Note sur le texte : 3 kwon écrits en japonais accessible (kana) pour les pratiquants et les maisons. Triple corpus local : OCR NDL du texte de base + édition augmentée Zoho + 145 scans du manuscrit Fujikawa (Kyoto). La diététique ramenée à la cuisine quotidienne - comment cuire, pour qui, quand éviter.
Pitch
Le texte le plus « cuisine » de tout le corpus : Manase Gensaku, fils et successeur de Dōsan, écrit en japonais accessible - en kana, pour les pratiquants et les maisons, pas pour les lettrés - les « Natures alimentaires au jour le jour » (1633). Là où les autres livres décrivent des substances, celui-ci décrit des préparations : bouillie ou riz sec, mochi frais ou vieilli, daikon cru ou cuit, miso ou tamari - chacune avec ses contre-indications par constitution. Pour les estomacs affaiblis : la bouillie vaut mieux que le riz sec - le fondement de la diététique clinique ramené à la casserole. Et la signature du livre : la grande section des vins médicinaux et les avertissements de conduite. Le manuel de table de la maison Manase : la médecine de la dynastie descendue dans la cuisine quotidienne.
Passages signature
1. La bouillie avant tout
« Pour les estomacs affaiblis : la bouillie convient mieux » - que le riz sec. Le fondement de la diététique clinique, dans la forme la plus simple.
2. Les préparations, pas les substances
Bouillie ou riz sec ; mochi frais ou vieilli ; daikon cru ou cuit ; miso ou tamari : le même aliment change de nature selon sa préparation - et la notice dit pour qui, quand, et quand s’abstenir.
3. Les vins médicinaux
La grande section des vins : les préparations alcoolisées à visée médicinale, chacune avec son usage et sa conduite - le vin comme forme galénique de la maison.
L’aventure du texte
Manase Gensaku (1549-1631) porta la maison de son père Dōsan (A37) à son apogée ; le Nichiyo Shokusei parut en 1633 sous sa lignée. Le corpus local en réunit trois témoins : l’OCR NDL du texte de base en trois kwon, l’édition augmentée Zoho, et le manuscrit du fonds Fujikawa à Kyoto - cent quarante-cinq scans, l’attribution confirmée par le manifeste IIIF. Écrit en kana : le seul livre du corpus pensé pour être lu dans la cuisine, pas dans la bibliothèque.
Planche de fac-similé
Le manuscrit Kyoto (RB00000339, fonds Fujikawa, 145 scans IIIF) : une page de la section des préparations de grains - le livre de cuisine tel qu’il circulait.