : un liang, préparé à la torréfaction, coupé
- cœur de cannelle (guixin 桂心) : un liang
- schisandra : un liang
- cistanche charnue : un liang et demi, trempée une nuit dans le vin, raclée de l’écorce ridée, rôtie sèche
- cuscute (tusizi 兎絲子) : un liang, trempée trois jours dans le vin, séchée au soleil, réduite en poudre
- moelle de mouton : deux liang
- gros jujubes : vingt pièces, bouillis, sans peau ni noyau
- beurre fondu (su 酥) : deux liang
- miel : quatre liang
- farine blanche : une livre
- lait de vache jaune : une livre et demie
- poivre de Han (hanjiao 漢椒) : un demi-liang, sans les yeux ni les grains fermés, légèrement sauté pour ôter l’humidité
Préparation et posologie : réduire en poudre, mettre dans la farine, harmoniser avec le beurre, le miel, la moelle et le lait, ajouter la chair des jujubes, pétrir à point dans une jatte,
la couvrir sans laisser entrer le vent ; au bout d’une demi-journée, la ressortir, la pétrir encore à point, l’étendre en grosses galettes, les piquer avec des baguettes, et les mettre aussitôt dans la chambre du four [&KR1582;] [45], les rôtir au feu d’en haut et d’en bas jusqu’à cuisson ; chaque jour à jeun, en manger cinq. Une variante y met du levain pour les mêler, ce qui vaut encore mieux.
2. Bouillie à la poule (ciji zhou fang 雌雞粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard aux cinq fatigues et sept blessures ; fortifie l’origine inférieure, rend forte la mer du souffle ; prise un mois et plus, la chair et les muscles se remplissent, le vieillard redevient jeune homme ; il convient de la prendre.
- poule rousse : une pièce, plumée, sans les entrailles
- cistanche charnue : un liang, trempée une nuit dans le vin, raclée de l’écorce ridée, coupée
- igname fraîche : un liang, coupée
- asafoetida (awei 阿魏) : un peu, raffinée
- riz jing : deux ge, lavé à l’entrée
Préparation et posologie : cuire d’abord la poule jusqu’à fonte, briser les os, en prendre le jus ; y mettre le riz, la viande de la poule, la cistanche et le reste,
et cuire le tout en bouillie ; y mettre les cinq saveurs ; manger à jeun.
3. Soupe aux rognons de mouton et à la cistanche (yangshen congrong geng fang 羊腎蓯蓉羮方)
Indication : traite les cinq fatigues et sept blessures, le souffle yang affaibli, reins et pieds sans force ; il convient de la manger.
- rognons de mouton : une paire, sans tendons, membranes ni graisse, finement coupés
- cistanche charnue : un liang, trempée une nuit dans le vin, raclée de l’écorce ridée, finement coupée
Préparation et posologie : mêler les drogues en soupe, y mettre blanc de ciboule, sel et poudre des cinq saveurs, tout selon la règle ordinaire ; prendre à jeun.
4. Bouillie aux rognons de cerf (lushen zhou fang 鹿腎粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard aux cinq fatigues et sept blessures, au souffle yang affaibli ; fortifie et grandit le souffle et la force.
- rognons de cerf : une paire, sans graisse ni membranes, finement coupés
- cistanche charnue : deux liang, trempée une nuit dans le vin, raclée de la peau, coupée
- riz jing : trois ge
Préparation et posologie : cuire d’abord le riz en bouillie dans deux tasses d’eau ; sur le point d’être prête, y mettre les rognons de cerf, la cistanche, la ciboule… [46]
Section 5 - Formules traitant par l’aliment les vacuités et les maigreurs du vieillard
中文 Texte original en regard folio KR3e0021_WYG_001-46a
Apparat : 5entrées de la nomenclature
- 雀兒粥方que'er zhou fangBouillie aux moineauxToxicité : non mentionnee fiche comparative · moineau
- 骨汁煮餅方guzhi zhu bing fangPain cuit au jus d'osToxicité : non mentionnee fiche comparative · pain-cuit-au-jus-d-os
- 羊肉粥方yangrou zhou fangBouillie au moutonToxicité : non mentionnee fiche comparative · mouton
- 雞子索餅方jizi suobing fangNouilles-cordes à l'œufToxicité : non mentionnee fiche comparative · uf-de-poule
- 石英水煮粥方shiying shui zhu zhou fangBouillie cuite à l'eau de quartzToxicité : non mentionnee fiche comparative · bouillie-cuite-a-l-eau-de-quartz
1. Bouillie aux moineaux (que’er zhou fang 雀兒粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard aux viscères vacuits et blessés, maigre, au souffle yang las et faible.
- moineaux : cinq pièces, préparés comme pour la nourriture, finement coupés
- millet : un ge
- blanc de ciboule : trois tiges, coupées
Préparation et posologie : sauter d’abord la chair des moineaux, puis y mettre un ge de vin et cuire un peu, y mettre deux grandes tasses et demie d’eau, y mettre le millet et cuire en bouillie ; sur le point d’être prête, y mettre le blanc de ciboule et les cinq saveurs, attendre la cuisson, prendre à jeun.
2. Pain cuit au jus d’os (guzhi zhu bing fang 骨汁煮餅方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard aux vacuités et maigreurs, au froid ancien du foyer inférieur, aux yeux voilés, à la surdité.
- gros os de queue de mouton : une pièce, bouilli dans cinq grandes tasses d’eau, jusqu’à deux grandes tasses et demie de jus
- blanc de ciboule : cinq tiges, sans les barbes, coupées
- farine : trois liang
- écorce de mandarine vieillie : un liang, trempée à l’eau bouillante,
sans la pulpe blanche, séchée au feu doux
- chair de mouton : quatre liang, finement coupée
- schizonepeta : une poignée
Préparation et posologie : cuire le tout au jus d’os en cinq à sept bouillons, jeter le marc ; prendre un peu de ce jus pour pétrir la farine en nouilles-cordes (suobing 索餅) [47], les remettre cuire dans le jus avec la chair de mouton, y mettre les cinq saveurs, prendre à jeun.
3. Bouillie au mouton (yangrou zhou fang 羊肉粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard aux vacuités et maigreurs ; aide le yang, fortifie tendons et os.
- chair de mouton : deux livres
- astragale : un liang, coupée crue
- ginseng : un liang, sans la tête de rhizome
- poria blanc : un liang
- jujubes : cinq pièces
- riz jing : trois ge
Préparation et posologie : dégraisser d’abord la viande de sa peau, en garder quatre liang de belle chair de longe finement coupée ; les une livre et douze liang restantes, les bouillir dans cinq grandes tasses d’eau avec l’astragale et les autres drogues, en prendre trois tasses de jus, jeter le marc ;
y mettre le riz et cuire en bouillie ; sur le point d’être prête, y mettre la viande crue coupée, cuire encore, y mettre les cinq saveurs et accorder ; manger à jeun.
4. Nouilles-cordes à l’œuf (jizi suobing fang 雞子索餅方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard aux vacuités et maigreurs ; rend l’homme gras et blanc, avec le lustre de la peau.
- farine blanche : quatre liang
- œufs de poule : quatre liang
- chair de mouton blanche : quatre liang, sautée en bouillon de viande (huo 臛)
Préparation et posologie : pétrir la farine avec le blanc des œufs, en faire des nouilles-cordes, les cuire à point dans le jus de fèves fermentées, y mettre les cinq saveurs et accorder au bouillon ; manger à jeun.
5. Bouillie cuite à l’eau de quartz (shiying shui zhu zhou fang 石英水煮粥方)
Indication : traite chez le vieillard le souffle du Rein blessé, l’inertie du yin, les fixations et les vents-humidités, les douleurs des membres et des articulations qui empêchent de tenir les objets.
- quartz blanc (bai shiying 白石英) : vingt liang
- magnétite : trente liang, brisée au marteau
Préparation et posologie : tremper les drogues dans deux dou d’eau dans un vase, les installer en pleine rosée, enlever le couvercle la nuit pour qu’elles reçoivent le souffle des étoiles et de la lune [48] ; chaque jour, prendre de cette eau pour faire soupes et bouillies ainsi que pour bouillir thé et potions - on l’emploie à tout ; un sheng pris, un sheng ajouté ; ainsi au bout d’une année tous les vents guérissent, le souffle et la force s’affermissent, le visage devient comme celui d’un jeune garçon.
Section 6 - Formules traitant par l’aliment le souffle de Rate-Estomac faible
中文 Texte original en regard folio KR3e0021_WYG_001-47b
Apparat : 12entrées de la nomenclature
- 羊肉索餅方yangrou suobing fangNouilles-cordes au moutonToxicité : non mentionnee fiche comparative · mouton
- 鯽魚熟鱠方jiyu shu kuai fangCarassin cuit émincéToxicité : non mentionnee fiche comparative · carassin
- 藿菜羮方huocai geng fangSoupe aux feuilles de haricotToxicité : non mentionnee fiche comparative · feuilles-de-legumineuse
- 醸猪肚方niang zhudu fangEstomac de porc farciToxicité : non mentionnee fiche comparative · estomac-de-porc
- 雞子餺飥方jizi botuo fangNouilles plates à l'œufToxicité : non mentionnee fiche comparative · uf-de-poule
- 麴末索餅子方qumo suobingzi fangNouilles-cordes à la poudre de levainToxicité : non mentionnee fiche comparative · levain-ferment-de-brassage
- 羊脊粥方yangji zhou fangBouillie à l'épine de moutonToxicité : non mentionnee fiche comparative · bouillie-a-l-epine-de-mouton
- 羊血方yangxue fangFormule du sang de moutonToxicité : non mentionnee fiche comparative · sang-de-mouton
- 粟米粥方sumi zhou fangBouillie de milletToxicité : non mentionnee fiche comparative · millet
- 生薑湯方shengjiang tang fangDécoction de gingembre fraisToxicité : non mentionnee fiche comparative · gingembre-frais
- 虎肉炙方hurou zhi fangRôti de tigreToxicité : non mentionnee fiche comparative · tigre
- 黄雌雞餛飩方huang ciji huntun fangRaviolis à la poule rousseToxicité : non mentionnee fiche comparative · raviolis-a-la-poule-rousse
1. Nouilles-cordes au mouton (yangrou suobing fang 羊肉索餅方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle de Rate-Estomac faible, qui mange peu, aux quatre membres las et sans force, jaune et maigre.
- chair de mouton blanche : quatre liang
- farine blanche : six liang
- jus de gingembre frais : deux ge
Préparation et posologie : pétrir la farine avec le jus de gingembre ; couper la viande en bouillon, y mettre les cinq saveurs, poivre et ciboule, cuire à point ; manger à jeun ; une prise par jour, faite comme à l’ordinaire, vaut encore mieux.
2. Carassin cuit émincé (jiyu shu kuai fang 鯽魚熟鱠方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle de Rate-Estomac faible, à qui boisson et nourriture ne descendent pas, vacuité, faiblesse, maigreur, souffle et force déclinés, incapable de marcher.
- chair de carassin : une demi-livre, finement émincée (kuai 鱠) [49]
Préparation et posologie : la jeter dans le jus de fèves fermentées, la cuire à point, y mettre poivre, aneth (shiluo 蒔蘿), gingembre et écorce de mandarine en poudre, ainsi que les cinq saveurs ; manger à jeun ; la prendre souvent est meilleur encore.
3. Soupe aux feuilles de haricot (huocai geng fang 藿菜羮方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle de Rate-Estomac faible, qui mange peu, maigre et las.
- feuilles de haricot (huocai 藿菜) [50] : quatre liang, coupées
- chair de carassin : cinq liang
Préparation et posologie : cuire en soupe, y mettre les cinq saveurs, poivre et gingembre, et épaissir d’un peu de farine ; manger à jeun ; la prendre régulièrement tous les trois à cinq jours tonifie extrêmement.
4. Estomac de porc farci (niang zhudu fang 醸猪肚方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle de Rate-Estomac faible, incapable de manger, très las et sans force.
- estomac de porc : une pièce, grasse, proprement lavée
- poudre de ginseng : un demi-liang
- poudre d’écorce de mandarine : un demi-liang
- rate de porc : deux pièces, finement coupées
- riz cuit : un demi-bol
- blanc de ciboule : une demi-poignée
Préparation et posologie : mettre le tout dans l’estomac de porc, le mêler, y mettre poivre, sauce et cinq saveurs, puis coudre l’ouverture et le cuire à la vapeur jusqu’à
parfaite fonte ; à jeun, le manger peu à peu ; on peut en faire trois ou deux portions ; tonifie aussi les fatigues.
5. Nouilles plates à l’œuf (jizi botuo fang 雞子餺飥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle de Rate-Estomac faible, qui mange peu, marche sans force, jaune, maigre, le souffle faible, qui à la vue des aliments sent monter l’envie de vomir.
- œufs de poule : trois pièces
- farine blanche : cinq liang
- chair de mouton blanche : cinq liang, en bouillon
Préparation et posologie : pétrir la farine avec le blanc des œufs, la faire selon la règle ordinaire en nouilles plates, la cuire à point aux cinq saveurs ; manger à jeun, une prise par jour ; la faire souvent tonifie extrêmement le vide.
6. Nouilles-cordes à la poudre de levain (qumo suobingzi fang 麴末索餅子方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle de Rate-Estomac faible, aux aliments non digérés, maigre, sans force à ses mouvements, dormant beaucoup.
- poudre de levain : deux liang, pilée en farine
- farine blanche : cinq liang
- jus de gingembre frais : trois liang
- chair de mouton blanche : deux liang, en bouillon
Préparation et posologie : pétrir la poudre de levain avec le jus de gingembre et la farine, en faire [les nouilles] ; ajouter le bouillon de mouton, y mettre sauce, poivre et cinq saveurs, cuire à point ; manger à jeun, une prise par jour ; à la prendre souvent, plus grand est le bénéfice.
7. Bouillie à l’épine de mouton (yangji zhou fang 羊脊粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle de Rate-Estomac faible, blessé par les fatigues, à qui les aliments ne descendent pas.
- gros os de l’épine de mouton : une pièce, grasse, brisée au marteau
- millet liang vert (qingliangmi 青粱米) : quatre ge, proprement lavé
Préparation et posologie : bouillir dans cinq sheng d’eau jusqu’à deux sheng de jus, y mettre le millet et cuire en bouillie ; manger à jeun ; on peut y mettre les cinq saveurs ; à la prendre souvent, ses effets sont difficiles à égaler, très efficace.
8. Formule du sang de mouton (yangxue fang 羊血方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle de Rate-Estomac faible, aux haut-le-cœur à sec, incapable de manger.
- sang de mouton : une livre, frais, fait en tranches avec farine et sauce
- blanc de ciboule : une poignée
- farine blanche : quatre liang, étendue et coupée
Préparation et posologie : cuire le sang jusqu’à cuisson et le manger peu à peu ; trois à cinq prises ont extrême efficacité, peuvent tonifier les viscères.
9. Bouillie de millet (sumi zhou fang 粟米粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle de Rate-Estomac faible, aux vomissements de vacuité, à qui les aliments ne descendent pas, maigrissant peu à peu.
- millet : quatre ge, proprement lavé
- farine blanche : quatre liang
Préparation et posologie : mêler le millet à la farine jusqu’à homogénéité, cuire en bouillie ; manger à jeun, une prise par jour ; nourrit extrêmement le souffle du Rein, harmonise l’estomac.
10. Décoction de gingembre frais (shengjiang tang fang 生薑湯方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à qui les aliments ne descendent pas, ou qui vomit à rebours, vide et faible.
- gingembre frais : deux liang, pelé, finement coupé
- eau de grains fermentés (jiangshui 漿水) : un sheng
Préparation et posologie : mêler un peu de sel, bouillir jusqu’à sept ge ; à jeun, la faire souvent ouvre l’estomac et fait entrer les aliments.
11. Rôti de tigre (hurou zhi fang 虎肉炙方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la Rate et à l’Estomac vides et faibles, dégoûté, sans envie de boire ni manger, vomissant souvent.
- viande de tigre : une demi-livre, coupée en tranches
- blanc de ciboule : une demi-poignée, finement coupée
Préparation et posologie : accorder de poivre, sauce et cinq saveurs, la rôtir, la manger à jeun - froide vaut mieux ; on ne peut la manger chaude : cela gâte les dents.
12. Raviolis à la poule rousse (huang ciji huntun fang 黄雌雞餛飩方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle de Rate-Estomac faible, qui mange peu, flétri et maigre.
- chair de poule rousse : cinq liang
- farine blanche : sept liang
- blanc de ciboule : deux ge, finement coupé
Préparation et posologie : avec la viande coupée faire les raviolis (huntun 餛飩), y mettre poivre, sauce et cinq saveurs accordés, cuire à point ; manger à jeun, une prise par jour ; tous fortifient les viscères, réjouissent et lissent le visage.
Section 7 - Formules traitant par l’aliment les écoulements-dysenteries du vieillard
中文 Texte original en regard folio KR3e0021_WYG_001-51a
Apparat : 9entrées de la nomenclature
- 赤石脂餺飥方chishizhi botuo fangNouilles plates au kaolin rougeToxicité : non mentionnee fiche comparative · nouilles-plates-au-kaolin-rouge
- 黄雌雞炙方huang ciji zhi fangPoule rousse rôtieToxicité : non mentionnee fiche comparative · raviolis-a-la-poule-rousse
- 猪肝煎zhugan jianFoie de porc rissoléToxicité : non mentionnee fiche comparative · soupe-au-foie-de-porc-qui-tonifie-le-foie
- 椒麵粥方jiao mian zhou fangBouillie poivre-farineToxicité : non mentionnee fiche comparative · bouillie-poivre-farine
- 甘草湯方gancao tang fangDécoction de réglisseToxicité : non mentionnee fiche comparative · r-glisse
- 鯽魚粥方jiyu zhou fangBouillie au carassinToxicité : non mentionnee fiche comparative · carassin
- 薤白粥方xiebai zhou fangSoupe aux bulbes de xieToxicité : non mentionnee fiche comparative · bulbe-blanc-de-rakkyo
- 麴末粥方qumo zhou fangBouillie à la poudre de levainToxicité : non mentionnee fiche comparative · levain-ferment-de-brassage
- 車前子飲cheqianzi yinBoisson de graines de plantainToxicité : non mentionnee fiche comparative · boisson-de-graines-de-plantain
1. Carassin cuit émincé (jiyu shu kuai 鯽魚熟鱠)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la Rate et à l’Estomac souffle-froid, à la dysenterie de glaires et purulences blanches, reins et épines douloureux, maigre, faible et sans force.
- chair de carassin : neuf liang, coupée en émincé
- jus de fèves fermentées : sept ge
- gingembre séché : un demi-liang
- poudre d’écorce de mandarine : un demi-liang
Préparation et posologie : accorder le jus de fèves fermentées de poivre, sauce et cinq saveurs ; à ébullition, y mettre l’émincé de poisson et le cuire à point, y mettre les deux drogues ; manger à jeun, une prise par jour ; son effet est encore meilleur.
2. Nouilles plates au kaolin rouge (chishizhi botuo fang 赤石脂餺飥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au froid-souffle des intestins et de l’estomac, aux dysenteries fréquentes qui ne s’arrêtent pas.
- kaolin rouge (chishizhi 赤石脂) : cinq liang, brisé, tamisé comme farine
- farine blanche : sept liang
Préparation et posologie : mêler la poudre de kaolin rouge à la farine, la pétrir et en faire [les nouilles plates], les cuire à point, y mettre ciboule, sauce, cinq saveurs et bouillon ; manger à jeun ; trois-quatre prises et tout guérit.
3. Poule rousse rôtie (huang ciji zhi fang 黄雌雞炙方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la Rate et à l’Estomac souffle-froid, aux nombreuses dysenteries des intestins.
- poule : une pièce, selon la règle ordinaire
Préparation et posologie : la badigeonner aux cinq saveurs, poivre et sauce, la rôtir jusqu’à cuisson ; à jeun, la manger peu à peu ; tonifie aussi grandement les viscères.
4. Foie de porc rissolé (zhugan jian 猪肝煎)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la Rate et à l’Estomac souffle-vide, aux fréquentes dysenteries, maigre, las et sans force.
- foie de cochon châtré : une pièce, sans les membranes, coupé en tranches, lavé de son sang
- bon vinaigre : un sheng
Préparation et posologie : rissoler le foie au vinaigre à petit feu jusqu’à ce qu’il soit tout sec ; le prendre souvent à jeun ; clarifie aussi l’œil, réchauffe le centre, écarte le souffle de froid.
5. Bouillie poivre-farine (jiao mian zhou fang 椒麵粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la Rate et à l’Estomac vides et faibles, douleurs froides, écoulements-dysenteries sans règle, les aliments ne descendent pas.
- poivre de Shu (shujiao 蜀椒) : un liang, rissolé, battu en poudre
- farine blanche : quatre liang
Préparation et posologie : mêler le poivre à la farine jusqu’à homogénéité, cuire aussitôt ; manger à jeun, une prise par jour, meilleur encore.
6. Décoction de réglisse (gancao tang fang 甘草湯方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard dont froid et chaud ne s’accordent pas, dysenteries rouge-blanc, douleurs du ventre qui ne s’arrêtent pas.
- réglisse : un liang, coupée, rissolée
- gingembre frais : un liang, raclé de sa peau, coupé
- soja noir (wudou 烏豆) : un ge
Préparation et posologie : bouillir dans un sheng d’eau jusqu’à sept ge, jeter le marc, prendre à jeun ; pas plus de trois jours de prises pour guérir.
7. Bouillie au carassin (jiyu zhou fang 鯽魚粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la dysenterie rouge-blanc piquante et douloureuse, qui mange peu, flétri et maigre.
- chair de carassin : sept liang
- millet liang vert : quatre liang
- poudre d’écorce de mandarine : un fen
Préparation et posologie : mêler et cuire en bouillie, y mettre les cinq saveurs, poivre, sauce et ciboule accordés ; manger à jeun, deux prises ; traite aussi les fatigues, harmonise les viscères.
8. Soupe aux bulbes de xie (xiebai zhou fang 薤白粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard aux intestins et à l’estomac vide-froid, écoulements-dysenteries, l’eau et les grains indistincts.
- bulbes de xie : une poignée, finement coupés
- riz jing : quatre ge
- blanc de ciboule : trois ge, finement coupé
Préparation et posologie : mêler en soupe, y mettre les cinq saveurs, poivre, sauce et gingembre ; manger à jeun ; le faire souvent donne l’effet.
9. Bouillie à la poudre de levain (qumo zhou fang 麴末粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la Rate vide, le souffle faible, les aliments non digérés, écoulements-dysenteries irréguliers.
- levain divin : deux liang, rôti, pilé et tamisé en poudre
- millet liang vert : quatre ge, proprement lavé
Préparation et posologie : mêler et cuire en bouillie ; manger à jeun, régulièrement trois-cinq prises, guérison immédiate.
10. Boisson de graines de plantain (cheqianzi yin 車前子飲)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la dysenterie rouge-blanc jour et nuit sans mesure, à la chaleur vexante qui ne s’arrête pas.
- graines de plantain : cinq ge, enveloppées de soie, bouillies dans deux sheng d’eau jusqu’à un sheng et demi de jus
- millet liang vert : trois ge
Préparation et posologie : prendre le jus de décoction et en cuire une boisson ; prendre à jeun, trois prises par jour ; écarte au mieux le poison de chaleur.
11. Bouillie de millet panic (shumi zhou fang 黍米粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard dont la dysenterie ne s’arrête pas, de jour en jour jaune, maigre, sans force, mangeant peu.
- millet panic (shumi 黍米) : quatre ge, proprement lavé
- gélatine d’âne (ejiao 阿膠) : un liang, rôtie, en poudre
Préparation et posologie : cuire la bouillie ; sur le point d’être prête, y mettre la poudre de gélatine, accorder ; manger à jeun ; une prise, effet particulier.
12. Pourpier (machicai fang 馬齒菜方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard aux dysenteries rouge-blanc et aux grains et eaux non digérés, à la douleur du ventre.
- herbe de pourpier : une livre, proprement lavée
Préparation et posologie : la cuire jusqu’à cuisson, et chaude, avec les cinq saveurs ou avec gingembre et vinaigre, la manger peu à peu ; son effet est sans pareil.
Section 8 - Formules traitant par l’aliment la soif vexante et la chaleur du vieillard
中文 Texte original en regard folio KR3e0021_WYG_001-53b
Apparat : 14entrées de la nomenclature
- 黍米粥方shumi zhou fangBouillie de millet panicToxicité : non mentionnee fiche comparative · millet
- 馬齒菜方machicai fangPourpierToxicité : non mentionnee fiche comparative · pourpier
- 枸杞飲方gouqi yin fangBoisson au gojiToxicité : non mentionnee fiche comparative · lyciet-goji
- 大麥湯方damai tang fangDécoction d'orgeToxicité : non mentionnee fiche comparative · orge
- 黄雌雞羮方huang ciji geng fangSoupe à la poule rousseToxicité : non mentionnee fiche comparative · raviolis-a-la-poule-rousse
- 猪肚方zhudu fangEstomac de porcToxicité : non mentionnee fiche comparative · estomac-de-porc
- 野雞臛方yeji huo fangBouillon de faisanToxicité : non mentionnee fiche comparative · faisan
- 兎頭飲方tutou yin fangBoisson à la tête de lapinToxicité : non mentionnee fiche comparative · boisson-a-la-tete-de-lapin
- 牛乳方niuru fangLait de vacheToxicité : non mentionnee fiche comparative · lait-de-vache
- 青粱米飲方qingliangmi yin fangBoisson de millet liang vertToxicité : non mentionnee fiche comparative · millet
- 青豆方qingdou fangSoja vertToxicité : non mentionnee fiche comparative · soja-vert
- 冬瓜羮方donggua geng fangSoupe à la courge cireuseToxicité : non mentionnee fiche comparative · courge-cireuse
- 蘆根飲子lugen yinziBoisson au rhizome de roseauToxicité : non mentionnee fiche comparative · boisson-au-rhizome-de-roseau
Précaution : Interdire le salé, la viande rôtie, la farine cuite, etc
- 鹿頭方lutou fangTête de cerfToxicité : non mentionnee fiche comparative · t-te-de-cerf
1. Boisson au goji (gouqi yin fang 枸杞飲方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la soif vexante, à la bouche sèche, aux os et jointures dans la chaleur vexante.
- écorce blanche de racine de goji (gouqi gen baipi 枸把根白皮) : un sheng
- blé : un sheng, proprement lavé
- riz jing : trois ge, broyé
Préparation et posologie : bouillir les deux ingrédients dans un dou d’eau jusqu’à sept sheng de jus, y mettre le riz et en faire une boisson ; dès la soif, la prendre peu à peu.
2. Décoction d’orge (damai tang fang 大麥湯方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la soif vexante incessante, qui boit l’eau sans mesure, la soif empirant, la langue recroquevillée, sèche et brûlée.
- orge : deux sheng
- sucre de malt rouge (chixing 赤餳) : deux ge
Préparation et posologie : bouillir dans sept sheng d’eau jusqu’à cinq sheng, jeter le marc, y mettre le sucre de malt et l’accorder ; dès la soif, prendre - guérison.
3. Soupe à la poule rousse (huang ciji geng fang 黄雌雞羮方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la soif vexante, aux urines jaunes sans mesure.
- poule rousse : une pièce, selon la règle ordinaire
- riz jing : deux ge, lavé propre
- blanc de ciboule : une poignée
Préparation et posologie : couper la poule, la mêler et cuire en soupe, y mettre les cinq saveurs et un peu de sel ; manger à jeun, en prenant peu à peu ; il doit y avoir effet.
4. Estomac de porc (zhudu fang 猪肚方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la soif-dévorante, à la chaleur du centre, qui boit l’eau sans cesse, aux urines sans mesure, à la chaleur vexante.
- estomac de porc : une pièce, grasse, proprement lavée
- blanc de ciboule : une poignée
- fèves fermentées : cinq ge, enveloppées de soie
Préparation et posologie : cuire jusqu’à parfaite fonte, y mettre les cinq saveurs accordées ; à jeun, le couper et le manger peu à peu ; à la soif, boire son jus ; traite aussi les chaleurs des fatigues, tout guérit.
5. Bouillon de faisan (yeji huo fang 野雞臛方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la soif vexante, aux viscères desséchés, à la soif incessante.
- faisan : une pièce, selon la règle ordinaire
- blanc de ciboule : une poignée
- riz jing : deux ge, finement broyé
Préparation et posologie : couper, mêler en soupe, en faire bouillon, y mettre les cinq saveurs, poivre et sauce ; manger à jeun ; le faire et prendre souvent, excellent et merveilleux.
6. Boisson à la tête de lapin (tutou yin fang 兎頭飲方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la soif vexante que l’eau bue n’étanche pas, maigrissant et s’épuisant de jour en jour.
- tête de lapin : une pièce, proprement lavée
- cœur de fèves fermentées (chixin 豉心) : cinq ge, enveloppées de soie
Préparation et posologie : bouillir dans sept sheng d’eau jusqu’à cinq sheng de jus ; à la soif, le boire peu à peu - très efficace.
7. Lait de vache (niuru fang 牛乳方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la soif-dévorante, à l’oppression vexante, à la chaleur constante, au corps desséché, jaune et maigre.
- lait de vache : un sheng, véritable, légèrement rissolé
Préparation et posologie : à jeun, le partager en deux prises ; tonifie extrêmement les cinq viscères, rend l’homme fort et sain, le teint joyeux.
8. Boisson de millet liang vert (qingliangmi yin fang 青粱米飲方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la soif-dévorante, à la chaleur ardente, à la sécheresse inquiète, et le manque de force.
- millet liang vert : un sheng, lavé propre, broyé fin
Préparation et posologie : mêler et cuire dans trois sheng d’eau ; à la soif, le boire peu à peu ; traite à l’extrême la chaleur et la sécheresse, tout en les écartant.
9. Soja vert (qingdou fang 青豆方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la soif-dévorante, à la chaleur du centre, qui boit l’eau sans mesure, toujours comme insuffisant.
- soja vert (qingdou 青豆) : deux sheng, proprement lavé
Préparation et posologie : le cuire jusqu’à parfaite fonte ; à jeun ou à la faim, en manger, à la soif, boire son jus ; ou en faire bouillie, selon sa volonté, vaut également.
10. Soupe à la courge cireuse (donggua geng fang 冬瓜羮方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la soif-dévorante et à la chaleur vexante, au cœur et à l’esprit affolés, agités, oppressés et inquiets.
- courge cireuse : une demi-livre, pelée
- cœur de fèves fermentées : deux ge, enveloppées de soie
- blanc de ciboule : une demi-poignée
Préparation et posologie : mêler et cuire en soupe, y mettre les cinq saveurs accordées ; manger à jeun ; la faire souvent en bouillie vaut aussi.
11. Boisson au rhizome de roseau (lugen yinzi 蘆根飲子)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la soif-dévorante, au centre dévoré, que l’eau bue n’étanche pas, aux cinq viscères desséchés.
- rhizome de roseau (lugen 蘆根) : coupé, un sheng, bouilli dans un dou d’eau jusqu’à sept sheng et demi
- millet liang vert : cinq ge
Préparation et posologie : avec cette décoction cuire la boisson ; manger à jeun, en prenant peu à peu à satiété ; plus grand effet. Interdire le salé, la viande rôtie, la farine cuite, etc.
12. Tête de cerf (lutou fang 鹿頭方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la soif-dévorante que tous les remèdes ne guérissent pas, jaune, maigre et faible.
- tête de cerf : une pièce, flambée pour ôter les poils, proprement lavée
Préparation et posologie : la cuire jusqu’à parfaite fonte ; à jeun, la manger chaque jour aux cinq saveurs, et boire aussi son jus - extrêmement efficace.
Section 9 - Formules traitant par l’aliment les souffles d’eau du vieillard
中文 Texte original en regard folio KR3e0021_WYG_001-56b
Apparat : 10entrées de la nomenclature
- 鯉魚臛方liyu huo fangBouillon de carpeToxicité : non mentionnee fiche comparative · carpe
- 水牛肉方shuiniurou fangViande de buffle d'eauToxicité : non mentionnee fiche comparative · viande-de-buffle
- 貒肉羮方tuanrou geng fangSoupe au blaireauToxicité : non mentionnee fiche comparative · blaireau
- 麻子粥方mazi zhou fangBouillie aux graines de chanvreToxicité : non mentionnee fiche comparative · bouillie-aux-graines-de-chanvre
- 赤豆方chidou fangHaricots rougesToxicité : non mentionnee fiche comparative · haricot-rouge
Précaution : petits haricots rouges (chixiaodou 赤小豆) : trois sheng, lavés propre yeux de zhangliu (zhangliuyan 樟栁眼) : un sheng, les beaux, coupés [51] Préparation et posologie : les mêler aux haricots et cuire jusqu'à parfaite fonte ; à jeun, manger souvent les haricots, à la soif boire le jus ; ne pas y mêler d'autre nourriture ; en prendre trois deux prises, effet immédiat
- 郁李仁粥方yuliren zhou fangBouillie aux noyaux de prunier nainToxicité : non mentionnee fiche comparative · semence-de-prunier-nain
- 桑白皮飲sangbaipi yinBoisson à l'écorce de racine de mûrierToxicité : non mentionnee fiche comparative · ecorce-blanche-de-murier
- 白煮鯉魚方baizhu liyu fangCarpe bouillie à blancToxicité : non mentionnee fiche comparative · carpe
- 大豆方dadou fangSojaToxicité : non mentionnee fiche comparative · soja
- 水牛皮方shuiniupi fangPeau de buffle d'eauToxicité : non mentionnee fiche comparative · peau-de-buffle-d-eau
1. Bouillon de carpe (liyu huo fang 鯉魚臛方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au mal du souffle d’eau, au corps enflé, oppressé et plein, au souffle précipité, incapable de manger, la peau sur le point de fendre, les quatre membres sans cesse douloureux, ne pouvant plier ni étendre.
- chair de carpe : dix liang
- blanc de ciboule : une poignée
- graines de chanvre (mazi 麻子) : un sheng, rissolées, finement broyées
Préparation et posologie : filtrer à l’eau le jus des graines de chanvre, le mêler et cuire en bouillon, y mettre les cinq saveurs, poivre et gingembre accordés ; à jeun, en manger peu à peu à volonté ; le prendre souvent vaut encore mieux.
2. Viande de buffle d’eau (shuiniurou fang 水牛肉方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au mal du souffle d’eau, aux quatre membres enflés, oppressés, lourds et pesants, à l’essoufflement inquiet.
- viande de buffle d’eau : une livre, fraîche
Préparation et posologie : la cuire à la vapeur jusqu’à parfaite fonte ; à jeun, la couper et la manger peu à peu aux cinq saveurs, gingembre et vinaigre ; à satiété vaut mieux.
3. Soupe au blaireau (tuanrou geng fang 貒肉羮方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle d’eau et aux enflures, à la peau du corps sèche et prurigineuse, au souffle précipité, les aliments ne descendant pas, au cœur et au ventre gonflés et pleins, le souffle sur le point de s’éteindre.
- viande de blaireau (tuanrou 貒肉) : une livre, finement coupée
- blanc de ciboule : une demi-poignée, coupée
- riz jing : trois ge, lavé
Préparation et posologie : mêler et cuire en soupe, y mettre les cinq saveurs, poivre et gingembre ; à jeun, la manger souvent - très éprouvé.
4. Bouillie aux graines de chanvre (mazi zhou fang 麻子粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle d’eau, enflé et plein, au corps douloureux, incapable de manger.
- graines de chanvre d’hiver (dong mazi 冬麻子) : un sheng, broyées, jus exprimé
- chair de carpe : sept liang, coupée
Préparation et posologie : prendre le jus de chanvre, y mettre quatre ge de riz, le mêler au poisson et cuire en bouillie ; avec les cinq saveurs, ciboule et poivre, manger à jeun, une prise par jour ; la faire souvent, tout guérit.
5. Haricots rouges (chidou fang 赤豆方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle d’eau, gonflé et oppressé, aux mains et pieds enflés, au souffle précipité, vexé et plein.
- petits haricots rouges (chixiaodou 赤小豆) : trois sheng, lavés propre
- yeux de zhangliu (zhangliuyan 樟栁眼) : un sheng, les beaux, coupés [51]
Préparation et posologie : les mêler aux haricots et cuire jusqu’à parfaite fonte ; à jeun, manger souvent les haricots, à la soif boire le jus ; ne pas y mêler d’autre nourriture ; en prendre trois-deux prises, effet immédiat.
6. Bouillie aux noyaux de prunier nain (yuliren zhou fang 郁李仁粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle d’eau, au visage enflé, au ventre gonflé, à l’essoufflement las et inquiet, incapable de se retourner, aux mains et pieds
sans vertu, au corps lourd et las, ou douloureux.
- noyaux de prunier nain : deux liang, broyés, jus filtré à l’eau
- graines de larme-de-Job (yiyiren 薏苡仁) : cinq ge, lavées
Préparation et posologie : avec le jus de décoction faire la bouillie ; manger à jeun, deux prises par jour, prise régulière - effet immédiat.
7. Boisson à l’écorce de racine de mûrier (sangbaipi yin 桑白皮飲)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au mal du souffle d’eau, visage, yeux, mains et pieds enflés, ventre gonflé, vent pressé.
- écorce de racine de mûrier : quatre liang, coupée
- millet liang vert : quatre ge, broyé
Préparation et posologie : avec le jus de mûrier en cuire une boisson ; à jeun, la manger peu à peu, la prendre souvent - meilleur bénéfice.
8. Carpe bouillie à blanc (baizhu liyu fang 白煮鯉魚方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au mal du souffle d’eau, au cœur et au ventre gonflés et pleins, aux quatre membres dans la douleur vexante, sans force.
- une carpe : de deux livres de poids, selon la règle ordinaire
- écorce de mandarine : deux liang
Préparation et posologie : mêler et cuire jusqu’à parfaite fonte ; à jeun, manger les deux ingrédients avec un peu de sel ; les prendre souvent, et boire aussi un peu du jus - en le gouvernant, effet prouvé.
9. Soja (dadou fang 大豆方)
Indication : traite par l’aliment le souffle d’eau, gonflé et plein, mains et pieds tous enflés, cœur vexé et oppressé, sans force.
- soja : deux sheng
- atractylode blanc : deux liang
- carpe : une livre
Préparation et posologie : mêler et cuire dans l’eau jusqu’à parfaite fonte des haricots ; à jeun, les manger souvent ; le poisson, les haricots et leur jus - meilleur encore.
10. Peau de buffle d’eau (shuiniupi fang 水牛皮方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle d’eau, au corps enflé de vacuité, visage et yeux gonflés de vacuité.
- peau de buffle d’eau : deux livres, raclée de ses poils, proprement lavée
- écorce de mandarine : un liang
Préparation et posologie : mêler et cuire jusqu’à parfaite fonte, couper et manger peu à peu avec gingembre frais, vinaigre et cinq saveurs ; la faire souvent, meilleur bénéfice.
Section 10 - Formules traitant par l’aliment les essoufflements et les toux
中文 Texte original en regard folio KR3e0021_WYG_001-59a
Apparat : 7entrées de la nomenclature
- 餳煎方xingjian fangDécoction au sucre de maltToxicité : non mentionnee fiche comparative · maltose-sucre-d-orge
- 猪脂方zhuzhi fangGraisse de porcToxicité : non mentionnee fiche comparative · graisse-de-porc
- 蘇煎方sujian fangDécoction au beurreToxicité : non mentionnee fiche comparative · perille
- 棗煎方zaojian fangDécoction aux jujubesToxicité : non mentionnee fiche comparative · jujube
Précaution : Interdire le salé, le chaud, la viande rôtie
- 燠梨方yu li fangPoire étuvéeToxicité : non mentionnee fiche comparative · poire-etuvee
- 薑糖煎方jiangtang jian fangDécoction gingembre-sucreToxicité : non mentionnee fiche comparative · decoction-gingembre-sucre
- 甘蔗粥方ganzhe zhou fangBouillie au jus de canne à sucreToxicité : non mentionnee fiche comparative · canne-a-sucre
1. Vin de joue de porc (zhuyi jiu fang 猪頤酒方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle montant, à l’essoufflement précipité qui empêche de s’asseoir ou de se coucher, inquiet.
- joues de porc (zhuyi 猪頥) : trois pièces, finement coupées
- jujubes de Qingzhou : trente pièces
Préparation et posologie : les tremper dans trois sheng de vin ; en automne-hiver, trois à cinq jours, en printemps-été, un à deux jours, le récipient hermétiquement clos ; exprimer au linge et jeter le marc ; à jeun, tiède, à sa volonté, le prendre peu à peu - extrêmement éprouvé ; interdire absolument le salé et le chaud.
2. Bouillie aux noyaux de pêche (taoren zhou fang 桃仁粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle montant, aux toux, à la poitrine gênée et pleine, à l’essoufflement précipité.
- noyaux de pêche : trois liang, sans peau ni pointe, broyés
- millet liang vert : deux ge, proprement lavé
Préparation et posologie : accorder les noyaux de pêche, les mêler au millet et cuire en bouillie ; manger à jeun, une prise par jour, meilleur encore.
3. Décoction au sucre de malt (xingjian fang 餳煎方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle montant, aux toux, à la chaleur vexante et à la sécheresse, incapable de manger.
- sucre de malt des jours froids (hanshi xing 寒食餳) : quatre liang [52]
- rehmannia séchée : le jus d’un sheng de fraîche
- miel blanc : trois ge
Préparation et posologie : mêler, cuire à petit feu jusqu’à épaississement ; à jeun, en garder chaque jour une demi-cuillerée en bouche et en avaler le jus peu à peu ; la prendre aussi après le repas - pour écarter la chaleur, très efficace.
4. Graisse de porc (zhuzhi fang 猪脂方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à l’essoufflement montant et aux toux, au corps fortement chaud, à la bouche sèche et à la soif.
- graisse de porc : une livre, coupée en tranches
Préparation et posologie : la jeter cuire dans l’eau bouillante ; à jeun, la manger peu à peu aux cinq saveurs ; son effet est incomparable : elle tonifie les fatigues, traite les cent maux.
5. Décoction au beurre (sujian fang 蘇煎方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à l’essoufflement montant et aux toux, au souffle précipité, visage et yeux enflés, ne pouvant ni s’asseoir ni se coucher.
- beurre du pays (tusu 土蘇) [53] : quatre liang
- moelle de cerf : trois ge
- jus de rehmannia fraîche : un sheng
Préparation et posologie : mêler, cuire à petit feu jusqu’à consistance de sucre de malt, et cesser ; à jeun et après le repas, en garder une demi-cuillerée en bouche et en avaler le jus peu à peu ; deux-trois jours et guérison.
6. Décoction aux jujubes (zaojian fang 棗煎方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle précipité, à la poitrine et aux flancs en remous et pleins, boisson et nourriture ne descendant pas.
- jujubes de Qingzhou : trente pièces, les grosses, sans les noyaux
- beurre du pays : trois liang
- sucre de malt : deux ge
Préparation et posologie : mêler, tiédir à petit feu jusqu’à fonte, puis y mettre les jujubes en remuant, les mêler, les cuire à petit feu jusqu’à ce que le beurre et le sucre de malt soient tout imprégnés, et cesser ; après chaque repas, en manger une ou deux, en avalant le jus peu à peu - c’est le mieux. Interdire le salé, le chaud, la viande rôtie.
7. Poire étuvée (yu li fang 燠梨方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la toux, à la poitrine et aux flancs tirés de douleur, à la salive et au mucus abondants.
- poire jaune : une grosse, percée de cinquante trous
- poivre de Shu : cinquante grains
- farine : deux liang
Préparation et posologie : mettre un grain de poivre dans chaque trou, l’envelopper de pâte molle, la placer dans les cendres chaudes du foyer, attendre qu’elle mijote jusqu’à cuisson, ôter la pâte ; froide, à jeun, la couper et la manger ; trois-deux prises, meilleur encore ; on ne doit pas la manger chaude - cela aggraverait ; il faudrait alors une soupe de tripe et de foie de mouton pour la traiter.
8. Décoction gingembre-sucre (jiangtang jian fang 薑糖煎方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle montant et aux toux, à l’essoufflement précipité, à la chaleur vexante, les aliments ne descendant pas, vomissant à l’ingestion, au ventre gonflé et plein.
- jus de gingembre frais : cinq ge
- sucre de sable : quatre liang
Préparation et posologie : mêler, tiédir à petit feu une vingtaine de bouillons, et cesser ; à chaque prise, en garder une demi-cuillerée en bouche et en laisser descendre le jus peu à peu.
9. Bouillie au jus de canne à sucre (ganzhe zhou fang 甘蔗粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard aux toux, vide et faible, bouche et langue sèches, mucus et salive épais et gluants.
- jus de canne à sucre : un sheng et demi
- millet liang vert : quatre ge, proprement lavé
Préparation et posologie : cuire la bouillie au jus de canne ; à jeun, la manger peu à peu, une-deux prises par jour ; humecte extrêmement le cœur et le poumon.
10. Décoction aux noyaux de pêche (taoren jian fang 桃仁煎方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle montant, aux toux de chaleur, tirant cœur et ventre de douleur, plein et oppressé.
- noyaux de pêche : deux liang, sans peau ni pointe, rissolés en poudre
- sucre de malt rouge : quatre ge
Préparation et posologie : mêler, cuire un peu en trois-cinq bouillons, et cesser ; à jeun, à chaque prise, en garder un peu en bouche et en avaler le jus peu à peu - meilleur encore.
11. Boisson de rehmannia (dihuang yin fang 地黄飲方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard aux toux, à la chaleur vexante, ou au sang craché, au souffle précipité, incapable de manger.
- rehmannia fraîche : une demi-livre, broyée comme à l’eau, jus exprimé
Préparation et posologie : cuire le jus de rehmannia en pâte ; à jeun, la manger peu à peu, une prise par jour - extrêmement efficace.
Section 11 - Formules traitant par l’aliment le souffle du pied
中文 Texte original en regard folio KR3e0021_WYG_001-61b
Apparat : 14entrées de la nomenclature
- 桃仁煎方taoren jian fangDécoction aux noyaux de pêcheToxicité : non mentionnee fiche comparative · amande-de-peche
- 地黄飲方dihuang yin fangBoisson de rehmanniaToxicité : non mentionnee fiche comparative · boisson-de-rehmannia
- 猪肚生方zhudu sheng fangEstomac de porc cruToxicité : non mentionnee fiche comparative · estomac-de-porc
- 紫蘇粥方zisu zhou fangBouillie à la périlleToxicité : non mentionnee fiche comparative · shiso-pourpre
- 猪腎生方zhushen sheng fangRognons de porc crusToxicité : non mentionnee fiche comparative · bouillie-aux-rognons-de-porc
- 郁李仁飲方yuliren yin fangBoisson aux noyaux de prunier nainToxicité : non mentionnee fiche comparative · semence-de-prunier-nain
- 鯉魚臛方liyu huo fangBouillon de carpeToxicité : non mentionnee fiche comparative · carpe
- 麻子粥方mazi zhou fangBouillie aux graines de chanvreToxicité : non mentionnee fiche comparative · bouillie-aux-graines-de-chanvre
- 水牛頭方shuiniutou fangTête de buffle d'eauToxicité : non mentionnee fiche comparative · tete-de-buffle-d-eau
- 熊肉腌方xiongrou yan fangOurs salaisonnéToxicité : non mentionnee fiche comparative · ours
- 烏雞羮方wuji geng fangSoupe à la poule noireToxicité : non mentionnee fiche comparative · bouillie-a-la-graisse-de-poule-noire
- 生栗方shengli fangChâtaignes cruesToxicité : non mentionnee fiche comparative · chataignes-crues
- 猪腎粥方zhushen zhou fangBouillie aux rognons de porcToxicité : non mentionnee fiche comparative · bouillie-aux-rognons-de-porc
- 豉心酒方chixin jiu fangVin au cœur de fèves fermentéesToxicité : non mentionnee fiche comparative · vin-au-c-ur-de-feves-fermentees
1. Estomac de porc cru (zhudu sheng fang 猪肚生方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle du pied vexant et chaud, coulant et enflant jusqu’aux genoux, plein et oppressé.
- estomac de porc : une pièce, grasse, finement coupée en cru (zuosheng 作生) [54]
Préparation et posologie : le laver à l’eau, l’essorer au linge jusqu’à sec ; avec bon ail, vinaigre, poivre, sauce et cinq saveurs, le manger souvent à jeun ; traite aussi les chaleurs des fatigues, tonifie avec effet.
2. Bouillie à la pérille (zisu zhou fang 紫蘇粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle du pied empoisonné et oppressé, le corps ne supportant pas, incapable de marcher.
- graines de pérille : cinq ge, rissolées, broyées fines, jus exprimé à l’eau
- riz jing : quatre ge, proprement lavé
Préparation et posologie : cuire en bouillie ; sur le point d’être prête, y mettre le jus de pérille et accorder ; manger à jeun, une prise par jour ; réchauffe aussi le centre.
3. Rognons de porc crus (zhushen sheng fang 猪腎生方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle du pied en révolte et oppressé, aux vomissements assaillant le cœur, incapable de manger.
- rognons de porc : deux pièces, sans les membranes, finement coupés en cru
Préparation et posologie : avec ail, vinaigre et cinq saveurs, les manger à jeun, une prise par jour - excellent au plus haut point.
4. Boisson aux noyaux de prunier nain (yuliren yin fang 郁李仁飲方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle du pied montant à rebours, au corps enflé, aux pieds enflés, grosses et petites selles bloquées et rugueuses (&KR2723;) sans passage [55], au souffle précipité, boisson et nourriture ne descendant pas.
- noyaux de prunier nain : deux liang, finement broyés, jus filtré à l’eau
- graines de larme-de-Job : quatre ge, lavées, broyées brisées
Préparation et posologie : mêler et cuire en boisson ; prendre à jeun, une-deux prises - extrêmement éprouvé.
5. Bouillon de carpe (liyu huo fang 鯉魚臛方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle du pied qui assaille le cœur à rebours, oppressé, vexé et agité, au cœur et à l’esprit en égarement.
- carpe : une livre, en prendre la chair
- brasénie (chuncai 蓴菜) : quatre liang
- riz jing : trois ge, broyé
Préparation et posologie : couper, mêler avec une poignée de blanc de ciboule et cuire en bouillon, y mettre les cinq saveurs, poivre et gingembre accordés ; manger à jeun ; le prendre souvent traite aussi les souffles d’eau.
6. Bouillie aux graines de chanvre (mazi zhou fang 麻子粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle du pied vexé et oppressé, ou aux vomissements à rebours, les aliments ne descendant pas, engourdi et faible.
- graines de chanvre : une livre, rissolées, broyées, jus filtré à l’eau
- riz jing : quatre ge, proprement lavé
Préparation et posologie : avec le jus de chanvre faire la bouillie ; manger à jeun, une prise par jour - meilleur encore ; vaut aussi pour traiter les souffles de froid.
7. Tête de buffle d’eau (shuiniutou fang 水牛頭方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle du pied vexé et agité, ou à l’étourdissement du cœur à rebours, aux vomissements.
- tête de buffle d’eau : une pièce, flambée pour ôter les poils, lavée
Préparation et posologie : la cuire jusqu’à parfaite fonte, la couper et la manger peu à peu avec gingembre, vinaigre et cinq saveurs, à jeun - tout efficace.
8. Ours salaisonné (xiongrou yan fang 熊肉腌方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle du pied empoisonné assaillant le cœur, au corps et au visage enflés, au souffle précipité.
- viande d’ours : deux livres, les grasses, coupées en morceaux
Préparation et posologie : la couper, en faire salaison séchée aux cinq saveurs ; à jeun, la rôtir chaque jour et la manger ; on peut aussi en faire soupe ou bouillie, selon sa volonté - extrêmement efficace.
9. Soupe à la poule noire (wuji geng fang 烏雞羮方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle du pied attaquant le cœur, vexé et oppressé, poitrine et ventre gonflés et pleins.
- poule noire : une pièce, préparée selon la règle ordinaire
- blanc de ciboule : une poignée, finement coupée
- riz : deux ge, broyé
Préparation et posologie : cuire jusqu’à cuisson ; à jeun, couper et en faire soupe aux cinq saveurs ; la manger souvent - c’est le mieux.
10. Châtaignes crues (shengli fang 生栗方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle du pied, aux reins vides, au souffle blessé, pieds et genoux sans force, las et épuisés.
- châtaignes crues : une livre, cuites à la vapeur à point, suspendues au vent pour sécher
Préparation et posologie : chaque jour à jeun, en manger dix pièces ; traite à l’extrême le souffle du pied ; effet incommensurable.
11. Bouillie aux rognons de porc (zhushen zhou fang 猪腎粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle du pied vexé et engourdi, lâche et faible, les pas ne répondant pas, incapable de marcher.
- rognons de porc : deux pièces, sans les membranes, finement coupés
- riz jing : quatre ge, lavé
- blanc de ciboule : une demi-poignée
Préparation et posologie : mêler et cuire en bouillie, y mettre les cinq saveurs, poivre et gingembre ; manger à jeun, une prise par jour - très éprouvé.
12. Vin au cœur de fèves fermentées (chixin jiu fang 豉心酒方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle du pied engourdi et faible, aux cinq relâchements et six crispations, vexé, agité et inquiet.
- cœur de fèves fermentées : trois sheng, neuf fois étuvés et neuf fois séchés au soleil de préférence
- vin : cinq sheng
Préparation et posologie : tremper dans le vin un-deux jours ; à jeun, en prendre librement trois coupes tièdes - extrêmement efficace.
Section 13 - Formules traitant par l’aliment les diverses mictions difficiles
中文 Texte original en regard folio KR3e0021_WYG_001-64b
Apparat : 9entrées de la nomenclature
- 麻子粥方mazi zhou fangBouillie aux graines de chanvreToxicité : non mentionnee fiche comparative · bouillie-aux-graines-de-chanvre
- 榆皮索餅方yupi suobing fangNouilles-cordes à l'écorce d'ormeToxicité : non mentionnee fiche comparative · nouilles-cordes-a-l-ecorce-d-orme
- 漿水飲jiangshui yinBoisson d'eau de grains fermentésToxicité : non mentionnee fiche comparative · eau-fermentee-de-millet
- 葵菜羮方kuicai geng fangSoupe à la mauveToxicité : non mentionnee fiche comparative · mauve
- 青豆方qingdou fangSoja vertToxicité : non mentionnee fiche comparative · soja-vert
- 小麥湯方xiaomai tang fangDécoction de bléToxicité : non mentionnee fiche comparative · ble
- 蘇蜜煎方sumi jian fangDécoction beurre-mielToxicité : non mentionnee fiche comparative · decoction-beurre-miel
Précaution : jus de rhizome de lotus : cinq ge miel blanc : cinq ge jus de rehmannia fraîche : un sheng Préparation et posologie : mêler, cuire à petit feu jusqu'à consistance de sucre de malt ; à jeun, en garder une demi cuillerée en bouche, la descendre peu à peu ; après les repas aussi ; interdire les aliments chauds et la viande rôtie
- 蘇粥方suzhou fangBouillie au beurreToxicité : non mentionnee fiche comparative · perille
- 車前子飲cheqianzi yinBoisson de graines de plantainToxicité : non mentionnee fiche comparative · boisson-de-graines-de-plantain
1. Bouillie aux graines de chanvre (mazi zhou fang 麻子粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard aux cinq mictions, à la douleur rugueuse (&KR2723;) de l’urine, fréquente et défavorable, à la chaleur vexante.
- graines de chanvre : cinq ge, rissolées, broyées, jus filtré à l’eau
- millet liang vert : quatre ge, lavé
Préparation et posologie : avec le jus de chanvre cuire la bouillie ; à jeun, la manger peu à peu, deux prises par jour ; la prendre souvent - meilleur encore.
2. Nouilles-cordes à l’écorce d’orme (yupi suobing fang 榆皮索餅方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la maladie des mictions, à l’urine sans passage favorable, bloquée, rugueuse, rare et douloureuse.
- écorce d’orme (yupi 榆皮) : deux liang, coupée, bouillie dans trois sheng d’eau jusqu’à un sheng et demi de jus
- farine blanche : six liang
Préparation et posologie : pétrir la farine, la cuire mêlée au jus d’orme, y mettre les cinq saveurs, ciboule et poivre ; manger à jeun, régulièrement trois-cinq prises - facilite extrêmement les voies d’eau.
3. Boisson d’eau de grains fermentés (jiangshui yin 漿水飲)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la maladie des cinq mictions, au corps dans la chaleur vexante, à l’urine douloureuse et défavorable.
- eau de grains fermentés : trois sheng, les belles et acides
- millet liang vert : trois ge, broyé
Préparation et posologie : cuire en boisson ; à jeun, la boire peu à peu, deux-trois prises par jour - effet de déploiement et de fluidité également.
4. Soupe à la mauve (kuicai geng fang 葵菜羮方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard aux mictions bloquées et rugueuses, à la chaleur vexante, à la sécheresse douloureuse, aux quatre membres froids et tremblants.
- mauve (kuicai 葵菜) : quatre liang, coupée
- millet liang vert : trois ge, broyé
- blanc de ciboule : une poignée
Préparation et posologie : cuire en soupe, y mettre les cinq saveurs, poivre et sauce ; manger à jeun - traite à l’extrême l’urine qui ne passe pas.
5. Soja vert (qingdou fang 青豆方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard aux mictions vexées et chaudes, à l’urine douloureuse dans la verge, rugueuse, rare, incommodée et peu fluide.
- soja vert : deux sheng
- écorce de mandarine : deux liang
- jus de graines de chanvre : un sheng
Préparation et posologie : cuire les haricots ; sur le point d’être cuits, y mettre le jus de chanvre ; à jeun, les manger peu à peu, et boire aussi leur jus - tout éprouvé.
6. Décoction de blé (xiaomai tang fang 小麥湯方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard aux cinq mictions longtemps sans arrêt, au corps fortement chaud, à l’urine pleine et oppressée.
- blé : un sheng
- moelle de tétapanax (tongcao 通草) : deux liang
Préparation et posologie : bouillir dans l’eau jusqu’à trois sheng, jeter le marc, manger peu à peu - en peu de temps il doit y avoir amélioration.
7. Décoction beurre-miel (sumi jian fang 蘇蜜煎方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la maladie des mictions, à l’urine longuement rugueuse et défavorable, douleur et oppression à l’extrême.
- jus de rhizome de lotus : cinq ge
- miel blanc : cinq ge
- jus de rehmannia fraîche : un sheng
Préparation et posologie : mêler, cuire à petit feu jusqu’à consistance de sucre de malt ; à jeun, en garder une demi-cuillerée en bouche, la descendre peu à peu ; après les repas aussi ; interdire les aliments chauds et la viande rôtie.
8. Bouillie au beurre (suzhou fang 蘇粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard aux cinq mictions sèches et douloureuses, à l’urine rare, bloquée, rugueuse, sans passage.
- beurre du pays : deux liang
- millet liang vert : quatre ge, lavé propre
- eau de grains fermentés : deux sheng
Préparation et posologie : cuire en bouillie ; sur le point d’être prête, y mettre le beurre et remuer ; manger à jeun, une prise par jour - meilleur encore.
9. Boisson de graines de plantain (cheqianzi yin 車前子飲)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la maladie des mictions, à l’urine descendante de sang, au corps dans la chaleur abondante.
- graines de plantain : cinq ge, enveloppées de soie, bouillies à l’eau, jus recueilli
- millet liang vert : quatre ge, lavé et broyé
Préparation et posologie : cuire le jus de décoction en boisson ; prendre à jeun ; la prendre souvent - clarifie aussi l’œil, écarte le poison de chaleur.
10. Jus de raisin (putao jiang fang 蒲桃漿方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard aux cinq mictions bloquées et rugueuses, à l’urine retenue et douloureuse, au diaphragme oppressé et peu fluide.
- jus de raisin (putaozhi 蒲桃汁) : un sheng
- miel blanc : trois ge
- jus de rhizome de lotus : un sheng
Préparation et posologie : mêler, tiédir à petit feu en trois bouillons, et cesser ; à jeun prendre cinq ge, après le repas prendre cinq ge ; le prendre souvent - effet remarquable.
Section 14 - Formules traitant par l’aliment les étouffements
中文 Texte original en regard folio KR3e0021_WYG_001-66b
Apparat : 10entrées de la nomenclature
- 蒲桃漿方putao jiang fangJus de raisinToxicité : non mentionnee fiche comparative · raisin
- 桂心粥方guixin zhou fangBouillie au cœur de cannelleToxicité : non mentionnee fiche comparative · bouillie-au-c-ur-de-cannelle
- 黄雌雞餺飥方huang ciji botuo fangNouilles plates à la poule rousseToxicité : non mentionnee fiche comparative · raviolis-a-la-poule-rousse
- 蜜漿方mijiang fangJus de mielToxicité : non mentionnee fiche comparative · miel
- 蘓蜜煎方sumi jian fangDécoction beurre-mielToxicité : non mentionnee fiche comparative · decoction-beurre-miel
- 薑橘湯方jiangju tang fangDécoction gingembre-mandarineToxicité : non mentionnee fiche comparative · decoction-gingembre-mandarine
- 椒麵粥方jiao mian zhou fangBouillie poivre-farineToxicité : non mentionnee fiche comparative · bouillie-poivre-farine
- 蘇煎餅子sujian bingziGalettes à la décoction de beurreToxicité : non mentionnee fiche comparative · perille
- 白米飲方baimi yin fangBoisson de riz blancToxicité : non mentionnee fiche comparative · riz-jing
- 餛飩方huntun fangRaviolisToxicité : non mentionnee fiche comparative · raviolis
1. Nouilles-cordes au mouton (yangrou suobing fang 羊肉索餅方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la poitrine et au diaphragme gênés et bouchés, boisson et nourriture ne descendant pas, jaunissant et maigrissant peu à peu, marchant sans souffle, mou et faible.
- chair de mouton blanche : quatre liang, coupée en bouillon
- farine blanche : six liang
- poudre d’écorce de mandarine : un fen
Préparation et posologie : battre du jus de gingembre, pétrir la farine, en faire [les nouilles] ; avec la viande comme à l’ordinaire, y mettre les cinq saveurs, ciboule, poivre, poudre d’écorce de mandarine, sauter à point puis cuire ; manger à jeun, une prise par jour - engraisse et fortifie à l’extrême, réchauffe les viscères.
2. Bouillie au cœur de cannelle (guixin zhou fang 桂心粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la maladie d’étouffement, au cœur douloureux, oppressé, au souffle du diaphragme noué, boisson et nourriture ne descendant pas.
- poudre de cœur de cannelle : un liang
- riz jing : quatre ge, lavé et broyé
Préparation et posologie : cuire en bouillie ; à demi cuite, y mettre ensuite la poudre de cannelle et accorder ; à jeun, une prise par jour ; brise aussi le souffle de froid - effet remarquable.
3. Nouilles plates à la poule rousse (huang ciji botuo fang 黄雌雞餺飥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la maladie d’étouffement, aux aliments qui ne passent pas, à la poitrine et au diaphragme pleins et oppressés.
- poule rousse : quatre liang, coupée en bouillon
- farine blanche : six liang
- poudre de poria : deux liang
Préparation et posologie : mêler la poudre de poria, pétrir la farine, la faire et la cuire dans le jus de fèves fermentées ; manger à jeun ; la faire souvent, trois-cinq prises - écarte à l’extrême l’étouffement du souffle de froid.
4. Jus de miel (mijiang fang 蜜漿方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la maladie d’étouffement, boisson et nourriture ne descendant pas, au souffle bouché sans passage.
- miel blanc : un liang
- eau bouillie : un sheng
Préparation et posologie : l’eau bouillie, y mettre aussitôt le miel et l’accorder ; le partager en deux prises - tout guérit.
5. Décoction beurre-miel (sumi jian fang 蘓蜜煎方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la maladie d’étouffement, au souffle bouché, aux aliments qui ne passent pas, aux vomissements à rebours.
- beurre du pays : deux liang
- miel blanc : cinq ge
- jus de gingembre frais : cinq ge
Préparation et posologie : mêler, cuire à petit feu jusqu’à ébullition ; à jeun, prendre une demi-cuillerée, en laissant descendre le jus goutte à goutte - plus efficace encore.
6. Décoction gingembre-mandarine (jiangju tang fang 薑橘湯方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la maladie d’étouffement, à la poitrine pleine, bouchée et oppressée, boisson et nourriture ne descendant pas.
- gingembre frais : deux liang, coupé
- écorce de mandarine vieillie : un liang
Préparation et posologie : bouillir dans deux sheng d’eau jusqu’à un sheng, jeter le marc ; à jeun, le prendre peu à peu - bénéfice constant.
7. Bouillie poivre-farine (jiao mian zhou fang 椒麵粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à l’étouffement, aux viscères vides et faibles, à la poitrine et aux flancs en remous et pleins, boisson et nourriture ne descendant pas.
- poivre de Shu : un liang, pilé en morceaux
- farine blanche : cinq liang
Préparation et posologie : tremper le poivre dans le vin amer une nuit ; au matin, le ressortir, le mêler dans la farine jusqu’à homogénéité, cuire à point ; manger à jeun, deux prises par jour - éprouvé constamment.
8. Galettes à la décoction de beurre (sujian bingzi 蘇煎餅子)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à l’étouffement, au souffle de froid encombré et bouché, vide et faible, les aliments ne descendant pas.
- beurre du pays : deux liang
- farine blanche : six liang, accordée avec cinq ge de jus de gingembre frais
Préparation et posologie : les faire selon la règle ordinaire ; à jeun, les manger souvent - humecte les viscères, harmonise le centre.
9. Boisson de riz blanc (baimi yin fang 白米飲方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard qui, avalant ses aliments, les voit aussitôt bouchés et âpres (&KR2723;) en bouche, ne descendant pas, le souffle encombré.
- riz blanc : quatre ge, broyé
- poudre de son de pilage (chongtou kangmo 舂頭糠末) : un liang [56]
Préparation et posologie : cuire la boisson ; à point, y mettre le son et le riz, accorder ; prendre à jeun - plus grand bénéfice.
10. Raviolis (huntun fang 餛飩方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à l’étouffement bouché, l’eau et les aliments sans passage, jaune, maigre, flétri et faible.
- chair de poule : cinq liang, finement coupée
- farine blanche : six liang
- blanc de ciboule : une demi-poignée
Préparation et posologie : selon la règle ordinaire, y mettre les cinq saveurs, poivre et gingembre, les cuire à point dans le jus de poule ; manger à jeun, une prise par jour - tonifie à l’extrême.
Section 15 - Formules traitant par l’aliment les souffles de froid
中文 Texte original en regard folio KR3e0021_WYG_001-69a
Apparat : 9entrées de la nomenclature
- 桃仁粥方taoren zhou fangBouillie aux noyaux de pêcheToxicité : non mentionnee fiche comparative · amande-de-peche
- 茱臾飲方zhuyu yin fangBoisson à l'évodiaToxicité : non mentionnee fiche comparative · evodia
- 桂心酒方guixin jiu fangVin au cœur de cannelleToxicité : non mentionnee fiche comparative · bouillie-au-c-ur-de-cannelle
- 紫蘇粥方zisu zhou fangBouillie à la périlleToxicité : non mentionnee fiche comparative · shiso-pourpre
- 鹽湯方yantang fangDécoction saléeToxicité : non mentionnee fiche comparative · sel
- 椒麵餺飥方jiao mian botuo fangNouilles plates poivre-farineToxicité : non mentionnee fiche comparative · bouillie-poivre-farine
- 薑橘皮湯方jiang jupi tang fangDécoction gingembre-écorce de mandarineToxicité : non mentionnee fiche comparative · decoction-gingembre-ecorce-de-mandarine
- 髙良薑粥方gaoliangjiang zhou fangBouillie au galangaToxicité : non mentionnee fiche comparative · galanga
- 蓽苃粥方biba zhou fangBouillie au poivre longToxicité : non mentionnee fiche comparative · poivre-long
1. Bouillie aux noyaux de pêche (taoren zhou fang 桃仁粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle de froid, aux douleurs du cœur sans heure, se déclarant souvent, incapable de manger.
- noyaux de pêche : deux liang, sans peau ni pointe, broyés, jus lavé à l’eau
- millet liang vert : quatre ge, lavé et broyé
Préparation et posologie : cuire la bouillie au jus de pêche ; manger à jeun ; la prendre souvent écarte le froid, réchauffe le centre.
2. Boisson à l’évodia (zhuyu yin fang 茱臾飲方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle de froid, aux douleurs du cœur qui ne s’arrêtent pas, au ventre et aux flancs gonflés et pleins, ne pouvant ni s’asseoir ni se coucher.
- poudre d’évodia (zhuyu mo 茱萸末) : deux fen
- millet liang vert : deux ge, finement broyé
Préparation et posologie : bouillir la poudre d’évodia dans deux sheng d’eau jusqu’à un sheng, y mettre aussitôt le millet et cuire en boisson ; prendre à jeun, une-deux prises - meilleur encore.
3. Vin au cœur de cannelle (guixin jiu fang 桂心酒方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle de froid, aux douleurs du cœur tordues et nouées, au souffle oppressé.
- poudre de cœur de cannelle : un liang
- vin clair : six ge
Préparation et posologie : tiédir le vin jusqu’à chaleur, y mettre aussitôt la poudre de cannelle et l’accorder ; le prendre fréquemment, une-deux prises - efficace.
4. Bouillie à la pérille (zisu zhou fang 紫蘇粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle de froid, aux douleurs du cœur qui tirent le dos et l’épine, incapable de manger.
- graines de pérille : trois ge, rissolées, finement broyées
- millet liang vert : quatre ge, lavé
Préparation et posologie : cuire en bouillie ; sur le point d’être prête, y mettre la poudre de graines de pérille et accorder ; prendre à jeun - c’est le mieux.
5. Décoction salée (yantang fang 鹽湯方)
Indication : traite par l’aliment [57] le vieillard au souffle de froid, aux soudaines douleurs du cœur, l’oppression âpre (&KR2723;), le souffle ne venant plus, mains et pieds froids.
- sel en poudre : un ge
- eau bouillante : un sheng
Préparation et posologie : mettre la poudre de sel dans l’eau bouillante, accorder, le faire tout boire sans tarder ; en peu de temps il doit vomir ; vomi, il est guéri.
6. Nouilles plates poivre-farine (jiao mian botuo fang 椒麵餺飥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle de froid, aux douleurs du cœur, aux vomissements, mangeant peu, vexé et oppressé.
- poivre de Shu : un liang, sans les yeux ni les grains fermés, séché au feu doux, réduit en poudre tamisée
- farine blanche : cinq liang
- ciboule : trois tiges, coupées
Préparation et posologie : mêler la poudre de poivre à la farine, la pétrir et en faire [les nouilles], les cuire à l’eau, y mettre les cinq saveurs accordées et les manger ; régulièrement trois-cinq prises - extrêmement efficace, meilleur encore.
7. Décoction gingembre-écorce de mandarine (jiang jupi tang fang 薑橘皮湯方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle de froid, aux douleurs du cœur.
- gingembre frais : un liang, coupé
- écorce de mandarine vieillie : un liang, rôtie, en poudre
Préparation et posologie : bouillir dans un sheng d’eau jusqu’à sept ge, jeter le marc ; prendre à jeun, deux-trois prises par jour - meilleur bénéfice.
8. Bouillie au galanga (gaoliangjiang zhou fang 髙良薑粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle de froid, aux douleurs du cœur, aux nœuds de dépression, aux deux flancs gonflés et pleins.
- galanga : deux liang, coupé, bouilli dans deux sheng d’eau jusqu’à un sheng et demi de jus
- millet liang vert : quatre ge, broyé et lavé
Préparation et posologie : cuire la bouillie au jus de galanga ; manger à jeun, une prise par jour - très efficace.
9. Bouillie au poivre long (biba zhou fang 蓽苃粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle de froid, aux douleurs du cœur se déclarant chaque fois qu’il rencontre un vent froid.
- poudre de poivre long : deux ge
- poudre de poivre : un fen
- millet liang vert : quatre ge, lavé
Préparation et posologie : cuire en bouillie ; à point, y mettre les deux poudres et accorder ; manger à jeun, le prendre souvent - plus efficace.
10. Vin au gingembre séché (ganjiang jiu fang 乾薑酒方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au souffle de froid, aux douleurs du cœur nouées à rebours, incapable de se mouvoir.
- poudre de gingembre séché : un demi-liang
- vin clair : six ge
Préparation et posologie : tiédir le vin jusqu’à chaleur, y mettre aussitôt la poudre [de gingembre] dans le vin, le boire d’un coup - guérison sur-le-champ. [58]
Section 16 - Formules traitant par l’aliment les diverses hémorroïdes
中文 Texte original en regard folio KR3e0021_WYG_001-71a
Apparat : 11entrées de la nomenclature
- 乾薑酒方ganjiang jiu fangVin au gingembre séchéToxicité : non mentionnee fiche comparative · gingembre-s-ch
- 狸羮方Soupe à la civetteToxicité : non mentionnee fiche comparative · chat-sauvage
- 鯉魚鱠方liyu kuai fangCarpe émincéeToxicité : non mentionnee fiche comparative · carpe
Précaution : chair de carpe : dix liang, coupée en émincé selon la règle ordinaire Préparation et posologie : avec ail, vinaigre et cinq saveurs, la manger souvent à jeun, une prise par jour guérison ; interdire le poisson fermenté (zha 鮓) et les aliments doux
- 蒼耳粥方cang'er zhou fangBouillie de lampourdeToxicité : non mentionnee fiche comparative · lampourde
- 鰻鱺魚臛方manliyu huo fangBouillon d'anguilleToxicité : non mentionnee fiche comparative · anguille-2
- 鴝鵒散方quyu san fangPoudre de mainatesToxicité : non mentionnee fiche comparative · mainate
- 杏仁飲方xingren yin fangBoisson aux noyaux d'abricotToxicité : non mentionnee fiche comparative · abricot
- 野猪肉羮方yezhurou geng fangSoupe au sanglierToxicité : non mentionnee fiche comparative · sanglier
- 桑耳粥方sang'er zhou fangBouillie à l'oreille de mûrierToxicité : non mentionnee fiche comparative · oreille-du-murier
- 鴛鴦法炙方yuanyang fa zhi fangCanard mandarin rôti selon la règleToxicité : non mentionnee fiche comparative · canard-mandarin
- 鮎魚方nianyu fangPoisson-chatToxicité : non mentionnee fiche comparative · poisson-chat
1. Soupe à la civette (li geng fang [&KR0008;]狸羮方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la maladie des hémorroïdes, aux pertes de sang qui ne s’arrêtent pas, à l’anus gonflé.
- civette (li 狸) : un liang, préparée selon la règle ordinaire [59]
Préparation et posologie : la couper fine, la mêler à la farine, à la ciboule, au poivre et aux cinq saveurs en tranches, la rôtir à point ; à jeun, la manger peu à peu ; on peut aussi en faire soupe ou bouillie, selon sa volonté - meilleur encore.
2. Carpe émincée (liyu kuai fang 鯉魚鱠方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard aux hémorroïdes descendant du sang, longtemps sans guérison, jaunissant et maigrissant peu à peu, sans force.
- chair de carpe : dix liang, coupée en émincé selon la règle ordinaire
Préparation et posologie : avec ail, vinaigre et cinq saveurs, la manger souvent à jeun, une prise par jour - guérison ; interdire le poisson fermenté (zha 鮓) et les aliments doux.
3. Bouillie de lampourde (cang’er zhou fang 蒼耳粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard aux hémorroïdes descendant souvent du sang, au corps fortement chaud, mangeant peu.
- fruits de lampourde : cinq ge, mûris, mêlés, bouillis dans deux sheng d’eau jusqu’à un sheng et demi de jus
- riz jing : quatre ge, lavé
Préparation et posologie : avec ce qui précède cuire la bouillie ; manger à jeun chaque jour ; on peut aussi la bouillir en décoction
et la prendre - extrêmement efficace ; brise le souffle, clarifie l’œil.
4. Bouillon d’anguille (manliyu huo fang 鰻鱺魚臛方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la maladie des hémorroïdes longtemps sans guérison, à l’anus gonflé et douloureux.
- chair d’anguille : une livre, coupée en bouillon
- blanc de ciboule : une demi-poignée, finement coupée
Préparation et posologie : cuire en bouillon, y mettre les cinq saveurs, poivre et gingembre ; à jeun, le manger peu à peu - tue les vers, meilleur encore.
5. Poudre de mainates (quyu san fang 鴝鵒散方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard aux hémorroïdes descendant du sang sans arrêt, de jour en jour plus flétri, maigre et sans force.
- mainates (quyu 鴝鵒) : cinq pièces, préparées et lavées propre, séchées au soleil
Préparation et posologie : les piler en poudre ; à jeun, en prendre deux spatules carrées de cun avec une boisson de bouillie blanche, deux prises par jour - très éprouvé ; on peut aussi les rôtir et les manger à volonté.
6. Boisson aux noyaux d’abricot (xingren yin fang 杏仁飲方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard aux cinq hémorroïdes, au sang qui s’écoule sans cesse, aux quatre membres faiblissant, incapable de manger.
- noyaux d’abricot : deux liang, sans peau ni pointe, finement broyés, trempés à l’eau
- riz jing : quatre ge, lavé
Préparation et posologie : mêler le jus d’abricot, cuire en boisson ; prendre à jeun, une prise par jour - efficace.
7. Soupe au sanglier (yezhurou geng fang 野猪肉羮方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard aux cinq hémorroïdes longtemps sans guérison, aux plaies nées, douloureuses.
- viande de sanglier : une livre, finement coupée
- blanc de ciboule : une poignée
- riz : deux ge, finement broyé
Préparation et posologie : cuire en soupe, accorder aux cinq saveurs, poivre et gingembre ; à jeun, la manger peu à peu ; la faire souvent - extrêmement efficace.
8. Bouillie à l’oreille de mûrier (sang’er zhou fang 桑耳粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard aux cinq hémorroïdes descendant du sang, souvent dans la chaleur vexante, flétri et maigre.
- oreille de mûrier (sang’er 桑耳) : deux liang, bouillie dans trois sheng d’eau jusqu’à deux sheng de jus
- riz jing : quatre ge, lavé
Préparation et posologie : cuire la bouillie au jus d’oreille de mûrier ; manger à jeun, une-deux prises par jour - tout efficace.
9. Canard mandarin rôti selon la règle (yuanyang fa zhi fang 鴛鴦法炙方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard aux cinq hémorroïdes, au sang qui s’écoule sans arrêt, aux jours accumulés de lassitude, sans souffle.
- canard mandarin : une pièce, selon la règle ordinaire
Préparation et posologie : le saler aux cinq saveurs, poivre et sauce, le rôtir au feu jusqu’à cuisson ; à jeun, le manger peu à peu ; traite aussi les plaies de fistule anciennes - éprouvé à l’extrême.
10. Poisson-chat (nianyu fang 鮎魚方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard aux cinq hémorroïdes, au sang descendant sans guérison, à l’anus gonflé et douloureux, maigrissant peu à peu.
- chair de poisson-chat : une livre
- ciboule : une demi-poignée
Préparation et posologie : le bouillir à blanc jusqu’à cuisson ; à jeun, le manger peu à peu avec ail, vinaigre et cinq saveurs ; le faire souvent - meilleur encore.
Section 17 - Formules traitant par l’aliment les divers vents
中文 Texte original en regard folio KR3e0021_WYG_001-73b
Apparat : 18entrées de la nomenclature
- 葛粉方gefen fangAmidon de kudzuToxicité : non mentionnee fiche comparative · amidon-de-kudzu
Précaution : amidon de kudzu (gefen 葛粉) : cinq liang schizonepeta : une poignée fèves fermentées : cinq ge Préparation et posologie : pétrir l'amidon de kudzu et le faire selon la règle ordinaire [en nouilles] ; bouillir les deux drogues et en prendre le jus, y cuire [les nouilles], y mettre ciboule, poivre, cinq saveurs et bouillon ; manger à jeun, une deux prises ; en gouvernant la convalescence, effet ; interdire le porc et la farine [&KR1593;] [60]
- 荆芥粥方jingjie zhou fangBouillie à la schizonepetaToxicité : non mentionnee fiche comparative · schizonepeta
- 炙熊肉方zhi xiongrou fangOurs rôtiToxicité : non mentionnee fiche comparative · ours
- 麻子飲方mazi yin fangBoisson de graines de chanvreToxicité : non mentionnee fiche comparative · bouillie-aux-graines-de-chanvre
- 牛蒡餺飥方niubang botuo fangNouilles plates à la bardaneToxicité : non mentionnee fiche comparative · nouilles-plates-a-la-bardane
- 大豆酒方dadou jiu fangVin de sojaToxicité : non mentionnee fiche comparative · soja
- 烏驢頭方wulutou fangTête d'âne noirToxicité : non mentionnee fiche comparative · tete-d-ane-noir
- 蒼耳葉羮方cang'erye geng fangSoupe aux feuilles de lampourdeToxicité : non mentionnee fiche comparative · feuille-de-lampourde
- 甘草豆方gancao dou fangRéglisse et haricotsToxicité : non mentionnee fiche comparative · reglisse-et-haricots
- 烏雞臛方wuji huo fangBouillon de poule noireToxicité : non mentionnee fiche comparative · bouillie-a-la-graisse-de-poule-noire
- 白羊頭方baiyangtou fangTête de mouton blancToxicité : non mentionnee fiche comparative · tete-de-mouton-blanc
- 蒜煎suanjianAil rissoléToxicité : non mentionnee fiche comparative · ail
- 補腎地黄酒bushen dihuang jiuVin de rehmannia qui tonifie les reinsToxicité : non mentionnee fiche comparative · boisson-de-rehmannia
- 駞脂酒方tuozhi jiu fangVin à la graisse de chameauToxicité : non mentionnee fiche comparative · graisse-de-chameau
- 雁脂酒方yanzhi jiu fangVin à la graisse d'oieToxicité : non mentionnee fiche comparative · vin-a-la-graisse-d-oie
- 巨勝酒方jusheng jiu fangVin au sésameToxicité : non mentionnee fiche comparative · s-same-noir
- 蒼耳茶方cang'er cha fangTisane de lampourdeToxicité : non mentionnee fiche comparative · lampourde
- 槐茶方huai cha fangTisane de sophoraToxicité : non mentionnee fiche comparative · tisane-de-sophora
1. Amidon de kudzu (gefen fang 葛粉方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard atteint du vent, au parler difficile et âpre (蹇&KR2723;), à l’esprit confus, aux mains et pieds sans vertu, lâches et faibles, ne répondant plus.
- amidon de kudzu (gefen 葛粉) : cinq liang
- schizonepeta : une poignée
- fèves fermentées : cinq ge
Préparation et posologie : pétrir l’amidon de kudzu et le faire selon la règle ordinaire [en nouilles] ; bouillir les deux drogues et en prendre le jus, y cuire [les nouilles], y mettre ciboule, poivre, cinq saveurs et bouillon ; manger à jeun, une-deux prises ; en gouvernant la convalescence, effet ; interdire le porc et la farine [&KR1593;] [60].
2. Bouillie à la schizonepeta (jingjie zhou fang 荆芥粥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard atteint du vent, à la bouche et au visage déviés, aux grosses et petites selles bloquées et âpres, à la chaleur vexante.
- schizonepeta : une poignée, coupée
- millet liang vert : quatre ge, lavé
- feuilles de menthe : une demi-poignée, coupées
- fèves fermentées : cinq ge, enveloppées de soie
Préparation et posologie : bouillir dans l’eau, en prendre le jus de schizonepeta, y mettre le millet et les autres ingrédients et cuire en bouillie, y mettre un peu de sel et de vinaigre ; manger à jeun, la prendre souvent - le mieux.
3. Ours rôti (zhi xiongrou fang 炙熊肉方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard atteint du vent, lâche et faible, sans vertu, aux quatre membres agités, sans souffle ni force.
- viande d’ours : une livre, coupée
- blanc de ciboule : une demi-poignée, coupée
- sauce et poivre, etc.
Préparation et posologie : la saler aux cinq saveurs, la rôtir à point ; à jeun, la manger froide, la prendre constamment - c’est le mieux ; on peut aussi en faire soupe ou bouillie, selon sa volonté - meilleur encore.
4. Boisson de graines de chanvre (mazi yin fang 麻子飲方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard atteint du vent, suant, aux quatre membres engourdis, au parler peu fluide.
- graines de chanvre : cinq ge, rissolées, finement broyées, jus noyé à l’eau
- riz jing : quatre ge, proprement lavé et broyé
Préparation et posologie : avec les graines de chanvre cuire la boisson ; à jeun, la manger peu à peu ; la faire fréquemment - tonifie à l’extrême.
5. Nouilles plates à la bardane (niubang botuo fang 牛蒡餺飥方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard atteint du vent, à la bouche et aux yeux tirés de tressaillements, vexé, oppressé et inquiet.
- racine de bardane : coupée, un sheng, pelée, séchée au soleil, pilée en farine
- riz blanc : quatre ge, proprement lavé et broyé
Préparation et posologie : mêler la farine de bardane à la farine [de riz] et la faire [en nouilles], les cuire dans le jus de fèves fermentées, ajouter ciboule, poivre, cinq saveurs et bouillon ; manger à jeun, la prendre constamment - extrêmement efficace.
6. Vin de soja (dadou jiu fang 大豆酒方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard frappé du vent, aux mâchoires serrées, au corps courbé en arc, ne parlant pas.
- soja : deux sheng, rissolé
- vin clair : deux sheng
Préparation et posologie : rissoler les haricots jusqu’à cessation du crépitement, y jeter aussitôt le vin, le faire bouillir une-deux fois, jeter le marc, le boire d’un coup, le couvrir et le coucher - la sueur guérit ; si les mâchoires sont closes, le lui verser de force.
7. Tête d’âne noir (wulutou fang 烏驢頭方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard atteint du vent, à la tête tournante et aux yeux éblouis, au corps renversé et raide, aux tendons et aux os douloureux, aux mains et pieds dans la chaleur vexante, au cœur et à l’esprit inquiets.
- tête d’âne noir : une pièce, flambée pour ôter les poils, proprement préparée
Préparation et posologie : la cuire jusqu’à parfaite fonte, la couper fine ; à jeun, la manger peu à peu avec gingembre, vinaigre et cinq saveurs - le mieux ; écarte à l’extrême le vent et la chaleur ; son jus, fort comme un vin épais, guérit aussi le mal précédent - plus efficace encore.
8. Soupe aux feuilles de lampourde (cang’erye geng fang 蒼耳葉羮方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard atteint du vent, aux quatre membres sans vertu, aux tendons et aux os entêtés et raides.
- feuilles de lampourde : cinq liang, coupées - les bonnes et tendres
- cœur de fèves fermentées : deux liang, bouillies à part
Préparation et posologie : mêler et cuire en soupe, y mettre les cinq saveurs, poivre et gingembre accordés ; manger à jeun - meilleur encore.
9. Réglisse et haricots (gancao dou fang 甘草豆方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard atteint du vent, au poison de chaleur, au cœur oppressé, au souffle encombré, à l’évanouissement.
- réglisse : un liang
- soja noir : trois ge
- gingembre frais : un demi-liang, coupé
Préparation et posologie : bouillir dans deux sheng d’eau jusqu’à un sheng, jeter le marc ; froid, le manger et le prendre peu à peu - traite à l’extrême le poison de chaleur.
10. Bouillon de poule noire (wuji huo fang 烏雞臛方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard atteint du vent, dans la chaleur vexante, au parler âpre et oppressé, aux mains et pieds chauds.
- poule noire : une demi-livre, finement coupée
- jus de graines de chanvre : cinq ge
- blanc de ciboule : une poignée
Préparation et posologie : cuire en bouillon, y mettre ensuite le jus de chanvre, les cinq saveurs, poivre et gingembre, jusqu’à cuisson ; à jeun, le manger peu à peu - tonifie.
11. Tête de mouton blanc (baiyangtou fang 白羊頭方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard atteint du vent, au cœur et à l’esprit assombris, qui marchant veut tomber, aux vomissements.
- tête de mouton blanc : une pièce, préparée selon la règle ordinaire
Préparation et posologie : à jeun, la manger peu à peu au gingembre et au vinaigre - c’est le mieux.
12. Ail rissolé (suanjian 蒜煎)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au vent pervers et empoisonné, aux viscères encombrés et bouchés, aux mains et pieds lâches et faibles.
- gros ail : un sheng, pelé, finement coupé
- jaune de soja (dadouhuang 大豆黄) : deux sheng, sauté [61]
Préparation et posologie : mêler les deux ingrédients dans un sheng d’eau, les cuire à petit feu jusqu’à l’épaississement, et cesser ; à jeun, à chaque prise
en manger trois-deux cuillerées - tonifie aussi le souffle du Rein.
13. Vin de rehmannia qui tonifie les reins (bushen dihuang jiu 補腎地黄酒)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au vent-humidité invétéré, aux tendons contractés et aux os douloureux ; humecte la peau et les poils, fortifie le souffle et la force, tonifie le vide, arrête le poison, écarte les taches brunes du visage ; il convient de le prendre.
- rehmannia fraîche : un sheng, coupée
- soja : deux sheng, rissolé
- racine de bardane fraîche : un sheng, coupée
Préparation et posologie : les mettre dans un sac de soie, les tremper dans un dou de vin cinq-six jours ; librement, à jeun, en prendre tiède
et en boire trois-deux coupes ; le faire constamment - meilleur encore.
14. Vin à la graisse de chameau (tuozhi jiu fang 駞脂酒方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au vent-chaleur, aux poisons vexants, à l’engourdissement entêté, sans vertu, aux cinq relâchements et six crispations.
- graisse de chameau sauvage (ye tuozhi 野駞脂) : cinq liang - la raffiner, c’est le meilleur
Préparation et posologie : à jeun, dans cinq ge de vin tiède, mettre une demi-cuillerée et plus de graisse accordée jusqu’à fonte, la boire d’un coup, deux prises par jour - extrêmement efficace.
15. Vin à la graisse d’oie (yanzhi jiu fang 雁脂酒方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au vent contracté et crispé, à l’hémiplégie, sans fluidité ni passage.
- graisse d’oie sauvage : cinq liang, fondue et déliée
Préparation et posologie : chaque jour à jeun, dans une coupe de vin tiède, mettre environ un demi-ge de graisse accordée, la boire d’un coup.
16. Vin au sésame (jusheng jiu fang 巨勝酒方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au vent-vide, engourdi et faible, aux quatre membres sans force, aux reins et aux genoux douloureux.
- sésame (jusheng 巨勝) : deux sheng, rissolé
- graines de larme-de-Job : deux sheng
- rehmannia séchée : une demi-livre, coupée
Préparation et posologie : les mettre dans un sac de soie, les tremper dans un dou de vin sans cendre, sans laisser fuir le souffle, pendant cinq-six jours ;
librement, à jeun, en prendre tiède une-deux coupes - plus grand bénéfice.
17. Tisane de lampourde (cang’er cha fang 蒼耳茶方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard au vent-froid engourdi, aux tendons et aux vaisseaux lâches et tendus.
- fruits de lampourde : deux sheng, mûris, pilés en poudre
Préparation et posologie : chaque jour la bouillir et la prendre en guise de thé ; la prendre souvent traite le vent et la chaleur, clarifie l’œil.
18. Tisane de sophora (huai cha fang 槐茶方)
Indication : traite par l’aliment le vieillard à la chaleur-vent descendant du sang ; clarifie l’œil, fortifie le souffle, écarte le pervers, traite la douleur des dents, facilite les viscères, fait couler le souffle.
- feuilles de sophora (huaiye 槐葉) : les tendres, cinq livres, étuvées jusqu’à cuisson, faites en morceaux, séchées au soleil, faites en thé, pilées et tamisées en poudre
Préparation et posologie : chaque jour les bouillir à la manière du thé et les prendre ; les prendre constamment - écarte le vent, meilleur encore.
Chapitre quinze - Formules d’urgence simples et merveilleuses pour le vieillard
中文 Texte original en regard folio KR3e0021_WYG_001-78a
1. Poudre du roi de Qin au doigt dorsal (qinwang beizhi san 秦王背指散)
Indication : traite toutes les blessures et pertes de sang, résout les gonflements et les poisons.
- coptis de Xuan (xuanlian 宣連)
- noix de bétel
- (à parts égales)
Préparation et posologie : réduire en poudre ; sur blessures et contusions, l’appliquer à sec ; pour les gonflements, la délayer à l’eau froide et l’étendre au pinceau de plumes de poule - merveilleux.
2. Boisson qui fait revenir la voix (huisheng yinzi 迴聲飲子)
Indication : traite la voix perdue.
- gleditsia : une cosse, raclée de l’écorce noire et des graines
- radis : deux pièces, coupés en tranches
Préparation et posologie : bouillir ensemble dans deux bols d’eau jusqu’à une demi-bol ; la prendre ; pas plus de trois prises pour parler ; manger le radis ensuite vaut encore mieux.
3. Vin au ghee (tihu jiu 醍醐酒)
Indication : traite le saignement de nez.
Préparation et posologie : mêler une demi-tasse de jus naturel de radis à une demi-tasse de vin chaud jusqu’à homogénéité, les tiédir encore au bain-marie et le prendre - effet immédiat. [62]
4. Pilule à l’eucommia (duzhong wan 杜仲丸)
Indication : tonifie l’origine inférieure, noircit barbe et moustache, fortifie pieds et genoux, fait entrer les aliments, réjouit le visage, traite les douleurs des reins.
- eucommia : un liang, rôtie jusqu’à jaunissement
- psoralée (buguzhi 補骨脂) : un liang, sautée jusqu’à parfum et cuisson, en poudre
- cerneau de noix (hutaoren 胡桃仁) : un liang, trempé à l’eau bouillante, pelé, finement broyé
Préparation et posologie : broyer les trois drogues jusqu’à homogénéité, travailler au miel raffiné en pilules de la taille de graines de firmiana ; à jeun, faire descendre trente pilules avec du vin tiède.
5. Collyre (xiyan yao 洗眼藥)
Indication : traite tous les maux de l’œil.
- vitriol bleu (danfan 膽礬) : un liang, calciné jusqu’à blanchiment, débarrassé du poison de feu
- talc (huashi 滑石) : un liang, broyé
- écorce de frêne (qinpi 秦皮) : un demi-liang
- poudre onctueuse (nifen 膩粉) [63] : deux qian et une spatule
Préparation et posologie : à chaque usage, en prendre un zi, le mousser à l’eau bouillante, attendre qu’il tiédisse, fermer les yeux et en laver les deux coins des paupières, jusqu’à fraîcheur.
6. Pilule au poivre du Sichuan (chuanjiao wan 川椒丸)
Indication : tonifie et traite l’œil où flottent des fleurs noires ; clarifie l’œil.
- poivre du Sichuan : une livre - à chaque livre, mêler une livre de sel et laisser macérer une nuit ; changer de sel trois fois et macérer trois nuits, ressortir, sécher au soleil, ôter le sel avant l’usage
- scrofulaire (heishen 黒參, pour 玄參) : une demi-livre, coupée
Préparation et posologie : réduire les deux drogues en poudre, travailler au miel raffiné en pilules de la taille de graines de firmiana ; chaque jour faire descendre trente pilules avec une décoction salée, après le repas et au coucher.
7. Poudre pour le voile de l’œil
Indication : traite les reins et les viscères vides et froids, la chaleur flottante du foie et du diaphragme qui s’élance vers le haut, engendrant aux deux yeux voile et fleurs noires, que le vent et le poison ont longtemps empêché de guérir.
- sel bleu (qingyan 青鹽) : un liang, broyé cru
- atractylode noir (cangzhu 蒼术) : un liang - d’abord trempé et lavé trois jours à l’eau de riz, séché au feu doux, coupé
- herbe de prêle (muzeicao 木賊草) : un liang, trempée trois jours dans l’urine, séchée au feu doux
Préparation et posologie : réduire en poudre ; à jeun, délayer un qian dans l’eau bouillie ; pour qui ne voit que de grandes masses bleu-blanc, pas plus de dix prises ; pour les petits cas, deux-trois prises seulement.
8. Poudre de prêle (muzei san 木賊散)
Indication : traite l’œil aux larmes froides.
- prêle : un liang, en poudre
- oreille de bois (mu’er 木耳) : un liang, brûlée en cendres noires
Préparation et posologie : broyer les deux drogues ensemble jusqu’à homogénéité ; à chaque prise, deux qian, délayés dans l’eau de riz claire bouillie et laissée tiédir ; une prise après le repas et une au coucher.
9. Formule qui arrête au jour même (dangri zhi fang 當日止方)
Indication : traite le vent intestinal et le sang qui s’écoule.
- aconit : un liang, torréfié, pelé de peau et ombilic, en poudre
- vitriol vert (lüfan 緑礬) : quatre liang - le mettre dans une bouteille et le calciner au feu le temps d’un repas ; refroidi, l’en sortir, y mettre un ge de sel et un liang de soufre ; broyer ensemble avec le vitriol, le remettre comme avant dans la bouteille et le brûler longuement ; refroidi, l’en sortir, le broyer fin pour l’usage
Préparation et posologie : broyer les deux drogues ensemble jusqu’à homogénéité ; faire les pilules avec une bouillie de millet, de la taille de graines de firmiana ; à jeun, faire descendre trente pilules avec du jus de rehmannia fraîche - arrête au jour même, déracine en un mois ; on peut aussi le prendre longtemps : il aide l’origine inférieure, écarte le souffle du vent, tonifie les viscères.
10. Poudre à l’encens (ruxiang san 乳香散)
Indication : traite les écoulements-dysenteries, harmonise le souffle, arrête le poison des viscères, le sang qui s’écoule, les douleurs tordues du ventre, etc.
- encens (ruxiang 乳香) : un peu
- peau de chébule : un fen
- angélique chinoise : un demi-liang
- costus : un demi-fen
Préparation et posologie : tailler finement, sauter légèrement avec l’encens jusqu’à ce que l’angélique soit sèche, piler en poudre ; à chaque prise deux qian, dans une tasse d’eau de rinçage de riz vieux de la troisième eau, bouillir jusqu’aux cinq dixièmes, prendre à jeun avant midi ; cette formule est extrêmement merveilleuse - même les maux de plus de cent jours guérissent.
11. Pilule à la navette (yunxiang wan 芸香丸)
Indication : traite le vent et le sang arrêtés qui descendent en vent intestinal et maladie des hémorroïdes.
- bois de cerf : un liang, brûlé rouge, laissé refroidir, broyé
- graines de navette (yuntaizi 芸薹子) : un demi-liang, légèrement sautées
Préparation et posologie : réduire les deux drogues en poudre, faire les pilules avec de la colle de farine bouillie au vinaigre, de la taille de graines de firmiana ; à chaque prise dix pilules envoyées avec une boisson de riz cuit, ou avec du vin tiède également ; prendre à jeun avant le repas.
12. Poudre de l’encens blanc (baixiang san 白香散)
Indication : traite toutes les plaies perverses, douleurs insupportables.
- résine de liquidambar (fengxiang 楓香) : un fen, étalée sur papier à terre le temps d’un repas jusqu’à fragilité, finement broyée
- poudre onctueuse : un fen
Préparation et posologie : broyer finement les deux drogues ensemble jusqu’à homogénéité ; pour chaque malade, tenir d’abord dans la bouche de l’eau de grains fermentés jusqu’à tiédeur, la recracher, laver la plaie propre, puis lui appliquer la poudre à sec - la douleur cesse sur-le-champ ; laisser l’emplâtre jusqu’à guérison.
13. Poudre du sage à l’instant (kesheng san 刻聖散方)
Indication : traite les blessures de métal, le poison de l’eau, les échardes de bois et les épineux, les anthrax et les poisons de chaleur ; pour les blessures de métal, cette drogue est la plus merveilleuse.
- riz gluant : trois sheng, trié du riz jing, dans une jatte de porcelaine ; quarante-neuf jours avant la fête du Duanwu, le tremper à l’eau froide, en changeant l’eau deux fois par jour et en le remuant légèrement à la main pour le briser ; quand il n’y a plus d’eau, ne pas le laisser se briser ; le tremper jusqu’au jour du Duanwu, le ressortir, l’envelopper de soie crue et le suspendre en lieu ventilé pour le conserver [64]
Préparation et posologie : en prendre au besoin un peu, le sauter jusqu’à noircissement, le moudre en poudre, le délayer à l’eau froide en emplâtre, l’appliquer à la mesure de l’ouverture de la plaie, la fixer au dehors d’un linge de soie, ne plus y toucher et attendre la guérison. Si la plaie de métal a été souillée d’eau crue, que l’ouverture s’infecte et que le gonflement s’aggrave, l’envelopper d’urgence de cet emplâtre ; après trois repas, le gonflement est déjà résorbé, il ne fait plus de pus et la plaie se referme. Si l’anthrax ou les plaies de poison naissent et qu’on sent d’abord la tuméfaction et la chaleur rouge, lui appliquer l’emplâtre d’urgence - il se résorbe en une nuit. Pour la gorge fermée et les gonflements douloureux du gosier, ainsi que les oreillons, appliquer pareillement la drogue sous la gorge et sur le gonflement. Si une écharde de bambou ou de bois entre dans la chair, l’appliquer au coucher ; le lendemain, en la décollant, l’écharde est sortie dans la drogue. Si l’emplâtre sur le poison gonflé sèche, le renouveler, en le gardant toujours humide - c’est le mieux ; seule la blessure de métal au poison d’eau ne peut être renouvelée, de peur de blesser
l’ouverture de la plaie.
14. Poudre d’os de tigre (hugu san 虎骨散)
Indication : traite les douleurs des bras et des épaules, froides, lourdes et sans force.
- os de tigre : deux qian, en gros morceaux, sautés jaunes
- raclures de corne d’antilope (lingyangjiao xie 羚羊角屑) : deux liang
- pivoine : deux liang
Préparation et posologie : tremper ensemble dans le vin une nuit, sécher au feu doux, piler en poudre ; à chaque prise deux qian, délayés dans du vin tiède avant le repas.
15. Poudre pour le vent-chaleur du foyer supérieur
Indication : traite le vent, la chaleur et le poison du foyer supérieur, les plaies et les gonflements.
- astragale : deux liang
- saposhnikovie : un liang et demi
- réglisse : un liang, rôtie
Préparation et posologie : réduire en poudre, la délayer comme le thé, prendre un qian.
16. Poudre divine blanche (shenbai san 神白散)
Indication : traite le souffle du vent.
- angélique dahurique (baizhi 白芷) : deux liang
- réglisse : un liang
Préparation et posologie : les tailler de la taille de dés, les sauter ensemble à feu doux jusqu’à couleur pourpre foncée, sans les laisser noircir, les poser à terre pour évacuer le poison de feu, les piler en poudre ; à chaque prise un qian et demi dans huit dixièmes d’une tasse d’eau, avec deux tranches de gingembre et deux jujubes, bouillir ensemble jusqu’aux six dixièmes, prendre en une fois ; pour les atteintes de froid et les maladies de saison, ôter les jujubes et le gingembre, y mettre trois pouces de blanc de ciboule et cinquante fèves fermentées, prendre comme avant ; si l’on a marché cinq ou sept li, en reprendre - la sueur est la meilleure chose.
17. Pilule qui répond à la douleur (yingtong wan 應痛丸)
Indication : traite toutes les douleurs piquantes du cœur et du ventre.
- encens : un liang
- graisse des cinq esprits (wulingzhi 五靈脂) : un liang
- myrrhe (moyao 没藥) : un liang
- aconit du Sichuan : deux liang, pelé de peau et ombilic
Préparation et posologie : réduire en poudre, faire les pilules avec de la colle de farine, de la taille de graines de firmiana ; à chaque prise avaler vingt pilules avec de l’eau bouillie.
18. Formule des dysenteries rouge-blanc (zhi chibai li fang 治赤白痢方)
- coptis : un demi-liang
- poivre de Han : un liang
Préparation et posologie : sauter ensemble jusqu’à couleur jaune, évacuer le poison de feu, réduire en poudre ; faire les pilules de la taille de haricots mungo avec de la chair de prunes saumurées d’années (shui mei rou 水梅肉) [65] ; à chaque prise vingt pilules, envoyées avec une décoction salée ; pour les petits enfants, ajuster la dose.
Ajouts ultérieurs (xutian 續添)
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L’homme âgé, gras et prospère, qui, affrontant la chaleur et la canicule, brûle de feu dans le ventre, sue de tout le corps et se dessèche de soif au cœur, rencontre soudain la glace, la neige et les boissons froides, boit de toutes ses forces et dort dans le frais - longtemps après, tout cela stagne et s’arrête, et à l’automne, ce n’est pas la fièvre, c’est la dysenterie.
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L’homme âgé, gras et prospère, ne peut monter à cheval - de peur des chutes ; il convient de lui préparer à part des sièges et des voitures, sûrs et stables, sans risque.
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Le vieillard aux yeux sombres et aux oreilles sourdes, c’est que l’eau des reins s’épuise et que le feu du cœur flambe ; si l’on tonifie avec violence, l’eau des reins s’épuise davantage et le feu du cœur s’épaissit davantage.
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Le vieillard aux reins vides et sans force, qui urine souvent la nuit : les reins gouvernent les pieds ; quand l’eau des reins est vide et que le feu ne descend pas, les pieds s’affaiblissent ; quand le feu du cœur chevauche le poumon sans entrer dans la vessie, la nuit on urine souvent ; si l’on tonifie avec violence, le feu monte davantage et la vessie se refroidit.
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Le vieillard essoufflé et toussant, c’est le feu qui chevauche le poumon ; si l’on réchauffe et tonifie, cela convient ; tonifier avec violence, c’est le péril.
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Le vieillard aux viscères liés et secs, aux selles bloquées et âpres, peut prendre souvent du sang de porc ou de mouton, ou des soupes de viscères à la mauve et au sang - toutes peuvent délier et faciliter.
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Le vieillard peut prendre souvent la décoction d’abricot : noyaux d’abricot, graines de chanvre et sésame, sautés et faits en décoction [66] - cela fluidifie aussi.
Fin du premier rouleau, entièrement copié du Yanglao Fengqin Shu 養老奉親書, originellement compilé par le sous-préfet Chen (Chen Lingyin 陳令尹) [67].