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Traduction française · passe 2 · témoin : Shouqin Yanglao Xinshu 1307 Kanripo

Shòuqīn Yǎnglǎo Xīnshū 壽親養老新書

Juan 1 · Chine (Texte intégral)

Chaque bloc de traduction peut déplier le texte chinois du témoin en regard (les termes du glossaire sont soulignés en pointillés, leur équivalent français apparaît au survol) ainsi que l'apparat des entrées de la nomenclature quand il existe. Les repères (folio ou ligne du témoin) sont indiqués à chaque bloc.

Classé impérialement dans les Quatre Trésors - Section des maîtres (zi), cinquième partie

中文 Texte original en regard folio KR3e0021_WYG_000-1a
欽定四庫全書     子部五  夀親養老新書     醫家類   提要     (臣/)等謹案夀親養老新書四卷第一卷為宋     陳直撰夲名養老奉親書第二卷以後則元     大徳中泰寧鄒鉉所續増與直書合為一編     更題今名直於元豐時為泰州興化令文獻     通考載有直所著奉親養老書一卷而此夲     則題曰養老奉親書其文互異然此夲為至     正中浙江刋夲猶據舊帙翻雕不應標題有     誤盖通考傳寫倒置也鉉號氷壑又號敬直     老人書中稱其曾祖曰南谷叔祖曰樸菴以     福建通志考之南谷為宋㕘知政事應龍樸     菴為宋江西提刑應博皆有名於時據周應     紫序稱為總管鄒君又稱其官中都時則鉉     亦曽登仕版者特通志不載其行履不可詳     考矣直書自飲食調治至簡妙老人備急方     分為十五篇二百三十三條節宣之法甚備     明髙濓作尊生八牋其四時調攝牋所録諸     藥品大抵夲於是書鉉所續者前一卷為古     今嘉言善行七十二事後兩卷則凡寢興噐     服及饘粥藥石之宜更為賅具而附以婦人     小兒良治諸方凡二百五十六條其中如祝     夀詩詞連篇載入不免失於冗雜又叙述閒     適之趣往往詞意纎仄採掇瑣碎明季清言     小品實亦濫觴於此然徵引方藥類多竒秘     於髙年頥養之法不無小補固為人子者所     宜究心也乾隆四十六年十二月恭校上        總纂官(臣/)紀昀(臣/)陸錫熊(臣/)孫士毅          總 校 官 (臣/)陸 費 墀 #+PROPERTY: JUAN 原序

Shouqin Yanglao Xinshu - Catégorie des auteurs médicaux

Notice critique (tiyao)

Nous soussignés rapportons respectueusement : le Shouqin Yanglao Xinshu en quatre juan doit son premier juan à Chen Zhi 陳直 des Song, sous le titre original de Yanglao Fengqin Shu 養老奉親書 (« Livre pour nourrir les vieux et servir les parents ») ; tout ce qui suit ce deuxième juan est la continuation augmentée de Zou Xuan 鄒鉉 de Taining, sous l’ère Dade des Yuan, réunie à l’ouvrage de Zhi en un seul livre et rebaptisée du titre actuel. Sous l’ère Yuanfeng, Zhi fut préfet (ling 令) de Xinghua dans le Taizhou. Le Wenxian Tongkao mentionne un Fengqin Yanglao Shu 奉親養老書 de Chen Zhi en un juan, alors que le présent exemplaire s’intitule Yanglao Fengqin Shu : les intitulés divergent. Mais ce livre-ci étant une édition du Zhejiang de l’ère Zhizheng, gravée d’après un exemplaire ancien, son titre ne saurait être fautif : c’est le Tongkao qui en a interverti les mots en le recopiant.

Xuan portait le surnom de Binghe 氷壑 (« ravin de glace »), puis celui de Jingzhi Laoren 敬直老人 (« le vieillard respectueux et droit »). Dans le livre, il appelle son arrière-grand-père Nangu 南谷 et son grand-oncle Po’an 樸菴 ; d’après le Fujian Tongzhi, Nangu est le conseiller aux affaires d’État (canzhi zhengshi 參知政事) des Song Zou Yinglong 應龍, et Po’an le commissaire judiciaire (tixing 提刑) du Jiangxi Zou Yingbo 應博 - tous deux célèbres en leur temps. Comme la préface de Zhou Yingzi l’appelle « le préfet (zongguan 總管) seigneur Zou » et rapporte qu’il servit dans la capitale centrale, Xuan fut donc lui aussi fonctionnaire ; seulement, le Tongzhi ne consigne pas sa carrière, qui ne peut être établie en détail.

Le livre de Zhi, de « La régulation alimentaire » aux « Formules d’urgence simples et merveilleuses pour la personne âgée », se divise en quinze chapitres et deux cent trente-trois articles ; les méthodes de régulation et de dispersion du souffle (jiexuan 節宣) y sont des plus complètes. Quand Gao Lian des Ming composa les Huit traités pour respecter la vie (Zunsheng Bajian 尊生八牋), les drogues consignées dans le traité des Soins saisonniers en furent pour l’essentiel tirées de ce livre.

La continuation de Xuan : le juan qui la précède rassemble soixante-douze faits de belles paroles et bonnes actions, anciennes et modernes ; les deux juan suivants traitent du coucher et du lever, des ustensiles et des vêtements, ainsi que de ce qui convient parmi les bouillies et les drogues - de manière plus complète encore - auxquels s’ajoutent en appendice les bonnes formules pour les femmes et les enfants : deux cent cinquante-six articles en tout. Certes, les poèmes de vœux de longévité qui s’enfilent pages après pages y tombent dans la prolixité, et le récit des plaisirs de la vie désœuvrée verse souvent dans une expression précieuse et maniérée (xianze 纖仄), un glanage de broutilles : c’est là que les petits genres de la prose légère (qingyan xiaopin 清言小品) de la fin des Ming ont véritablement pris leur source (lanshang 濫觴). Néanmoins, les formules et drogues citées, pour la plupart curieuses et secrètes, ne laissent pas d’apporter quelque aide aux méthodes d’entretien (yiyang 頤養) des personnes de grand âge ; elles méritent assurément que tout fils de famille y applique son cœur.

Collaté respectueusement et présenté au douzième mois de la quarante-sixième année Qianlong.

Rédacteurs en chef : (vos serviteurs) Ji Yun, Lu Xixiong, Sun Shiyi. Correcteur en chef : (votre serviteur) Lu Feichi.

Préface originale du Shouqin Yanglao Xinshu (Wei Chesun 危徹孫, 1307)

中文 Texte original en regard folio KR3e0021_WYG_000-3a
壽親養老新書原序 壽親養老之事著於諸儒記禮之書備矣然自後世觀 之則猶有未備焉者何也二帝三王之世風氣渾淪人 生其間性質醇厚故能平血氣於未定方剛之際全筋 力於欲衰將老之時人子之愛其親因其康彊加以奉 養為之安其寢處時其㫖甘娯其耳目心志即可使之 燕佚怡愉全生而益壽則禮經所載謂之備可矣後世 太樸日漓真元日散七情為沴六氣乗之壯或夭傷老 宜尫弱孝子慈孫服勤左右寢膳調娯之外尤不能不 唯疾之憂而求之禮經則不過曰痛癢抑搔而已若秦 越人過雒之所為醫曽未見之省録顧得謂之備歟孝 哉陳令尹迺能輯是書於千數百年之後而特詳於醫 藥治療之方凡為四時調攝食治備急合二百三十有 三焉斯亦備矣吾樵卿先哲太師文靖鄒公之曽孫敬 直翁鉉推老老親親之念紬繹是書有年猶恨其説之 未備也則又廣集前修嘉言懿行竒事異聞與夫藥石 膳羞器服之宜於佚老者釐為三卷而方論所述愈益 精詳是書始大備吾聞喬木故家壽基世積翁之髙祖 叔祖二母夫人皆年過九十備極榮養今翁亦希年矣 桂子蘭孫盈庭戲綵青山流水竹色花香鳩杖鸚杯蒼 顔𤣥鬢見者謂不老地行仙葢是書驗於公家乆矣兹 復不私其驗繡諸梓而公之且拳拳𨗳夫人以自飬之 説夫能知自飬之飬而後能安享子孫之飬此吾於續 書重歎翁用心之仁也仁者必壽繇是八十而師九十

Ce qui tient au « soin des parents âgés » est consigné dans les livres où les lettrés ont enregistré les rites, et semble complet ; et pourtant, vues de nos générations tardives, il y reste des lacunes. Pourquoi ? À l’époque des Deux Empereurs et des Trois Rois, l’esprit du temps était indifférencié et intact : l’homme né alors avait nature épaisse et pure, si bien qu’il parvenait à pacifier son souffle et son sang au moment où, indécis, ils s’exaltaient, et à garder entière sa force tendineuse à l’approche du déclin de la vieillesse. Le fils qui aimait ses parents s’appuyait sur leur vigueur pour les servir : il rendait paisible leur couche, réglait leurs mets savoureux, réjouissait leurs oreilles, leurs yeux, leur cœur et leur volonté - cela suffisait à les faire vivre paisibles et joyeux, à garder entière leur vie et à allonger leurs ans : ce que les livres des rites enregistrent pouvait être dit complet. Mais dans les générations tardives, la simplicité originelle s’est chaque jour délitée et le souffle originel vrai s’est chaque jour dispersé : les sept affects deviennent un souffle néfaste (li 沴) et les six souffles en profitent ; qui fut fort dans sa jeunesse peut dépérir prématurément, et qui est vieux est voué à la faiblesse (wangruo 尫弱). Les fils pieux et les petits-fils tendres, empressés à leur service, ne peuvent plus, par-delà la couche et le repas qu’ils leur apprêtent et qui les réjouissent, se dispenser de s’inquiéter de la maladie ; or si l’on cherche dans les livres des rites, on n’y trouve rien de plus que « apaiser leurs douleurs et leurs démangeaisons, masser et gratter ». Quant à ce qu’accomplit le médecin Qin Yueren quand il passa par Luo [1], jamais on ne le vit retenu dans leurs registres - peut-on encore parler de complétude ?

Oh la piété ! Le préfet Chen a donc pu compiler ce livre, plus de mille ans plus tard, en détaillant tout particulièrement les formules de traitement médical : en tout, pour les soins des quatre saisons, le traitement par l’aliment et les urgences, deux cent trente-trois articles - voilà qui est complet. Jingzhi, seigneur Xuan, arrière-petit-fils de l’ancien sage de notre pays de Qiao, le grand précepteur duc Wenjing des Zou, poussant sa pensée d’affection pour les vieux et pour les proches, a déroulé et exposé ce livre (chouyi 紬繹) des années durant, et regrettait encore que ses dires ne soient pas complets ; il a donc largement rassemblé, chez les prédécesseurs cultivés, belles paroles et belles actions, faits étranges et récits extraordinaires, ainsi que ce qui convenait, parmi drogues, mets, ustensiles et vêtements, à qui aspire à l’aisance dans sa vieillesse - qu’il a ordonnés en trois juan ; les formules et les propos en sont encore plus précis et détaillés. C’est alors seulement que le livre fut grandement achevé.

J’ai entendu dire : les vieilles familles aux grands arbres amassent les assises de longévité de génération en génération. L’arrière-grand-mère et la grand-tante du seigneur eurent toutes deux plus de quatre-vingt-dix ans, entourées des plus riches soins, et voici le seigneur lui-même parvenu à un âge rare. Fils de cassia et petits-fils d’orchidée emplissent la cour de leurs jeux bariolés (xicai 戲綵) [2] ; montagnes vertes et eaux courantes, couleurs de bambou et parfums de fleurs ; canne au pommeau de tourterelle et coupe au plumage de perroquet ; visage chenu et cheveux sombres : qui le voyait le disait un immortel de ce monde qui ne vieillit pas - car ce livre porte ses effets dans sa famille depuis longtemps. À présent, sans en garder pour soi le fruit éprouvé, il l’a fait graver sur les planches et l’offre à tous, insistant en outre pour enseigner aux hommes la manière de s’entretenir soi-même : car c’est en sachant comment l’on se nourrit soi-même que l’on peut ensuite goûter en paix le nourrissement de ses descendants. Voilà pourquoi, devant son livre de continuation, j’admire profondément le cœur généreux du seigneur. L’homme généreux connaît forcément la longévité : de là, maître à quatre-vingts ans, ministre à quatre-vingt-dix, fixant les lois à cent ans, pour cent générations à venir [&KR1460; caractère non résolu, lecture incertaine [?]] ses plans, prolongés en ceux des huit cents ans des grands officiers de Shang [3] - dès les fils Zeng et Yuan, la maison réjouie en une seule salle : la vérification de ce livre s’étendra jusqu’au jour des mille ans sans s’arrêter. L’Ode dit : « Qu’ils te donnent à jamais ta lignée » et encore « Qu’ils te donnent une vieillesse sans déclin » [4] : permettez-moi de les réciter trois fois pour le seigneur.

À la mi-année de l’année Dade dingwei (1307), préface de Wei Chesun, de la colline occidentale de Qiao.

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