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Chine · Song du Sud · Référence A28

Shízhì Tōngshuō 食治通說

« Le discours qui relie le traitement par l'aliment »

Lou Juzhong 婁居中 de Dongguo 東虢 (Henan), médecin de l'officine 金藥臼 à Lin'an - postface du chancelier Zhao Ruyu 趙汝愚 (auteur identifié)

XIIe siècle (l'auteur exerçait encore à 81 ans ; le livre est décrit par le Zhizhai Shulu Jieti) (datation approximative)

Perdu DiététiqueYangsheng Rang ALIMENTS 28 12 notices alimentaires

Note sur le texte : Œuvre perdue (1 juan, 6 pian selon le 直齋書錄解題 ; 16 selon le 文獻通考). 12 fragments verbatim recousus - principalement via le 醫說 de Zhang Gao (1189), le 醫方類聚 (A34), le 遵生八箋 (A19) et la postface de Zhao Ruyu. La doctrine centrale est attestée : 食治則身治,上工醫未病.

Pitch

Le traité perdu de la doctrine diététique - et sa voix est intacte : Lou Juzhong, médecin d’officine de Lin’an, tient la « boutique du mortier d’or » quatre-vingt-un ans sous les Song du Sud et écrit un « Discours compréhensif sur le traitement par l’aliment », loué par les catalogues Song et préfacé par le chancelier Zhao Ruyu. Le livre s’est perdu ; mais douze fragments verbatim ont été moissonnés dans les grandes compilations - et ils forment le plus dense discours diététique du corpus : l’aliment avant le remède, une taxonomie en quatre classes des viandes anormales, les incompatibilités qui tuent, la mesure du repas qui conserve le souffle, la gynécologie lue par la digestion. Un livre fantôme dont un contemporain citait mot à mot la doctrine.

Passages signature

1. Le prologue : maitriser ses penchants plutôt que ses remèdes

Le Yishuo (1189), qui cite le livre nommément :

« Plutôt que de craindre la maladie puis courir au médecin, mieux vaut comprendre le principe et s’y prendre soi-même ; plutôt que, malade, traiter par les remèdes, mieux vaut maîtriser ses penchants et traiter par anticipation. Les penchants peuvent être retenus, le principe peu à peu s’éclairer : qui peut s’en remettre au principe plutôt qu’au désir peut être dit bien se nourrir. »

2. La taxonomie des viandes toxiques

« Parmi les animaux, ceux qui naissent d’un souffle altéré et dont la forme ou la couleur sont anormales sont des substances toxiques ; il faut se garder de les manger. Anomalies de forme : animal à queue fourchue, crabe à une seule pince, mouton à une corne, poulet à quatre ergots. […] Un aliment d’usage courant, de nature neutre, peut se combiner avec un autre et devenir un organisme vivant dans le ventre : la chair de tortue avec les épinards fait renaître la tortue ; le bœuf avec le porc forme des vers solitaires. »

3. La mesure du repas

« Manger à son heure, ni famé ni replet : l’eau et les grains se transforment, le souffle médian s’harmonise, l’essence et le sang se produisent […] les mauvais souffles de dedans et de dehors ne peuvent atteindre - nulle maladie ne peut prendre. »

4. Le portrait du médecin, par Zhao Ruyu

La postface conservée par le Wenxian Tongkao :

« Chaque matin, sa chaise le portait à son officine ; les enfants s’y étaient déjà rassemblés, pleurant et criant ; il les soignait tous avec attention. […] Il disait : l’enfant n’a pas de maladie, c’est celui qui l’aime qui le nuit. Si l’enfant a la diarrhée, c’est la rate vide, le lait et la nourriture qui ont trop blessé : il suffit de mesurer sévèrement lait et nourriture, et de réchauffer légèrement l’estomac, et il guérit. »

L’aventure du texte

Le livre est perdu depuis les Ming ; la strate vit en douze fragments collationnés dans A28_fragments.yaml : le Yishuo de 1189, presque contemporain, en cite la doctrine mot à mot dans sa section des interdits alimentaires et sa section des femmes ; le Uibang Yuchwi (A34) le porte en bibliographie ; le Zunsheng Bajian (A19) cite le conseil de l’été. Les notices Song documentent le livre : un juan, six ou seize chapitres selon les recensions ; la postface de Zhao Ruyu fait le portrait du médecin d’officine qui remettait chaque remède dans un sachet de papier portant le mode d’emploi. Ce qui reste perdu : l’ordre des chapitres et d’éventuelles notices par aliment.